Saul Williams – NiggyTardust!

par |
Dans une veine tentative de remonter le temps pour évoquer quelques-uns des trop nombreux albums qui ont été honteusement passés sous silence dans cette feuille de choux pixélisée que vous avez devant les yeux, il est grand temps de publier quelques mots au sujet de cet album de Saul Williams sorti fin 2007.

niggySi vous n’appartenez pas à ce troupeau de cons qui l’ont sifflé en première partie de Rage against the Machine à Bercy en juin dernier ou si vous ne faites pas partie de la TRIMGAEHSOHMIFA ( Trent Reznor is my God and Everything he says or he makes is fucking awesome ), il y a de fortes chances que vous n’ayez jamais entendu parler du bonhomme.

Acteur et chanteur de hip-hop, Saul Williams est issu de la scène slam américaine et est avant tout un poète de grand talent. Après avoir assuré la première partie de NIN en 2007, et surtout après ne pas s’y être fait lynché, Trent Reznor lui a proposé de produire son album. Alliance improbable donc, entre ce militant de la cause noire et l’icône indus-gothique de toute une génération.

Pourtant cela fonctionne. Et plutôt pas mal même. Musicalement c’est du NIN garantie 100% période Year Zero . En plus expérimental. Reznor ira jusqu’à s’amuser à réutiliser des petits bouts du Halo 24 ( Me I’m not et The beginning of the end ). C’est donc sur ces sonorités distordues et ouvrières, que Saul Williams pose un chant très parlé, débitant des textes denses et complexes avec une sincérité qui transpire de chacun de ses mots.

Mais autant être clair, si vous ne maîtrisez pas impeccablement la langue de Shakespeare, vous risquez de passer largement à côté de ce spoken words racé et ambitieux. Et si comme moi, vous aviez découvert Saul Williams sur l’énormissime Gunshots by Computer, le meilleur des remixs de NIN à ce jour, vous resterez sans doute sur votre faim malgré les nombreuses qualités de cette collaboration.

A noter que l’édition digipack qui vient de sortir contient une très chouette reprise de Can’t hide your love d’ Earth, Wind & Fire, le fameux Gunshots by Computer ainsi que List of Demands, la tuerie du précédent album.

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Fondateur de Discordance.

1 commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Vendredi 29 août 2008
    Niouf a écrit :

    Je suis pourtant fan de Reznor et mon avis rejoint le tient : j’y ais pris moyennement du plaisir.

    En revanche son précédent album est très recommandable (avec un excellent duo avec Zack De La Rocha).

Réagissez à cet article