Sidilarsen au Nouveau Casino

par |
Ce soir, je file dans les couloirs du métro dans un but précis, limite ultime et j'avoue que je trépigne d'impatience, laissant mes envies de flâner dans les rues de Paris pour plus tard. En plus là, impossible d'arriver avec quelques retards que ce soit : le groupe dont le nom clignote presque en haut de l'affiche ne s'encombrera d'aucune façon d'une première partie : ça sera Sidilarsen et rien ni personne d’autre ! Bienvenue au Nouveau Casino...

sidi2Cela se bouscule dans la salle, la mezzanine est fermée pour l’occasion mais le public est au rendez-vous et l’ambiance est chaleureuse, limite identique à celle d’un café-concert, plutôt ironique pour le programme de ce soir lorsqu’on y pense mais le côté cosy est agréable.

Petite intro et le groupe arrive sur scène. Habillés chacun d’un haut blanc et d’un bas noir, cela rappelle vaguement une chorale de fin d’année mais on est bien loin de la rétrospective des Choristes. En effet, sachant mêler avec harmonie les titres des albums précédents, ils nous livrent avec générosité ceux de leur nouveau bébé : Une Nuit Pour Sept Jours . Didou, au chant, accompagné de son charisme naturel se livre à corps perdu (au propre comme au figuré !) à son public sur des riffs de guitares et des rythmes électro comme seuls eux savent le faire dans notre hexagone. Quant au batteur, rien à redire bien au contraire, et pour cause : accablé par un technicien faisant « le son avec les yeux », ce début de show ne sera quasiment qu’un solo de batterie d’une demi heure. On pourra d’ailleurs remercier chaudement les premiers rangs de connaître aussi bien les paroles pour tenter de pallier à ce gros défaut technique…

Arrive alors leur fameuse reprise d’un des titres de Prodigy ( Breathe ) qui soufflera comme un vent de hardcore sur la fosse et qui permettra de retrouver le volume des micros sur la console : comme quoi, tout n’était pas perdu et heureusement car, rejoint par Mouss des Mass Hysteria, notre quatuor prend du plaisir et en donne ! Les morceaux s’enchaînent, on citera en vrac : Féline, En Vidéo, Acide Occident tirés du nouvel album donc, ainsi que Dressés par les Ondes et La Morale De La Fable, utilisés et réutilisés sur une quantité industrielle de samplers depuis leur sortie. Le public a donc largement matière à donner de la voix et du pied, donnant du baume au coeur aux musiciens qui n’auront eu qu’une seule envie : celle de se surpasser. Nos deux guitaristes se lancent alors dans un hell battle de la mort sur la fin du set. Cerise sur le gâteau : Appel à Résistance, autant dire cohésion finale !

Les lumières se rallument comme si rien ne s’était passé. Petit débriefing du concert avec Bob des Watcha, croisé par hasard et, sortant de la salle, j’en profite pour rebrancher mon MP3 histoire de repasser pour la trois cent cinquante sixième fois ce fameux dernier album. Et à la question de savoir pourquoi continuer à l’écouter en long et en large, malgré cette semi déception, je répondrais seulement : « Parce que la Terre tourne … »

Crédits photo : thelsb (http://www.myspace.com/thelsbphotographie)

Partager !

En savoir +

Site officiel: http://sidilarsen.free.fr/
Blog: http://sidilarsen.blogspot.com/
Myspace: http://www.myspace.com/sidilarsen

A lire sur Discordance: [Chronique d'une Nuit pour sept jours->749]

A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article