Silent Hill

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S'attaquer à l'adaptation cinématographique d'un tel nom du jeu vidéo n'était pas sans risque, tant Silent Hill a marqué une génération entière de joueurs qui années après années attendent religieusement que sortent les nouvelles moutures de cette saga devenue culte.

silentL’une des principales raisons du succès de Silent Hill sur consoles, tiens avant tout à l’atmosphère qui s’en dégage: sombre, effrayante et menaçante. Beaucoup décrivent d’ailleurs ce jeu comme le titre le plus flippant sorti à ce jour. Sorte de survival gore entrecoupé de longues scènes narratives à l’esthétique irréprochable, Silent Hill était donc le candidat idéal pour être porté sur grand écran.

Mais le projet n’était pas sans risque. Et les navets en puissance que sont Tomb Raider, Mortal Kombat, Doom, Resident Evil et autres Street Fighters n’avaient pas de quoi rassurer les aficionados de la version originale. Cependant l’annonce du frenchie Christopher Gans (Le Pacte des loups) derrière la caméra ainsi qu’une bande annonce plutôt bien ficelée ont fait de Silent Hill un film très attendu…

Pour l’histoire, les scénaristes ont pioché dans les 3 premiers volets de la série. Le film raconte donc l’histoire de Rose et de sa fille adoptive Sharon qui se retrouvent dans la ville fantôme de Silent Hill pour tenter de trouver la cause des horribles cauchemars dont Sharon est la proie. À leur arrivée sur place, la jeune fille va rapidement disparaître et Rose se lancera à sa poursuite jusque dans les tréfonds brumeux de Silent Hill, ce lieu sinistre et hors du temps.

Le pitch est basique et le film ne perds pas de temps à faire les présentations. Au bout de 10 minutes, voici que le spectateur se retrouve perdu dans le brouillard de Silent Hill sans trop savoir ce qu’il y fait et ce qu’il va y trouver. Si le début laisse craindre le pire, l’intrigue ne se dévoilera qu’au fur et à mesures des errances et des découvertes de Rose, à la manière de tout bon jeu d’aventure qui se respecte.

Avec ses angles et ses mouvements de caméras très caractéristiques, Christopher Gans a tout fait pour que l’on ai l’impression d’être devant sa console, et c’est plutôt réussi. Alors que l’habitué du monde de Silent Hill retrouvera avec plaisir des lieux connus tels que le bowling, l’école ou l’hôtel, nul besoins d’être un fin connaisseur pour apprécier pleinement le film. Si les effets spéciaux sont bel et biens omniprésents, Gans s’emploie à distiller un suspense plus psychologique que visuel, jouant plutôt sur les ambiances et la mise en scène, que sur la débauche d’hémoglobine. Le résultat est bluffant et sans être révolutionnaire Silent Hill arrive à nous fasciner par son atmosphère lugubre et sa construction diabolique.

Le réalisateur a su s’imprégner de cet univers si particulier pour signer là l’une des meilleures adaptations de jeux vidéos produite à ce jour. Bien qu’au regard de la piètre qualité des concurrents la chose ne semblait pas excessivement dure, c’est assez rare pour le souligner …

Un film qui ne déçoit pas et qui donne furieusement envie d’allumer la console….

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Image de : Fondateur de Discordance.

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