Soirée Tarantino Rock au Saint des Seins à Toulouse : Que viva Mexico !

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Du cowboy rockabilly aux sonorités yankees et aigres-douces, la programmation vendue comme d'influence Tarantino, mercredi 19 octobre à l'antre rock de Toulouse le Saint des Seins, ne mentait pas.

À ceci près que les quatre groupes (Sharita Manush, The Taikonauts, Gabriel Sullivan et Brian Lopez, DJ French Tourist) ne s’en sont pas tenus à plagier du son de série B revisité par le papa de Pulp fiction. The Taikonauts, quatre malfrats de la scène toulousaine au costard impec’ et à la gomina de premier choix y ont été pour beaucoup avec leur musique surf instrumentale matinée de bruitages.

Mention particulière à un duo peu connu de deux songwriters américains d’origine mexicaine : Gabriel Sullivan et Brian Lopez. Embarqués dans une tournée française par DJ French Tourist, alias Laurent Allinger, exLittle Rabbits, Sullivan et Lopez ont partagé la scène, accompagnés d’un backing band nantais de qualité. Sans verser dans le folklore de cantina à 2 pesos, les deux gringos élevés dans le quartier latino de Tucson en Arizona et biberonnés au folk et au gipsy ont proposé une setlist aux accents de mariachis et de cumbia. La maturité musicale western blues de Gabriel Sullivan est venue équilibrer la performance vocale de Brian Lopez, a qui il manque peu pour prétendre au rang des Jeff Buckley et consorts. Et sans forcément reconnaître, le public du Saint des Seins a très bien accueilli la reprise de The killing moon, du groupe eighty Echo and the Bunnymen.

Les deux garçons sont présentés en France comme les protégés de Joey Burns (Calexico) et Howe Gelb, songwriter lui aussi de Tucson, une ville creuset pour réinterpréter les musiques redneck, yankee et baba cool.

Et si Lopez et Sullivan trompent assez bien leur public en ne volant qu’à la surface de la culture mexicaine, caricaturant parfois – et c’est dommage — les lamentations latines ou en singeant quelques tempos de base (un niveau d’espagnol assez faible éprouvé auprès des deux gentlemen folkers par l’auteur de ces lignes témoignera peut-être d’un manque de traversée de l’autre côté de la frontière au pays d’Emiliano Zapata), ils ont pour le moins saisi la meilleure essence musicale et semblent habités d’une belle sincérité. Tout en gardant quand même une colonne vertébrale rock/folk profondément américaine. De vrais métis musicaux.

Crédits photo : Caroline Petriz

The Taikonauts 7The Taikonauts 6The Taikonauts 5The Taikonauts 4The Taikonauts 3The Taikonauts 2The Taikonauts 1Sharitah MANUSH 10Sharitah MANUSH 9Sharitah MANUSH 8Sharitah MANUSH 7Sharitah MANUSH 6Sharitah MANUSH 5Sharitah MANUSH 4Sharitah MANUSH 3Sharitah MANUSH 2Sharitah MANUSH 1Saint des seins 7Saint des seins 6Saint des seins 5Saint des seins 4Saint des seins 3Saint des seins 2Saint des seins 1Gabriel Sullivan Brian Lopez 10Gabriel Sullivan Brian Lopez 9Gabriel Sullivan Brian Lopez 8Gabriel Sullivan Brian Lopez 7Gabriel Sullivan Brian Lopez 6Gabriel Sullivan Brian Lopez 5Gabriel Sullivan Brian Lopez 4Gabriel Sullivan Brian Lopez 3Gabriel Sullivan Brian Lopez 2Gabriel Sullivan Brian Lopez 1

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A propos de l'auteur

Image de : L'année où Pao naquit Kiss sortait Assylum, NOFX pressait son premier EP, Bashung enregistrait son premier album live et Leonard Cohen prenait Various positions. Nourrie en plein air aux songs de Creedence Clearwater et des chansons de Brassens, Pao qui n'avait pas de talent particulier pour un instrument a quand même eu envie de faire du bruit en tendant l'oreille et portant la plume. Journaliste nomade, fan de rock et de l'Amérique latine, elle a posé ses valises à Toulouse. Elle est aussi co-fondatrice du site d'info www.leplumitif.fr

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