Stay Young and Die Pretty | Glazart | 16.11.2012

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Quand on veut sortir dans Paris pour danser toute la nuit, le moins que l'on puisse dire c'est qu'on ne manque pas de choix. En étant un minimum exigeant sur la qualité de la musique et du show auquel on va assister, les choix deviennent tout de suite plus restreints.

Certains lieux n’oublient heureusement pas que leur public a beau être jeune, il a ses exigences et ses références. Une idée que le Glaz’art a bien compris en laissant carte blanche à l’association Beat Addict pour leur quatrième édition des soirées Stay Young and Die Pretty.

Commençons par la musique. Après l’intro minimale du poulain de la soirée, Jr Ké, c’est au tour de Kifoof’n de se glisser derrière les platines pour nous balancer le son le plus melting pot de la soirée : de la techno à la house, en passant par des sonorités balkanes et latines, ça groove et c’est bon ! On enchaîne sur une ambiance un peu plus brutale avec le set electro break de Pirate, véritable zébulon qui jump presque autant que le public derrière ses platines.

Changement de style encore avec l’arrivée de Mike de Monk3ylogic et son son d’un psychédélisme bien lourd, un psybreak qui donne chaud. Ça sonne electro funk et psytrance ensuite pour le set d’Electrypnose et son style inimitable qu’il a lui même renommé « Funked Up ». Une electro qui fait vous fait bouger des pieds à la tête comme peu savent le faire. On n’arrête pas de galoper ensuite avec Sicaa qui prend le relais pour un show drum’n bass et neurofunk qui électrise la salle.

Les danseurs sont fatigués ? Peut-être, mais à l’heure où les premiers métros ne vont pas tarder on ne résiste pas à la démo d’acid de Bismark. Une conclusion qui donne envie de se coller la tête dans le caisson.

Si musique est une chose, nos mirettes ne seront pas oubliées. C’est la magnifique Lady Salvia Badtripes qui monte sur scène la première pour un show burlesque délicat et sexy. Le visage peint en un clown blanc inquiétant la demoiselle hypnotise son public au rythme des vêtements qu’elle quitte, le tout avec une lenteur qui nous accroche d’autant plus que l’électro s’emporte.

Ce sont ensuite les deux charmantes demoiselles « Lucioles » qui investissent l’espace devant les platines, pour un numéro de hula hoop où la gravité semble simplement ne plus avoir aucun effet sur les cerceaux des performeuses. Les artistes de la Freaky Factory étaient là aussi, avec leurs maquillages de clown morbide et leur numéro de jonglage, une jolie coanclusion pour la représentation de ce soir-là au Glaz’art.

Enfin, parce qu’une ambiance de cirque futuriste ne peut pas exister dans un décor banal, c’est la team de la Goache Family que l’on a chargé de la mission « atmosphère ». Des pans de tissus qui recouvre le plafond, des rideaux de théâtre de chaque côté des platines et surtout cette énorme tête de clown sadique posté côté cours de la scène. Y’a pas a dire, le Glaz’art
avait bien laissé place au cirque ce soir.

Une nuit qui permet de se déconnecter de la réalité et de danser des heures sur des sons différents. Une preuve de plus que de petites structures indépendantes peuvent faire des trucs géniaux en recoupant leurs talents.

Crédits photo : Oliv / Photographer

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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