Starsailor à l’Elysée Montmartre

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Après des critiques plus que mitigées sur leur dernier album All The Plans, on pouvait se demander à quoi aller ressembler la toute dernière date de la tournée européenne de Starsailor, commencée 7 mois auparavant.

starsailor-elysee-montmartre-paris-30-09-09-4Pour les fans des mélodies de la première heure, il fallait être à l’Elysée Montmartre, la seule et unique date française de leur tournée, malgré un album qualifié « trop sirupeux », « overdose de romantisme », « titres qui se ressemblent trop », voire même « berceuses pour enfants » dans les médias.

La soirée est débutée par Toma Semence . Sûrement un bon guitariste au vu de ses collaborations ( Jean Louis Aubert, Keren Ann et Raphaël ) mais en tant que fan de Starsailor, on ne s’attendait pas à une telle première partie, qui ne correspond pas tout à fait à leur univers pop symphonique. Avec ses balades en français, il nous rappellerait plutôt Patrick Bruel à l’époque de Qui a le droit ou Place des grands hommes . Une impression de déjà-vu tout le long de cinq balades pop en acoustique à vous donner le vertige le tout couronné par des paroles plutôt gentillettes qui sont loin de sauver les meubles.

Heureusement la musique d’attente sera beaucoup plus adéquate : merci l’Elysée Montmartre de passer Doves et son titre phare There Goes The Fear ainsi que l’album Some Cities . On se prendrait même à rêver d’une affiche conjointe de Doves et de Starsailor . Voilà qui aurait eu un sacré mordant !

Arrive enfin le groupe mené par son charismatique leader et chanteur James Walsh, à la voix à la fois si reconnaissable et si particulière. Habillé en bûcheron pour l’occasion : chemise à carreaux rouges, petite barbe et cheveux mi-longs bouclés, James est heureux sur scène, il parle, raconte des blagues. Visiblement très content de se retrouver ici, l’Elysée Montmartre, il connaît bien, c’est LEUR salle à Paris pour chaque tournée.

starsailor-elysee-montmartre-paris-30-09-09-8Le premier rang est composé en majorité d’Anglais et de gens venant de tous horizon. James le sait, puisque tout le long du concert il sera très proche d’eux et laissera un peu de côté le reste du public. A se demander si la moitié de la salle n’est pas remplie par ses proches. Les quatre albums du groupe défilent : de Tie Up My Hands, à In The Crossfire, en passant par leur nouveau titre, le très énergique Tell Me It’s Not Over .

La fatigue se fait sentir et le pianiste manquera le début d’ Alcoholic, l’une des chansons phares du premier album Love Is Here . Et le public se réveillera un peu trop tard, juste avant le rappel, pour Four To The Floor, le tube qui les a fait connaître en France en 2004. Le titre sera d’ailleurs chanté deux fois d’affilée pour fêter l’événement, en version acoustique puis électro.

Vient alors le rappel, où James est seul sur scène avec sa guitare, pour trois morceaux dont une fabuleuse reprise de Jealous Guy de John Lennon avant de présenter les autres membres du groupe et de remercier la terre entière pour la tournée qui s’achève.

En résumé : un set d’une heure et demi bien trop court, sans changement d’harmonies avec l’impression d’écouter les versions studio des titres et de n’avoir rien de plus par rapport au disque. Pourtant la soirée aurait pu être magique si elle n’avait pas manqué autant de fantaisie. De quoi ressentir une certaine amertume.

Crédits photo : Nicolas Brunet

Setlist :

L’album Love Is Here avec lequel tout à commencé a été bien représenté ce soir, excepté le titre Fever And Way To Fall . Dommage qu’ils n’aient pas fait aussi les chansons du dernier album The Thames au son western, Listen Up, un rock plus psychédélique, ou Star And Stripes dont l’instrumentalisation fait penser à la sun pop de Vetiver .

Tie up my hands

In the crossfire

Fidelity

Poor Misguided fool

Alcoholic

Silence is easy

Love is here

Boy in waiting

Neon Sky

Keep us together

Four to the floor

Tell me it’s not over

Jealous Guy

Lullaby

Good souls

Conterfeit life

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A propos de l'auteur

Image de : Mercy Seat n’aime pas trop s’exposer. C’est mauvais pour sa peau de toute manière. Elle préfère se terrer dans les coins obscurs des salles de cinéma de quartier et les recoins des salles de concert. Qui sait sur quelle perle rare elle pourrait tomber au détour d’une rétrospective : un Scorcese inédit, la Nuit du Chasseur en copie neuve, Sailor et Lula redux ? Elle chine par-ci par-là des bouts de Nick Cave et de Johnny Cash, de Queens of the Stone Age et de White Stripes, rêve d’un endroit qui ressemble à la Louisiane (mais en moins chaud), et pense que si Faulkner et Shakespeare avaient vécu à notre époque, ils auraient fait des supers films avec Tarantino et Rodriguez.

1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 7 octobre 2009
    nico a écrit :

    Je suis OK avec l’article.
    Il manquait qqchose, un petit coté émo aux chansons.

    Je l’attendais tellement que, du coup, je ne peux être que décu ;)

    mais heureux tout de meme de les avoir enfin vu !

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