Stay Young and Die Pretty #5

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Parmi les concepts de soirée qui fonctionnent plus que bien à Paris, il semble que l’association des BEAT ADDICTS n’en finisse pas de grimper les échelons du classement, comme ils l’ont encore prouvé avec leur 5e édition des soirées Stay Young and Die Pretty. Approchez, approchez, le Glaz’art accueil le cirque apocalyptique de nos hôtes, une nuit dont vous ne ressortirez pas…

Stay young

Une sorte de recette magique qui s’agrémente de nouveaux éléments à chaque édition, mais qui garde les valeurs sûres des réussites passées. Attention petit cours de festivité atypique.

La base : le son. La musique électro a depuis longtemps dépassé le stade du genre underground et a gagné ses galons d’une culture à part, avec ses courants, ses noms immanquables et surtout un public pointilleux qui ne danse pas sur n’importe quoi. Une soirée qui veut conquérir son public se doit donc d’assurer le line-up. C’est l’éclectisme qui sera le maitre mot ce soir-là, au risque de laisser quelques puristes un peu désappointés par le style hip-hop du set d’Al’tarba. Qu’à cela ne tienne le public n’arrêtera pas de danser pour autant, mis en jambe par le son complètement psychédélique du duo des Land Switcher, emporté par la minimale de Stéréo Express, la tech-house d’un Alka-X au meilleur de sa forme ou encore la techno groovy de DAF, pour finir en se déchainant sur l’electro break de Pirat, dj bien connu des habitués des soirées SYDP.

Les épices : le show. Déjà présentes lors des éditions passées, Lady Salvia Badtripes et le duo des Lucioles ont une fois de plus enflammé le public du Glaz’Art ce soir-là. Du burlesque tout d’abord grâce à l’envoutante Lady qui nous offrira plusieurs numéros où costume, accessoire et maquillage s’allient pour accompagner un déshabillé aussi drôle qu’adorable. Les Lucioles seront-elles aussi à la hauteur de leur art, maitrisant houla hoop, bolasses et massues comme s’ils n’étaient que prolongement de leur corps. Un joli combo de filles sexy et talentueuses, la touche parfaite pour accrocher toujours plus le public à la scène.

La cerise sur le gâteau : la déco. Une salle de concert, en général, ressemble étrangement à…une autre salle de concert. Hors de question alors pour les BEAT ADDICTS de laisser le Glaz’Art dans sa tenue de tous les jours. On retrouve le chapiteau de la Goache, déjà présent dans les éditions précédentes, agrémenté du travail de Spwoon et des 359 degrés. Engrenage et machinerie pour le coté steampunk, petit singe et ogre de barbarie futuriste pour ce qui est du cirque apocalyptique, une déco dans la parfaite verve dark et fantastique des soirées Stay Young and Die Pretty.

Crédits photo : Oliv/ Photographer

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 18 mars 2013
    STRICT KOMBO a écrit :

    Trés bel article,

    Oui c’est ça SYDP et ça dépote.
    Aprés la mise en bouche en écrit STRICT KOMBO et BEAT ADDICTS vous proposent l’AfterMovie de la dernière et des précédentes SYADP.
    Que la fête continue !

    http://www.youtube.com/user/StrictKombo?feature=watch

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