Sommet de l’OTAN – Entre parade et chaos

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Le déroulement et l'ampleur des évènements du sommet et du contre-sommet de l'OTAN Strasbourg le vendredi 3 et samedi 4 avril 2009 a provoqué témoignages, opinions, images à foison. Cet article consistera à rappeler les principaux aspects du sujet, images et vidéo à l'appui, évoquera témoignages, anecdotes, expérience personnelle, et opinion, encore une. Parce que la phrase d'Albert le Roy convient ici parfaitement : « Plutôt que l'objectivité, je préfère la vérité ».

Deux semaines avant le sommet où les dirigeants des 29 pays membres de l’ OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord créée le 4 avril 1949) devaient se rencontrer, la tension était déjà palpable : bruits d’hélicoptère en survol autour de la ville, arrivée de forces policières de toute la France, numéro vert et recommandations de la municipalité, mesures de sécurité telles que soudage des plaques d’égout, rumeurs en tous genres (« Y a un mec à sniper sur mon toit ! »)…

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Les voix s’élèvent déjà, mettant en cause l’imposant dispositif de « sécurité » mis en place, justifié par Alliot-Marie : « Avant la catastrophe c’est toujours trop. Après ce n’était pas assez ». Rigueur qui sentait bon pour l’avenir proche.

Et puis au fil des jours, barbelés autour de certains bâtiments stratégiques (Wacken), une série de Velsatis bleues foncé dévolues aux délégations. C’est peu à peu l’interruption sournoise de la vie civile qui se met en place, avec l’entrave de la liberté de circuler, la présence policière massive, les zones rouges interdites et orange fortement contrôlée – à partir de mercredi soir, plus tôt que prévu en raison des premiers troubles au village autogéré anti- OTAN .

Au final, la plus grande opération de sécurité depuis le G8 d’Evian de juin 2003 est en train de s’immiscer dans la capitale alsacienne.

Première manifestation pacifique mardi intitulée « Parade solidaire contre le cirque sécuritaire », de gentils clowns facétieux qui ont rejoint le centre de convergence de la résistance à l’institution de l’ OTAN, le Molodoï, seule salle de concert autogérée de la ville.

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Mercredi soir

Virée au fameux village anti- OTAN, au coeur d’un quartier lointain et « difficile » selon l’expression consacrée (le Neuhof) : imaginez un vaste champ, humide, recouvert de paille pour mimer des chemins, sans aménagements ni infrastructures aucuns (éclairage, sanitaire, locaux). C’est ça le jeu, l’autogestion, car pour eux accepter les hypothétiques moyens de la municipalité aurait été une totale contradiction, bien que l’administration strasbourgeoise n’ait pas réellement eu son mot à dire dans l’organisation du sommet. Le fonctionnement se fait sur la base de la participation de 5? par personne et par jour, essentiellement pour la nourriture.

Parce que les manifestants pacifistes ne sont pas tous des soixante-huitards uniquement passionnés par leur combat, « pour que les jeunes puissent s’amuser » il y a un espace concert à 2 km du « camping » : 2 km sur une petite route de forêt, sans un seul lampadaire, avec de la circulation dans les deux sens. On peut décemment penser que l’alternatif a ses limites, et ne doit pas voisiner avec la survie juste parce que le concept rejette les normes de la société établie. Espace concert donc, qui consiste en une clairière dans la forêt, avec une scène fabriquée avec des troncs d’arbres, le stand T-shirts avec le produit phare « Sink NATO 2009 – résistance des deux rives » et le must, la Meteor 75cl à 2,50 ? : Flying Donuts, Hip Hop de Paris, Skannibal Schmitt, Mala Suerte, la Place du Kif, etc.

Une méfiance perceptible chez la plupart, à la simple vue d’un sac photo, nombre de ces manifestants étant déjà fichés et redoutant les flics en civil essaimant le village ; le message est clair : « No press in the village ! » est placardé sur tous les panneaux d’information.

On se prépare déjà à se contenter de panoramas généraux des manifs et du camping, la Legal Team d’avocats spécialisés veillant sur leurs protégés.

Jeudi

Les hélicoptères survolent la symbolique cathédrale. Quelques rues sont bardées de barrages – 12h en avance – , une tente de décontamination et un poste médical avancé sont installés place Gutenberg.

Dans l’après-midi deux gendarmes observent un autocollant PACE collé sur un lampadaire, notant la rue, et l’adresse figurant sur l’autocollant. Place Kléber une quinzaine de manifestants anti- OTAN, pour une quinzaine de cars de CRS autour de la place… En fait, la plupart des contestataires ont été refoulés lors de leur périple camping – centre-ville. Le dialogue de sourds a déjà commencé depuis un moment.

Le soir au Neuhof, nouvelles échauffourées, une douzaine de militants sont interpellés sur plusieurs centaines. La rébellion est « écrasée » par une cinquantaine de véhicules policiers, à grands coups de gaz lacrymogène. Le parcours officiel de la manifestation a été publié et est toujours refusé par les organisateurs de la manifestation : pour cause, elle a été exilée dans le quartier du Pont du Rhin, incluant le Pont de l’Europe et le Jardin des Deux-Rives (jonction avec l’Allemagne au niveau de Kehl). En résumé 8 km le long d’usines et de bassins portuaires, dans un coin de Strasbourg ignoré de tous, et surtout des principaux concernés, les dirigeants étant soigneusement invités dans les grands hôtels et coins les plus prestigieux de Strasbourg. 8 km sans toilettes ni point d’eau.

« L’espace public appartient aux citoyens, pas aux chefs d’État ».

Les manifestants font à nouveau savoir leurs intentions initiales : actions de désobéissance civile, blocages, toujours dans la stricte limite de la non-violence.

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Strasbourg se vide, les boulevards sont silencieux toute la journée, un mec Sécurité a été posté devant la résidence universitaire de ma rue, et s’ennuie, tournant sur son trottoir.

Après la polémique sur des drapeaux de la paix volant aux fenêtres de particuliers, confisqués par des policiers, et tout démenti des autorités concernant leur interdiction, ils fleurissent à nouveau sur nombre d’habitations, même en zone rouge chez S., qui se sent « assiégée ».

Le soir, des policiers sont postés sur tous les quais, au bout de toutes les rues, et des camions anti-barricades se préparent.

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21h45 : – Avenue des Vosges : Dix-huit cars de CRS, armés de crash-barrières, fusent sur l’avenue à toute blinde, gyrophare et sirène, visiblement pour une intervention urgente.

Puis silence total sur la ville.

22h30 : Virée au village en voiture, on croise des files de gens en sacs à dos, avalant courageusement les kilomètres à travers la cité. Au coin concert, le premier camion de free party est arrivé et les teufeurs commencent à poser leur son. Au village tout est calme, c’est comme la légitimité, l’arbre cachant la forêt, nombre d’actions isolées dans le quartier pour déboussoler les forces de l’ordre. Et le pire qui se prépare pour samedi.

Le lendemain, résumé de la situation à laquelle on a échappé, relatée dans la presse (source DNA): « Entre 19h et 20h, les manifestants ont construit des barricades avec le matériel d’une maison en chantier, puis ont commencé à lancer des cailloux sur maisons et voitures – les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre à bas les barricades et les repousser vers le campement – les manifestants se sont défendus avec pioches, barres de fer et pavés puis ont allumé un feu de palette – calme vers 21h30 – au total 150 interpellations dans la journée et un photographe allemand blessé ».

Retour en ville par les quais, des grilles en fer bouchent toutes les rues menant au centre-ville : les riverains observent les policiers s’évertuer avec les poids de 500 kg, curieux, amusés, impressionnés : certains s’amusent à se prendre en photo devant l’énorme camion de Police anti-assaut, un Playmobil grandeur nature.

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Nettoyage des rues au kärcher pendant toute la nuit, et toujours l’hélicoptère au-dessus de chez moi.

Vendredi

8h15 : Les rues sont désespérément vides, et L. ne manque pas d’inspiration : « Strasbourg ville morte » ; « OTAN en emporte le sang ».

Tour sur le net du côté des sites de coordination anti- OTAN, pas vraiment mis à jour (comme http://village2009.blogspot.de sur le village autogéré par exemple) à part http://otan.divergences.be et http://oclibertaire.free.fr. Pour info il y a un point @ au village.

Pendant la journée, des conférences internationales sont organisées (www.non-otan-strasbourg.eu). Au village sont mises à disposition des douches (cabanons en bois) et des « équipes sérénité » chargées d’accueillir les nouveaux villageois et d’assurer la coordination entre les villageois et les riverains.

Mais en ce qui me concerne, le programme de la journée est tout autre : grâce à l’agence de presse locale pour laquelle je travaille, j’ai une invitation pour le discours et la rencontre-débat de Barack Obama avec 4 000 lycéens / étudiants franco-allemands, personnel de l’école américaine et des membres de Democrats Abroad .

Compte rendu à lire ici :

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Détail de taille, selon la mère de T. qui bosse à la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg) la salle était apparemment pro-UMP ou en tout cas loin d’être multipartite, pour éviter tout débordement ou question fâcheuse.

Le discours d’ Obama laisse une bonne impression d’ensemble, mais le contenu est à garder à l’esprit : son ardeur à rappeler aux Européens que ça serait great good de venir les épauler militairement en Afghanistan, et aussi d’intégrer la Turquie, folie impensable pour Sarko .

Course pour aller écrire l’article à l’agence et une demi-heure pour y arriver en raison des barrages qui ont été largement étendus dans l’après-midi. Tout comme mon énervement. Des « indics » à l’extérieur avaient pourtant prévenu par texto…

13h47L. : Banderole énorme anti-OTAN au 39 boulevard de Nancy cool pour photo

14h40 – J. : Jsuis en train de regarder le discours là.Pose une question Laure !! Go on =)

15h49 L. : Sarko fait un footing au faubourg de pierre.

20h00 : Enfin à la maison, le temps de lire un article sur la  » déculture  » du monde, puis c’est reparti pour un tour dehors : toujours la même présence policière massive nocturne, un sentiment de malaise de te sentir scrutée, que trois Robocops te demandent à chaque carrefour où tu vas. « Chez moi » c’est la réponse qui les rassure généralement.

Et toujours l’hélicoptère à l’ Apocalypse now qui plane sur la ville.

Pour l’humour graveleux du jour; un mec passe avec son petit-fils devant un barrage de 15 flics parce qu’il habite juste derrière et pète. Puis il s’excuse avec un air faussement outré. Péter sur les keufs, ça c’est de la désobéissance civile choc. Pur moment de vie.

Vers 23h00 : Retour au Molodoï, qui pour rappel est la salle de concert qui accueille les militants et des stands ( No Pasaran, CNT ), conférences, ateliers, et fournit repas et boissons à prix libre ainsi que le Guide Legal Team . Ambiance chaleureuse, on s’y sent en sécurité ; des gens continuent d’arriver sacs au dos.

Banderole : Move against capitalism, racism, sexism .

Image de 23-3-2 Bloquée rue Ehrmann, le temps que les officiels passent (3/4 h). Crise de nerfs. Juste plein le cul. Un gendarme : « Tu sais nous on est là depuis 6h à essuyer les pleurs des gens ». Moi aussi, levée depuis 6h, et pas pour un salaire de fonctionnaire.

Une dame s’énerve :

- D’accord c’est des chefs d’État, mais bon on va pas les manger !

- Le flic, goguenard : Et Kennedy ?

- Kennedy on l’a pas shooté d’un trottoir. Nous on veut juste rentrer chez nous !

S’en suivent quelques remarques de la part des flics présents qui seront passés sous un silence respectueux, mais juste un sentiment d’humiliation, de haine contre ces mecs venus du bout de la France, qui ne te connaissent pas, se font chier comme des rats et s’amusent sur le dos des riverains. Au final, les habitants ne les supportent plus, souvent parce que même munis de badges, ils ne pouvaient passer à cause de la mauvaise communication entre les forces de sécurité, et vice-versa. Mais pas de généralité, il paraît que ça dépendait des rues. Bref.

Samedi

Grand jour de la manifestation unitaire, on s’y prépare avec bière, salami, appareil photo, caméra, batteries, foulards. Le matin, petit tour avec les manifestants pacifiques déguisés en clowns qui organisent des sittings aux grands carrefours dans leur visée de désobéissance civile et qui sont, malgré l’ambiance bon enfant, entourés par des rangées de CRS, casques et matraques, ready to go .

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Ils tournent en rond depuis 6h, cernés par la police, suivis à la trace par les RG ; la plupart ne pourront pas rejoindre la grande manifestation, bloqués au centre-ville par des barrages non prévus et sans moyen de transport. Tout comme les manifestants de Kehl arrêtés à la frontière par la police allemande.

Nous, appareils photos (trop ?) apparents, contrôle d’identité au bout de la rue :

« – Vous avez fait des photos de la manif ?

– Non, on vient d’arriver. »

Si on avait dit oui, il paraît que les appareils auraient été confisqués pour qu’ils puissent utiliser les photos et ainsi ficher les manifestants. L’arbitraire à l’oeuvre.

Bilan : 3 à 4 fois moins de manifestants que prévu l’après-midi, beaucoup ayant aussi été rebutés par les violences toute la semaine. Il ne se passe pas grand-chose, on migre vers le lieu de la manif, mais on s’arrête en voyant un immense panache de fumée au quartier du Pont du Rhin . Sprint pour arriver jusqu’au lieu de l’incendie, on passe in extremis à travers les grilles Police, qui se referment derrière nous 5 min après notre passage. Pris au piège.

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Sur le lieu de l’incendie :

Hôtel Ibis
|Image de 31-2-2 Pharmacie
|Image de 33-2-2 Ancien poste de douane
|Image de 35-2 Chapelle taguée
|Image de 37-2 Destruction d’abribus et de panneaux publicitaires
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Pas de pompiers au début : juste des CRS qui repoussent les manifestants dans le parc, caillassés par-derrière par des jeunes de la cité, trop contents de l’aubaine de pouvoir casser du flic. En gros le chaos, tout le monde contre les CRS, les CRS réprimant tout le monde, et personne ne s’occupe du feu qui progresse.

Pendant ce temps des manifestants vêtus de noir et cagoulés font leurs munitions de pierres, dans les poches et les mains, et nous sommes tous repoussés à notre insu sur un terrain vague.

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D’un côté un haut talus, de l’autre des grillages ; tout le monde s’y engage avec calme, puis d’un coup les rangs des CRS balancent des grenades lacrymo sur tout le monde par-dessus le grillage.

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Fuite en avant, certains (les plus pacifiques) passent sous un pont pour rejoindre la route, mais sont cernés par les camions Police tandis que d’autres montent sur le pont et la voie ferrée, au-dessus des camions.

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Les camions démarrent pour effrayer les manifestants et se font immédiatement caillasser par les cagoulés d’en haut. Mais les pierres touchent également quelques manifestants pacifiques coincés entre les camions.

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Tout le monde fuit pour éviter pierres et lacrymo, nous par la voie ferrée le long de la route.

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À peu près tout le monde se retrouve pour poursuivre cette pseudo-manifestation sur quelques centaines de mètres le long des berges du Rhin.

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Mais elle s’arrête à nouveau au pont d’Anvers, bloquée par les CRS.

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Après un temps de négociation qui n’aboutit pas, la manifestation doit repartir vers le quartier du Port-du-Rhin et les lieux incendiés.

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La manifestation n’a jamais fini au lieu symbolique prévu, au Pont de l’Europe .

Les habitants sont dégoûtés des destructions dans leur quartier, colère froide résignée, l’épicier du coin est cloîtré dans son magasin-cagibi, planches de bois sur les fenêtres.

Les manifestants sont sur le point d’arriver dans la rue de l’hôtel en feu, mais pas question de passer tant que la zone n’est pas sécurisée, nous explique un CRS, qui dit aussi ne pas encore avoir eu de consignes pour la marche à suivre concernant la suite improvisée du mouvement.

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Au bout d’un certain temps, tout le monde s’impatiente et le processus d’engrenage des hostilités reprend de plus belle : CRS caillassés qui ripostent par de la lacrymo, fuite et énième dispersion du mouvement.

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Les pompiers remballent tout et partent se mettre à l’abri et les manifestants sont évacués du lieu, tandis que des usines ainsi que la Poste sont fortement endommagées tout autour de nous.

Les manifestants radicaux font encore fort : le parcours passait sur une voie ferrée, ils ont décroché deux wagons pour bloquer la route. C’est la guérilla.

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Par terre, cagoules, gilets, T-shirts, tout en noir, coques pour la bouche et le nez, abandonnés par leurs propriétaires pour ne pas se faire repérer. Après de nouvelles négociations la police accepte de laisser passer les manifestants en colonne, mais leurs collègues 200m plus loin, pas au courant de la décision, gazent tout le monde. Incompréhension, colère, ras-le-bol.

À un nouveau barrage, au pont suivant, le choix cadeau : un seul chemin possible ouvert, qui mène au camp anti- OTAN à 7 km, ou l’attente indéterminée de la réouverture du pont. On a la voiture à 50 m, on décide de descendre sur la rive pour rejoindre le pont suivant, à 500 m selon un flic, à 7 km dans la vraie vie.

En gros l’ OTAN, ça a été l’échec des manifestations, une présence policière beaucoup plus contraignante que prévue, un parcours de manif ni diplomatique ni respecté qui n’a calmé personne. Les radicaux ont voulu frapper fort, ce qui est compréhensible compte tenu de leurs opinions altermondialistes, mais le quartier était mal choisi, c’est juste pas ici qu’il fallait faire mal. Frustration, échec, sentiment d’injustice.

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De l’autre côté de la force, des CRS sur les nerfs, excédés par les plaintes des gens, et un gros manque de coordination entre les différentes unités.

300 interpellations, 49 blessés, dont un photographe, des journalistes, des CRS et des manifestants.

Des dérives parce que personne n’a voulu céder et que toutes les parties sont restées campées sur leurs positions. Désordre total, habilement masqué par les politiques ( Sarkozy : « Tout s’est très bien passé, les gars ont fait du bon boulot et on va faire de grandes choses avec Barack ») et les tabloïds (Voir couverture Paris Match – « Le charme au sommet, Michelle et Carla de vraies amies pour la vie » / « Une guitare Gibson de légende offerte à Carla par Michelle ! » ).

Le sommet en lui-même a essentiellement consisté au discours d’ Obama devant les jeunes, la nomination d’un nouveau secrétaire général (le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen ), la problématique de l’Afghanistan et de l’arme nucléaire ainsi que le renforcement de l’axe franco-allemand.

Mais sinon ce fut surtout une semaine de rumeurs, de flottement et de démonstrations de force soudaines et de grande ampleur, des deux côtés.

Quelques semaines plus tard…

Le déroulement du sommet de l’ OTAN, amené à devenir un élément vivace de la mémoire collective strasbourgeoise…

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En savoir +

Vidéo des habitants du Pont du Rhin : http://www.dailymotion.com/related/x8xm6n/video/x8vrlx_ceux-quon-a-pas-vu-a-la-tele-le-4-a_news?hmz=74616272656c61746564
Participation du Groupe des Désobéissants de Xavier Renou : http://www.desobeir.net
Vidéo polémique sur des CRS caillassant des manifestants : http://www.youtube.com/watch?v=1UIEYkTWf80
Blog DNA sur le sommet de l’OTAN : http://otan-strasbourg.dna.fr
Article de Rue89 sur les émeutes : http://www.rue89.com/2009/04/04/a-strasbourg-ca-a-chauffe-dans-la-manif-anti-otan

A propos de l'auteur

Image de : Journaliste free-lance presse écrite / web - Sur Discordance dans les rubriques Musique/Médias/Société - Tente de s'intégrer mais c'est pas évident. @LaureSiegel

6 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 11 mai 2009
    E-fred a écrit :

    Très bon boulot ! bravo.

    Excellent la brève de comptoir « Et Kennedy »…

  2. 2
    Trots
    le Mercredi 13 mai 2009
    Trots a écrit :

    Merci pour ce compte-rendu!
    J’adore l’anecdote de désobéissance civile du type qui « gaze » innocemment les flics…
    Pour avoir eu des échos d’amis qui y étaient, ce qui est ressorti c’est ce sentiment d’impuissance, d’un cortège balloté entre les différents barrages, et des manifestants soigneusement cantonnés dans certains quartiers (voire de l’autre côté de la frontière) pour ne pas être trop visibles par les « huiles »… C’est du bon boulot, Mickey!

  3. 3
    VIOLHAINE
    le Mercredi 13 mai 2009
    VIOLHAINE a écrit :

    Nous, appareils photos (trop ?) apparents

    Pas de crédit photo au bas de l’article… Elles sont donc (en partie ou toutes ?) de toi, Laure ?
    En tout cas, photos et article, du beau boulot, bravo.

  4. 4
    le Mercredi 13 mai 2009
    Laure a écrit :

    Merci à tous pour vos avis !

    @ VIOLHAINE : en gros les photos d’avant et après la grande manif du samedi sont de moi, celles de la journée de samedi d’un ami fan de photo qui m’a accompagné. Mais je ne sais pas si on donne les noms quand les gens ne sont pas de Discordance.
    Voilà :)

  5. 5
    Pascal
    le Mercredi 13 mai 2009
    Pascal a écrit :

    « Mais je ne sais pas si on donne les noms quand les gens ne sont pas de Discordance. Voilà :)  »

    Si, si ;o)
    Nom, pseudo, site web, n’hésite pas…

  6. 6
    le Samedi 20 juin 2009
    Laure a écrit :

    Dans la région, on continue à s’informer.
    Deux mois et demi après, un compte-rendu édifiant du contre-sommet de l’OTAN par la Legal Team, avec chronologie exacte et complète des faits, témoignages, charges, preuves de graves dérives.
    Subjectif dans l’expression oui, mais comme une envie d’y adhérer allié à un gros sentiment révoltant.
    Le PDF « Regard sur la répression » est disponible ici:
    http://linksunten.indymedia.org/fr/node/8140

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