Shogun – Charm City

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Un lapsus révélateur au moment de taper le titre de cet album sur mon clavier. Sous la pulpe de mes doigts sont sortis les 2 mots « Crime City ». Et il faut bien avouer que Shogun fait plus de la musique de brigands que de charme.

shogunLa Scandinavie est le lieu de naissance de nombre de groupes de musiques extrêmes - voir le courant black métal venant de Norvège, Suède et Finlande depuis la fin des années 80 ( Burzum, Mayhem, Enslaved, Marduk, Beherit ).

Mais niveau gros son, l’Islande était jusqu’à présent vierge.

Jusqu’à ce que naisse SHOGUN, il y a un peu plus d’un an et demi.

Comme beaucoup de groupes dont la langue maternelle est très peu usitée hors de leur territoire, SHOGUN a choisi l’anglais pour s’exprimer. Dans des textes parfois sombres et brutaux, ils décrivent la solitude comme unique mode de vie possible ( » I gave you my hand but you let go / And now there is nothing left / But to inject the fucking suffering « ). Mais ils distillent également des paroles de véritables vikings : « So while your heart / Still shows sign of life / Make the most out of it follow your feelings » ou « Don’t think of what will happen / Only given one change to be all you can be » .

Évidemment, en écoutant SHOGUN, on pense à quelques grands noms de la scène métalcore internationale, comme As I Lay Dying ou Converge . D’ailleurs, les membres du groupe sont loin de renier ces influences, même s’ils préfèrent citer The Devil Wears Prada et Bring Me the Horizon, entre autres.

S’ils ne révolutionnent pas le style métal/screamo/hardcore, ils ont au moins le mérite de faire ça bien.

Et vas-y que je t’envoie de la double pédale, des riffs lourds et une rythmique qui l’est encore plus…

Si vous cherchiez de quoi headbanger, et bien arrêtez.

Les 9 morceaux de Charm City  s’enchaînent tout naturellement. Non sans cris, mais ils sont tellement salutaires.

Si vous êtes amateurs, vous trouverez certainement des pics de plaisir dans Backstabber, We bury our sins above, Charm City et Switchblades vs Twelve Gauge . Des bombes d’un emocore qui sait alterner passages (parfois un peu trop) posés et passages rapides. Mixer un chant guttural violent et un chant clair plein d’une gentille rage adolescente.
Une voix hyper agréable que l’on apprécie d’autant plus dans un Interlude chanté, parenthèse tendre au milieu de ce chaos ( » What a charming city. « ).

Au final, Charm City  est un debut album assez court, mais c’est suffisant pour poser les bases du style de SHOGUN . On attend maintenant la suite, qui devrait enfoncer le clou.

Bonne nouvelle, ils écrivent actuellement de nouveaux morceaux (cf. leur profil myspace) !

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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