Soulfly au Bataclan

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12 février. Pendant que certains se préparent à fêter la Saint Valentin, devant le Bataclan les hostilités s’annoncent festives : la file d’attente s’étend sur des kilomètres. Il est déjà 21h et on est loin de « l’ouverture des portes à 20h30 » cependant avec une telle affiche, il est plus facile de prendre son mal en patience. Soulfly débarque à Paris et voilà qu'enfin les premiers arrivés commencent à pénétrer dans la salle. La conquête peut débuter.

soulflyLe Bataclan est bien entendu bondé et tous les genres se mélangent allègrement : du ZZ Top chevelu au colosse à crâne rasé en passant par l’adolescent en pleine rébellion. Le temps file et la bière ruisselle alors que les lumières s’éteignent lentement pour faire place au chaos.

Je suis assez surprise par la première partie : la généralité veut qu’elle ne soit que purement accessoire, mais les « petits » d’ Incite envoient du bois ! Ne vous fiez pas à leur Myspace, très pauvre autant visuellement que musicalement, mais ayez la curiosité d’aller les voir directement sur scène, un lieu où ils règnent incontestablement en maîtres. Mais n’est pas calife à la place du calife qui veut : chut, Soulfly entre en scène.

Et ce terme est des plus adéquats : c’est un véritable show que Max Cavalera nous offre ce soir, arrivant sur scène doté d’une cagoule de terroriste. Un frisson d’excitation parcourt chacun des membres de l’assemblée. L’amuse-bouche est alors matérialisé avec Blood Fire War Hate tout droit sorti de leur nouvel opus : Conquer . La foule s’embrase, pogote, hurle, saigne, se met à nu : « This is the Prophecy ».

Le groupe, originaire de Phoenix et totalisant de nombreuses heures de vol à son actif, intercalera quelques reprises de Sepultura à sa discographie et mélangera allégrement métal, reggae, passages nettement plus mélodiques et des solos de batterie des plus impressionnants. Si je vous avais parlé d’une mise à nu, c’était sans compter cette chaussure volante bientôt rejointe par un sweat lui-même à grande vitesse : un vrai petit « nawak » organisé, une présence comme on en fait plus.

Si certaines personnes présentes ce soir considèrent Max comme un dieu vivant, il s’agirait plutôt d’un bon vivant n’hésitant pas à attraper par la capuche un fan du premier rang pour l’aider à monter sur scène. Le temps de confier son appareil photo à son ami resté dans la fosse pour immortaliser l’instant et notre star d’un soir joue les percussionnistes, mettant du coeur à l’ouvrage et faisant tout son possible pour être bien calé sur le tempo. Un souvenir à vie vaut mieux que tous les T-shirt collector du monde.

Le reste du concert sera suspendu à cette énergie et à ce côté de franche camaraderie que dégage le groupe ainsi qu’à cette perfection rythmique qui habillera l’ensemble du set. Et comme le dit notre mentor d’un soir : « Merci Fucking Beaucoup ! » .

Crédits photo: Lorène Lenoir (http://www.flickr.com/photos/evillorelei/)

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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