Livres // Roman
Je ne connais pas ma force – S. Hochet
Stéphanie Hochet nous avait déjà étonné avec son premier roman épistolaire « Moutarde Douce », publié à l’âge de 26 ans puis avec « Le Néant de Léon », « L’Apocalypse selon Embrun » et « Les Infernales », un triptyque que je qualifierai de véritable « Jardin des Délices »…
J’attendais avec impatience son nouveau livre et, quelle surprise en découvrant, en lisant, en dévorant avec avidité et frénésie Je ne connais pas ma force, son cinquième roman, à paraitre le 16 août prochain chez Fayard.
Karl Vogel est un adolescent d’un milieu ouvrier qui ne trouve pas sa place dans sa famille. Il grandit dans l’ombre d’un père militant communiste qui le considère comme une étrangeté, et jalouse son frère plus en phase avec les attentes paternelles. A quinze ans, il tombe gravement malade.
Voici alors l’histoire d’une guérison paradoxale. Ce garçon atteint d’une tumeur au cerveau entre à l’hôpital pour y subir des traitements lourds qui l’épuisent. Dans les moments de rémission de sa maladie, Karl se raccroche à ce qu’il peut et verse dans l’idéologie d’extrême droite, persuadé que celle-ci va le sauver. Le pire c’est qu’à force de pratiquer l’autosuggestion, l’adolescent guérit, mais son credo fait aussi de lui un criminel en puissance.
« On ne revient pas de l’enfer sans s’interroger sur la signification de sa résurrection » écrit Stéphanie Hochet . En effet, il faut suivre le cheminement psychologique de ce garçon qui finit par faire voeux de silence total, et expérimente l’effet de ce silence sur lui-même d’abord, mais surtout sur les autres. Une logique terrible entrecoupée de moments de grâce où foisonnent les souvenirs qui posent le lecteur dans des états d’apesanteur. Incroyable !
Et toujours ce style classique et lapidaire. La plume aiguisée. De l’humour aussi. Un roman que j’aime, que je défends et un auteur contemporain qui a un bel avenir. A suivre, ou à découvrir.
Je ne connaissais pas cette force de Stéphanie Hochet et vous, la connaissiez-vous ?
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En savoir +
Je ne connais pas ma force
Stéphanie HOCHET, Editions Fayard
16 août 2007, roman, 140 pages, 13 Euro.
ISBN: 978 2213 63 39 54
Myspace: www.myspace.com/stephanie_hochet

















Julien Vachon a écrit :
ça me rappelle mes cours de Japonais… 4 ans de japonais pour finalement aller au Japon 6 mois puis après ne plus jamais le reparler. Résultat je ne connais plus grand chose autre que le A en Hiragana, le I, le n et le No… c’est pitoyable
julien vachon a écrit :
Un roman épistolaire cela fait plaisir d’en voir, car ça se fait rare.
emma a écrit :
Hey !
Bienvenue parmi nous Audrey ! Ton article est excellent, ça donne vraiment envie de le lire… Tiens c’est ce que je vais faire d’ailleurs.
VIOLHAINE a écrit :
Welcome, Audrey!
Au plaisir de te relire bientôt.
Audrey A. a écrit :
Merci à vous et j’espère que vous me direz ce que vous en pensez si vous le lisez.
A.
G a écrit :
Merci pour ces précieuses informations.
Ce livre a l’air très intéressant
Anonyme a écrit :
Pour informations,
l’auteur Stéphanie HOCHET sera
à la Fête de l’Humanité le dimanche 16 septembre de 12h00 à 18h00 – Village des Ecrivains, par ordre alphabétique.
Ainsi que les 26, 27 & 28 octobre à la Foire du livre de Brive-la-Gaillarde.
VIOLHAINE a écrit :
Oui ? Euh, c’est l’hiragana « sa », si je ne m’abuse ! ^^
Mais : ?