Suicide Season Tour – Paris

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Il y a concert et évènement. Un concert c’est plutôt simple en soit : on achète sa place, on l’accroche sur la porte du frigo jusqu’au moment venu, puis direction la salle de concert. 1h30 et c'est fini. Et de l’autre côté nous avons le 30 octobre 2009 !

bmth3-2Le concert était complet depuis déjà belle lurette et les dernières places s’arrachaient à des prix hallucinants sur Ebay, dépassant facilement la centaine d’euros. Cependant, si vous n’aviez pas réussi à décrocher votre précieux sésame, il était quand même possible d’approcher de prêt vos idoles. En effet, Landscape Rockshop avait fait les choses en grand, kidnappant les A Day To Remember ainsi que les Bring Me The Horizon pour une séance de dédicaces au bar Les Furieux, à deux pas de la boutique. Les kids les plus téméraires avaient déposé bagages sur le trottoir dès le petit matin et à 17h30, la délivrance : Oli et ses compagnons prennent place, prêts à dégainer le stylo indélébile !

Notre première réaction à propos du frontliner des BMTH ?

« Je veux son Tshirt Lady Gaga ! »

ladygagaS’ensuit alors un véritable défilé de mode, de coiffures et de jeunes filles en fleurs faisant signer posters, CDs, t-shirts ou le traditionnel agenda : « À la date de mon anniversaire. ». Beaucoup s’envoleront vers le Trabendo dès le petit souvenir en poche pour pouvoir s’arracher les premiers rangs, du moins pour les plus grands ou ceux ayant réussi à convaincre papa maman : « Mes parents m’avaient acheté ma place, mais lorsqu’ils ont écouté l’album, ils ont eu peur que ça soit trop dangereux, alors ils l’ont revendue sur Ebay. » ou comment haïr ses géniteurs pour de longues années.

Il est finalement l’heure de rejoindre le bus affrété par Landscape pour rejoindre la salle après une petite séance shopping improvisé par les deux combos dans à peu près toutes les boutiques de la rue Keller. Ces derniers repartiront alors les bras chargés de peluche kawaï et autres figurines Mario ! Et c’est après un bras de fer avec le vigile du Trabendo que toute l’équipe pourra finalement pénétrer dans l’arène.

Les August Burn Red sont déjà à la fin de leur set (foutu embouteillage so frenchy !). Le groupe envoie de quoi nous mettre tout de suite dans le bain : des riffs puissants et une finesse de jeu qui vous tourne la tête. De quoi hurler de déception lorsque les lumières se rallument pour laisser place à A Day To Remember .

Changement de registre : ADTR joue plutôt dans la cour du pop / punk par ses mélodies, mais ne néglige pas certaines parties criées ; en d’autres termes une sorte de New Found Glory versus Fall Out Boy made in Floride. C’est différent. Parfois déconcertant de par la voix de Jeremy qui ressemble étrangement à celle de Nick Carter des Backstreet Boys parfois réconfortant quand on se laisse guider par l’excellent jeu de batterie d’ Alex . Je reste perplexe, mais il n’est pas l’heure des questions. Il est celle de la tête d’affiche qui fait trépigner la fosse : le bien nommé Bring Me The Horizon !

Image de bmth Et voici un set exceptionnel du combo anglais devant un public conquis par avance : ça pogotte, ça violent dance du côté des mecs. Ça hurle, ça pleure, ça touche du côté des filles et ça slamme à la queue leu leu pour tout le monde ! Bring Me, c’est un biz et une zic bien rodée, qui détruit tout sans jamais s’essouffler ! Que cela soit sur Chelsea Smile, Sleep With One Eye Open ou Diamonds Aren’t Forever, la formule est une ode à l’efficacité et les profs d’anglais de nos chères têtes blondes seraient eux-mêmes surexcités de voir que ces dernières connaissent chaque chanson sur les bouts des doigts (tatoués jusqu’à l’os) d’ Oli Sykes .

Seul bémol : le groupe est en pleine promotion de la version remix de son album Suicide Season, et les transitions sont très mal maitrisées, ce qui est assez déconcertant dans la continuité. Mais avec des gueules d’anges pareils, et des riffs aussi assassins, on leur donnerait le Bon Dieu sans confession !

Nous retrouvâmes quelques fans irréductibles à l’after de la soirée, qui, ironiquement, fut boudée par les groupes pour cause de tourisme parisien. Tour Effeil hardcore représente !

[ Session de rattrapage : Rendez-vous le 15 février 2010 pour August Burns Red au Bataclan ! ]

Crédits photo et vidéo : thelsb (http://www.myspace.com/thelsbphotographie)

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

2 commentaires

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  1. 1
    le Dimanche 22 novembre 2009
    Rom a écrit :

    T’es sur que t’étais au concert ?? BMTH c’était cramé, même les fans te le diront, la moitié des gens sont partis avant la fin!!

  2. 2
    le Dimanche 29 novembre 2009
    Pierre a écrit :

    Euh, moi aussi je me pose la même question que Rom… Premièrement, concernant ABR, le groupe manquait curieusement d’énergie (je suis vraiment fan de ABR, ce n’est pas de la critique gratuite).

    Et pour BMTH, c’était la grosse déception. Les musiques étaient très difficilement distinguables, sûrement à cause l’accordage très grave des guitares. Il m’a fallu par exemple 15 secondes pour reconnaître Pray for Plagues. Je ne ferais pas la bêtise d’accuser la salle et son système son vu que ce dernier était irréprochable pour August Burns Red.

    Mais le pire, c’était sans doute la prestance du frontman. Oliver Sykes le martyr qui ose à peine regarder son public. « devant un public conquis par avance » C’est sûrement ça, le problème. A voir Oli, on avait juste l’impression qu’il avait choisi la facilité et que son voeux le plus cher était de quitter la scène au plus vite. Heureusement que le reste du groupe faisait preuve d’un dynamisme à toute épreuve.

    Bref, ce concert m’a laissé un goût amer.

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