Soirée SoulWaxMas

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Mercredi 17 décembre, jour très spécial, tout le monde en parle: c'est la soirée SoulWaxMas à la Loco de Paris. On ne peut qu'être excité à l'idée d'une telle soirée : des Djs comme Soulwax, 2many Djs ou Birdy Nam Nam sont annoncés... Mais voilà, il y a un hic...

soulwax-223h et déjà la boîte est totalement bondée. Une queue de quelques mètres se profile à côté du vestiaire. Bien. Prenons notre mal en patience, cette soirée s’annonce exceptionnelle. L’ambiance est là, et c’est dur de résister à l’appel de la danse à cause du bon son électro qui résonne fort dans les oreilles.

Les manteaux enfin déposés, c’est parti… ! Enfin presque… Les gens grouillent littéralement de partout et c’est un combat de tous les instants pour accéder à la salle principale où les Djs font leur show. Mais d’ailleurs, où sont-ils ces Djs ? Difficile de les voir. Tout ce que l’on distingue, ce sont des têtes à perte de vue. Une grosse masse qui essaye tant bien que mal de voir ce pour quoi ils sont venus ce soir. Les clubbers sont collés les uns aux autres et il est pratiquement impossible de pénétrer dans la fosse à moins d’y aller à coups de pieds.

Et bien puisqu’on ne peut pas voir les Djs, dansons. Après tout, regarder ces messieurs penchés sur leurs platines n’est pas la chose la plus intéressante qu’il soit. Mais là aussi c’est problématique. Dans les seuls endroits où l’on peut respirer et être à peu près à son aise, les gens passent, se bousculent et poussent pour tenter leur chance et apercevoir le bout du nez du Dj. Finalement, on a plus l’impression de se battre que de s’amuser.

« C’est super! Je ne regrette pas d’avoir conduit 5h30 pour venir ici ! » hurle un jeune homme à son ami… Ma foi, s’il y en a qui aiment dépenser presque 30 euros pour jouer des coudes et finir baignant de sueur – non pas à cause de la musique, mais bien à cause du nombre affolant de personnes présentes – c’est leur choix. Mais pourquoi le staff laisse-t-il rentrer autant de monde à la fois ? Il ne le fait pas au compte goutte mais bel et bien par pelletées. Alors allons-y gaiement ! On se demande si au final ce n’est pas qu’une simple histoire de recette. Avec cette soirée, la Loco a dû doubler, voire tripler, son chiffre d’affaire. Avec la conso à 8 euros minimum et des gens entassés comme du bétail, voilà à quoi ressemble la clé de la réussite.

Y a pas à dire, les concerts c’est quand même bien mieux dans les « vraies » salles, où les organisateurs sont capables de dire: « STOP. SOLD OUT. » et où il est encore possible de profiter de la musique sans être harassé de tous les côtés. Merci aux organisateurs pour cette soirée, on repassera… ou pas.

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A propos de l'auteur

Image de : J'aime le Rock, le vrai, pas le trop bruyant ni le trop mou, des Brian Jonestown Massacre aux Yeah Yeah Yeah's en passant par Marilyn Manson ou NIN. Je passe une grande partie de mon temps dans la pénombre des salles de concert pour essayer inconsciemment de découvrir The Next Big Hit !

3 commentaires

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  1. 1
    le Mardi 23 décembre 2008
    Zoé a écrit :

    Merci Clara pour ce résumé qui correspond… à la manière dont j’ai vécu cette soirée! En effet, je préfère les Birdy Nam Nam au Bataclan qu’une foule envoûtée, en mode – permets-moi l’expression – mouton de panurge : allons tous voir les DJ à peine visibles! Où est la musique et le plaisir dans tout cela? L’idée de démocratisation était pourtant plaisante, ces artiste réunis à la Loco, « open party » presque… oui, très open party… :)

  2. 2
    le Mardi 23 décembre 2008
    Jean a écrit :

    Merci pour cet article, ainsi je ne regrette pas d’avoir louper cette soirée.

  3. 3
    le Mardi 30 décembre 2008
    soulwax is still alive a écrit :

    bonjour les pisse-froids !!

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