Suicidal Tendencies

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Premier novembre. Pendant que certains se recueillent sur la tombe de leurs proches, ce soir, à l’Elysée Montmartre, ce sera à la vie à la mort pour le retour de Suicidal Tendencies dans notre capitale !

stN’ayant pas connu le groupe à son apogée, ( Suicidal s’est formé en 1982) c’est ce soir ou jamais que leur punk-hardcore-thash-métal californien (oui tout ça à la fois !) frappera à la porte de mes tympans. Dans la salle, tout le monde se bouscule : le but ultime de ce début de soirée est de se trouver trois centimètres carrés pour y déposer le bout de ses orteils ! Je me fraie un chemin parmi toute cette foule avec la sensation d’être la benjamine et me demande presque si je ne vais pas croiser mes parents au détour d’une bière !

The Inspector Cluzo fera office de première partie. Typiquement le genre de formation à propos de laquelle on se demande s’ils n’ont pas vu de la lumière puis sont montés sur scène ! Un batteur, un guitariste-chanteur, quelques chansons tirées du folklore funk-rock et voilà. Il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience pendant que certains lèvent fièrement le majeur, histoire que le duo ne s’éternise pas. Si la tête d’affiche s’avère être de la même trempe ça va être gai !

Les esprits s’échauffent et la fosse se densifie, laissant (presque) le bar à l’abandon pendant que tout se met en place sur scène. Il aura fallut une bonne quarantaine de minutes mais finalement le groupe débarque dans un tonnerre d’applaudissements saupoudré de « S, T » (esse, ti) criés et mimés ! Mike Muir (chant) est survolté n’ayant de cesse de gesticuler, de sauter et d’arpenter la scène en long, en large et en travers. Ne pas casser le rythme, en donner toujours plus, encore et encore : voilà les maîtres mots du show. Les titres s’enchaînent : You Can’t Bring Me Down, Lovely, War Inside My Head, Possessed To Skate, Cyco Vision, We Are Family ce qui a pour effet immédiat de déchaîner ma nouvelle amie de la soirée, tout droit venue de Suisse pour soutenir le combo qu’elle suit depuis… voire même plus….

L’ambiance est des plus festives : Mike M. se donnant des claques à chaque fois qu’il en vient à prononcer le vilain mot (« fuck » Oups c’est sorti tout seul !) jusqu’à ce qu’arrive alors le moment d’apothéose : celui du solo de batterie par Ron Brunner . Une session, que dis-je, une éternité de baguettes virevoltant dans les airs. Assis, debout, on se demande à quel moment il compte jouer couché, sur un pied ou en faisant le poirier !

Puis voilà que le sosie de Mike Muir qui se tenait à côté de moi se précipite : c’est le final. J’ai nommé Pledge Your Allegiance ! Titre où tout le public, dans la limite des stocks disponibles, est invité à rejoindre le groupe sur scène. Comprendre un joyeux bordel à la sauce old-school des plus épicée !

Me voici en bas des marches élyséennes où le concert est revécu par chacun des spectateurs, des « S, T » pleins la tête et les yeux !

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

1 commentaire

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  1. 1
    baboon666
    le Mardi 11 novembre 2008
    baboon666 a écrit :

    Alors bonjour, à moins d’avoir eu un autre batteur 3 jours après à Strasbourg, il s’agit d’Eric Moore… ancien champion du monde de batterie au poids dépassant allègrement les 150 kilos. Cordialement.

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