Shaka Ponk | Zénith de Strasbourg | 19.10.2012

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Une tournée des Zeniths avant de finir en apothéose par un Bercy. À n'en point douter, Shaka Ponk a décidé de monter encore d'un cran pour fêter le succès au-delà de toutes attentes de leur troisième galette The geeks and the jerkin' socks .

Après la fournaise de leur set à la Laiterie de Strasbourg en début d’année, leur prestation particulièrement remarquée en quasi-tête d’affiche des Eurockéennes cet été (avec Cantat les rejoignant sur le final) et l’amuse-bouche particulièrement frustrant d’à peine 45 minutes de leur première partie d’Iggy Pop à la Foire aux Vins de Colmar, on attendait Frah et sa bande de pieds ferme, pour voir de quoi ils étaient capables devant 10 000 personnes. Enfin un peu moins, puisque le Zenith n’était rempli qu’aux trois quarts, ce qui reste bien sûr tout à fait honorable.

Au fur et à mesure que l’intro vidéo défile, chacun des membres prend place sous des acclamations redoublées jusqu’à ce que les ombres de Frah et de Sam se détachent de l’écran vidéo pour entamer un Shizah Radio sur les chapeaux de roues.

Rien de fondamentalement révolutionnaire, puisque c’est la même entame depuis le début de la tournée il y a 18 mois… Comme à son habitude Frah sautera dans le public pendant le break du morceau. Une impression de déjà-vu donc qui se prolongera tout au long du concert avec une setlist identique à toutes celles jouées en salle sur cette tournée. Forcément le groupe étant très dépendant du placement de ses vidéos et de ces mises en scène, pas simple d’improviser beaucoup d’un concert à un autre. Pourtant un grain de folie aurait été le bienvenu.

Malgré tout ça, dès l’enchainement Hombre que soy / Twisted Mind / Hell’O, ces bémols ne tarderont pas à s’effondrer comme un château de cartes. Le groupe est visiblement ravi d’être là, et de voir les vidéos défiler (Sex Bomb, Dot Coma) dans une salle à la mesure de l’ambition de celle qui était la leur dès leurs débuts, difficile de ne pas voir ce concert comme une consécration.

Consécration qui s’achèvera par deux rappels en forme de best of avec l’inévitable duel Ion vs Goz, How we kill stars, Let’s bang, Palabra mi Amor (sans Betrand ce coup-ci) et French Touch qui reverra Frah faire un long stagediving sur des premiers rangs ravis.

De quoi mettre une (saine ?) pression sur la suite de la carrière d’un groupe destiné à décrocher les étoiles.

Crédits photo : Yann Schaub

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