Skip The Use vs. Lexicon

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Le 15 et 16 octobre se déroulait le MaMA Event alias « L'évènement International des Professionnels de la Musique », c'est donc tout naturellement que Discordance était convié.

On vous l’ accorde, ils seraient très loin de concevoir cette facette du site s’ils nous voyaient rédiger un article en culotte et chaussettes, imitant la position du koala sur un canapé, tout en jetant un coup d’œil au dernier épisode de Desperate Housewives et en alternant thé à la menthe et fraises Tagada.

Mais trêve de bavardage, composé de deux journées de conférences en tous genres, le MaMA est avant tout le prétexte idéal pour réseauter en toute impunité. Les cartes de visite s’échangent par centaines et l’ambiance y est détendue et studieuse. Mais le MaMA c’est surtout deux longues soirées de concerts à la Boule Noire, à la Cigale, au Divan du Monde, au Bus Palladium et aux Trois Baudets. Bref, le top de la hype nocturne du XVIIIe arrondissement. Motivant, très motivant même.

Autant dire que ce pass, c’ est le Saint Graal pendant deux nuits. La même chose que d’habitude mais sans le « bonjour, j’ai peut-être éventuellement une accréditation au nom de X. ou sous le nom de Y. sur la liste de Tartampion si Bidule n’a pas oublié d’en parler à Trucmuche.  Bon et bien je vais peut-être payer ma place.» Non non, grâce à ce pass, on tent mollement sa petite ficelle autour du coup et on peut snober le spectateur lambda qui fait le pied de grue dans le froid. Il permet de rompre les files d’ attente, d’ avoir un sourire du vigile, d’ obtenir un « bonjour » de la demoiselle au vestiaire, un pain au chocolat offert pour un pain au chocolat acheté, de la drogue, des filles faciles, j’ en passe et des meilleures.

Une profusion de concerts plutôt déstabilisante donc, surtout pour les têtes en l’air que nous sommes, puisque nous nous retrouvons à la Boule Noire, à balancer de la tête, taper du pied, pour se rendre compte finalement que ce n’était pas le bon concert auquel nous assistions. Une heureuse méprise qui aura permis de déclarer que The Popopopops est une excellente surprise dont nous vous reparlerons bientôt !

La Cigale est pleine à craquer. Ça fait chaud au cœur de voir à quel point le public est présent, car même si les hommes et femmes badgés sont aux balcons, les petits jeunes survoltés sont bel et bien dans la fosse à clamer des « Skip The Use ! Skip The Use ! » en battant des mains pendant que le groupe s’installe doucement, mais sûrement. Et que dire de leur prestation ? On s’attendait à du lourd, on a eu du très très lourd ! C’est devenu une habitude, plus qu’honorable, de la part de nos Lillois de se surpasser toujours et encore avec des morceaux rock/punk/ska qui envoient du bois. Et en effet, ça marche. Ça pogote, ça se jette à corps perdu dans la musique. Aucune tergiversation possible, tous les titres sont des tubes. Matt, le frontman, est une vraie pile électrique avec des talents indéniables de danseur et de comique, d’où le traditionnel «  Mesdames et messieurs, les cœurs de l’Armée Rouge ! » Le concert finira alors en apothéose sur un braveheart, pardon… un « connard de braveheart ». Merci les garçons ! Encore, encore !

L’étape suivante ? Une tisane et au lit ? Impensable après un tel set. C’est remontés à bloc à sautiller encore sur place comme des petits kangourous un jour de distribution de Doowap que nos pas se dirigent vers la suite de notre programme se déroulant non loin de là, heureuse coïncidence, pour le début du set des Californiens de Lexicon qui prennent d’assaut la scène du Bus Palladium. Et puis, on vous rappelle que nous avons le badge !

Là encore un cocktail des genres et un milkshake musical estampillé rock/pop/rap/new wave. « Avec ça on est bien avancés » me direz-vous, et pourtant ça vaut le détour. Avec leur petit accent « so cute » lorsqu’ils parlent français, Gideon Black et son «  petit frère » (dans la langue de Molière dans le texte) Nick Black sont pour la peine entourés de nombreux autres protagonistes lorsqu’il s’agit d’ambiancer la nuit, notamment Alex Pauley, Erich Schneider, C-Minus et Edmund P Monsef. Hyper-efficaces, les « Rapstars » n’ont pas la prétention d’être les nouveaux 50 Cents, trop ennuyeux, mais plutôt les nouveaux leaders de la distribution de claques. Les titres sont accrocheurs, les petits gars, généreux et le public ne s’y trompe pas, ça slam dans tout les sens, ça transpire, c’est du bon. Forcément le set se conclut sur Junk Food, qui a un goût de trop peu.

Que cela ne tienne, le duo reviendra sur scène avec The Toxic Avenger qui assure le reste de la soirée et avec en guest… OrelSan puisque que les deux Français étaient en featuring sur leur dernier single respectif. Et malgré les avis plutôt tranchés suscités par le bonhomme, sa mini prestation était très convaincante. Comme quoi tout est possible au Bus. On remerciera par ailleurs The Toxic Avenger, « Barbra Streisand » des Duck Sauce c’est vraiment notre titre-geek préféré du moment !

On ressort de là comme si on avait passé la soirée avec Jean-Luc Delarue ou qu’on avait mis les doigts dans la prise. Merci MaMA ! J’ai pris ta carte, on se twitte !

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En savoir +

Site du MaMA Event : http://www.mama-event.com

Myspace des Skip the Use : http://www.myspace.com/skiptheuse
Myspace des Lexicon :
http://www.myspace.com/lexicon

A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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