Sidilarsen + Punish Yourself à l’Empreinte

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Il y a des concerts où on ne peut que se bouger pour s’y rendre même s’il faut contrer vents et marées ou en l’occurrence la zone 6 du pass Navigo ! Et pour cause, ce soir, brillant au néon dans le ciel (ou presque) : Sidilarsen et Punish Yourself à l’Empreinte de Savigny le Temple.

sidiC’est vraiment très agréable de revenir dans cette salle : bon agencement, bonne acoustique et un staff vraiment dévoué à la musique. La soirée s’annonce bien, même si après avoir mis la main sur VX (chanteur des Punish Yourself ), les nouvelles ne sont pas très rassurantes : « Je suis épuisé : concert hier soir et je n’ai pas réussi à dormir de la nuit. ». Il devient plus que nécessaire de faire une cure de Vitamine C avant la levée du rideau !

Ce sont les Sidilarsen qui ouvrent la partie. La salle est comble et l’atmosphère est déjà moite. Le groupe prend place et envoie la sauce comme à son habitude ! Seul petit changement : leur backliner qui a pris la place de Benben le guitariste, vendu en pièces détachées ce soir, comprendre main accidentée. On félicite d’ailleurs le nouvel arrivant, car mémoriser quinze titres en une semaine : respect ! Cependant, on entend que très peu les voix de Didou et Viber qui sont pourtant tout simplement extraordinaires. Après leur en avoir parlé, il s’agirait d’un problème d’agencement de la salle selon leur ingénieur du son et, pour citer, « les vrais métalleux préfèrent le bruit ». Ces derniers ont dû être servis, car à certains moments il s’agissait plus d’un long solo de batterie, aussi parfait soit-il, que de chansons.

Mais qu’importe les titres, maintenant devenus phares, sont bien là pour notre plus grand plaisir. L’énergie et les riffs répondent présents et on ne peut s’empêcher de pogoter sur leur musique considérée au jour d’aujourd’hui comme des plus efficaces. On citera en vrac : Acide Occident, Jusqu’à Mars, Retourner la France … La foule est survoltée et on voit voler non pas des oies sauvages, mais des baskets et des sweats au dessus d’un amas de fans branchés sur du 220 volts : la sauce prend. Et c’était sans compter sur leur fameuse reprise cultissime de Breathe de Prodigy .

Le temps de reprendre son souffle, de se désaltérer et c’est déjà le tour des Punish Yourself de grimper sur le pilori dans leurs plus beaux apparats : peinture fluo rose, jaune, vert comme à leur habitude. Certains membres du public ont d’ailleurs dû faire l’impasse sur Sidilarsen pour uniquement applaudir et se défouler sur le punk-indus décoiffant de nos compères et pour cause : si une heure auparavant, nous étions tous prêts à offrir notre stock de Ventoline à VX, pour le coup, c’est lui qui nous coupe le souffle. Gesticulant telle une poupée désarticulée, jouant tantôt la bête sauvage à quatre pattes, tantôt à la petite fille avec une chorégraphie et un déhanché des plus suggestifs, monsieur est fils de spectacles comme tout le reste du groupe.

S’enchaînent alors dans une cadence folle les titres plus anciens, mais tout aussi efficaces comme Suck My TV et les morceaux de leur nouvel album Pink Panther Party . Les riffs de guitare, la batterie et la voix (qu’on entend cette fois-ci !) sont calés et nos Toulousains nous offrent un show très visuel : étincelles, zombie girl sexy à moitié nue jouant avec le feu, machine à mousse, lights etc… Tout y est très sensuel, ce qui rajoute une caractéristique étonnante au déroulement des événements. Le public trépigne à la limite de se rouler par terre : il est temps d’en finir avec Gay boys in Bondage devenu au fil du temps l’hymne des punishers.

Le public est à terre. Épuisé, mais heureux. Un dernier petit tour de salle histoire de donner le mot de la fin à VX : « Les hanches ça va, ce sont les cervicales qui ne suivent pas ! ». Nous repartons donc sur la capitale dans un dernier fou rire rose fluo et « avé » l’accent !

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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