Star Trek – The Future Begins

par |
À peine entré dans la salle de Tours et Taxis que la tension électrostatique est déjà palpable: deux longues files s'entrecroisent: celle de ceux qui veulent retirer leur place déjà achetée sur le net, et celle de ceux qui font... déjà la file pour le film !

19081675_w434_h_q80Pas de doute, c’est donc là LA surprise (de polichinelle) du BIFFF de cette année, le petit bijou offert aux gros geeks et fans furieux du ciné fantastique et sci-fi: l’avant-première MONDIALE (tcheu dis !) de Star Trek .

Star Trek . Tout simplement. Parce que nous voilà une fois de plus en présence d’une préquelle, d’une genèse, et non des moindres, celle de la création du mythe que tous les  » trekkies  » du monde entier vénèrent depuis maintenant des dizaines d’années. Ce genre d’exercice est périlleux. À vouloir trop tirer sur la corde du flashback, certains retours aux sources finissent par être plus ridicules qu’autre chose.

Mais pour l’heure, le problème existentiel serait plutôt comment se dégotter une place en n’ayant ni réservé quoi que ce soit, ni soudoyé qui que ce soit. Heureusement grâce à une amie, grande habituée du festival et au bras fort long, cette mission impossible se transforme en simple formalité.

Juste le temps d’arracher le précieux sésame, que déjà se pressent les journalistes tout autour du tapis rouge déroulé pour accueillir deux des acteurs principaux du film, venus (comme seuls les Américains savent le faire) en coup de vent pour présenter le film avant de repartir avant même d’avoir pu prononcer  » Spock « .

Néanmoins, force est de constater que le coréen Cho John et le Néo-Zélandais Karl Urban (sisi vous connaissez, Eomer dans Le Seigneur des anneaux ), sont les rois de la décontraction, et se prêteront avec plaisir à une mini séance d’autographes (pour journaliste), et iront même jusqu’à pousser la chanson pour un public déjà bien chaud et rutilant.

Un service de sécurité exceptionnel pour le festival a été mis en place, avec confiscation (très organisée) des portables, appareils photo, et autres engins d’enregistrement.

Malgré tout, l’ambiance reste bon enfant et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le public découvre le film qui retrace la genèse des célèbres personnages, et la création du fameux équipage de l’Enterprise.

N’étant pas un fan inconditionnel de la série, mais ayant, comme tout gamin de ma génération, grandi avec elle, force est de constater que petit à petit, à partir d’un film apparemment totalement étranger à la série, le puzzle se met en place peu à peu. Les caractères (bien trempés) du jeune Commandant Kirk et du prépubère Spock commencent déjà à faire des étincelles, et les effets spéciaux, loin d’être exagérément envahissants, sont vraiment de bonne facture (note étonnante cependant, pour les petits bruits électroniques, qui, curieusement, gardent un coté kitch des années 70).

Ainsi donc, signe plutôt positif dans le festival, peu à peu un silence religieux s’installe dans la salle. Car oui le Bifff c’est aussi ça : des dizaines de gars hurlant conneries à mourir de rire, et phrases cultes récurrentes pendant les films qui se font un peu trop longs.

Inutile de vous dévoiler le film en entier, mais une chose frappe de suite le non-initié (mis à part un casting en or et des têtes qui font plaisir à revoir), persuadé qu’il allait devoir s’y coller pour deux heures de scènes claustrophobiques entre deux salles des machines : ici, rien de tout cela. Scénario soigné, voir complexe, jeu sur l’altérité des destinées suite à des paradoxes temporels et surtout un joli lot de scènes variées dans des lieux très différents avec de l’action, du punch dans la mise en scène et même des sentiments (même Spock n’y échappera pas).

Sans exagération aucune, avec quelques touches d’humour bien senties, nous voilà en présence d’un Objet Volant Identifié Jubilatoire .

Forcément, les puristes trouveront certainement à y redire, mais la production aura même pris soin de leur réserver une surprise de taille, fraichement téléportée en milieu de film, et qui, au final, nous ferait presque fait cligner des yeux…

Une centaine de minutes plus tard, on ressort de la salle totalement hébété et heureux, prêt à faire une file monstre sans râler pour récupérer tout ce qui a été confisqué, avec le sentiment ténu, mais bien présent, d’avoir retrouvé les héros de notre enfance, et d’avoir même, oh miracle, pu partager un petit bout de leurs secrets des tout débuts.

Crédits photo : M’O'C

Partager !

En savoir +

Le site officiel de Star Trek : http://www.startrek.com/
Blog : http://www.startrekfankit.com/ww/
Le site du film : http://www.startrekmovie.com/intl/fr/

A lire sur Discordance : [BIFFF - La Zombie Parade 2009->1037]

A propos de l'auteur

Image de : Sorti d'une école de Communication Visuelle de Bruxelles il y a 15 ans, directeur artistique belge basé à Paris depuis 10 ans, c'est un touche-à-tout dans le domaine des arts graphiques et du multimédia. Tour-à-tour photographe, graphiste, vidéaste, ou illustrateur, c'est aussi un IA ( Internet-Addict ), qui apprécie particulièrement le "cinéma-qui-possède-sa-petite-musique-intérieure", les "musiques-qui-te-donnent-des-images-dans-la-tête" et les événements culturels un peu décalés. De là à devenir chroniqueur pour Discordance... il n'y a qu'un pas, qu'il a franchi avec plaisir. Site web : http://www.mockery.fr

4 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Vendredi 17 avril 2009
    Virgile a écrit :

    Ça me donne presque envie d’aller le voir… pourtant Dieu sait que j’étais réticente! ^^ Par contre, je viens à peine de me rendre compte que celui qui jouait Spock était Sylar dans la série Heroes!

  2. 2
    le Vendredi 17 avril 2009
    M/o/C a écrit :

    En effet. C’est bien lui. Moi j’ai fait fort: je savais que sa tête me disait quelque chose pendant tout le film, sans mettre le doigt sur qui exactement!

    Et je dois dire qu’il joue très bien, tout en retenue, contrairement à Heroes, où son personnage cabotine à fond.

    Mais vraiment, c’est le film qui réconciliera les fans et les non-fans je pense.

  3. 3
    le Vendredi 17 avril 2009
    M/o/C a écrit :

    Par contre, faudra que l’on m’explique où se cache Wynona Ryder dans le film! elle est dans l’affiche, mais dans le film? Surement un personnage grimé.
    Ou la femme en vert, qu’on entr’aperçoit à peine?

    Mystère!

  4. 4
    VIOLHAINE
    le Mardi 12 mai 2009
    VIOLHAINE a écrit :

    C’est pas la mère de Spock, Wynona Ryder ?

    Sinon je voulais juste signaler la note hilarante de Boulet sur le film :

    http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20090508

    Précipitez-vous !

Réagissez à cet article