Sept Vies

par Polly|
Sept vies c'est d'abord un avertissement : « Attention tu vas pleurer ! » Et bien non, pas cette fois, et pourtant Dieu sait que mes glandes lacrymales ont déjà souillé quelques sièges des salles obscures.

19040285_w434_h_q80Lassé des films d’actions et des rôles de Bad Boys, Will Smith, l’acteur black le plus bankable de sa génération, a décidé de se racheter une carrière. Après la comédie père-fils dans A la recherche du Bonheur et la science fiction avec Je suis une Légende et Hancock, le voilà qui s’attaque au mélo.

Et quel mélo ! On s’enfonce dedans comme on s’enfoncerait dans de la mélasse. Tout y est tellement gluant et dégoulinant de bons sentiments, qu’à la fin on frôlerait presque l’indigestion.

Mais parlons d’abord du synopsis. Ben Thomas ( Will Smith ), agent du fisc, est traumatisé par un lourd secret qui l’amènera à vouloir changer la vie de 7 personnes, qui selon lui, le méritent. Malheureusement, ce lourd secret qui le ronge n’en est pas un pour tout spectateur avec une once de jugeote. Il est même possible, pour les plus futés, de deviner la fin du film au bout d’un quart d’heure seulement. Vous l’aurez compris, les ficelles du scénario sont tellement grosses que ça en devient frustrant. Malheureusement, le cinéma n’est pas fait pour donner raison aux spectateurs. Dans ces conditions, les deux heures du film peuvent paraître bien longues.

Si Will Smith est ici à contre emploi, dans un rôle dramatique, il n’en devient pas forcément plus crédible. Le pauvre semble constamment souffrir de maux d’estomac plutôt que de blessures à l’âme. Alors que certains saluent sa prestation, je la jugerais un poil sur-jouée. Au contraire, Rosario Dawson campe à merveille son personnage de jeune femme amoureuse. Oui, amoureuse, car que serait un mélo sans son histoire d’amour pompeuse à l’eau de rose ? Rien de plus pour ce film, car avec ou sans cette love story, la finalité de l’histoire aurait été la même.

Mais Sept vies c’est aussi : des hispaniques pauvres, un aveugle, une vieille en détresse, des enfants hospitalisés, un frère dans le besoin, un grand chien et une méduse. Ajoutez à ça Rosario Dawson en cardiaque et vous possédez les ingrédients parfaits pour un parfait navet.

Sept vies, un film sur la rédemption et le don de soi à l’américaine. Pour ce qui est des larmes, louez-vous plutôt La Ligne Verte .

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