Santigold + The Cast of Cheers | La Plage de Rock | Port Grimaud | 24.07.2012

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Théâtres antiques, amphithéâtres antiques, ponts et aqueducs antiques aussi, des forts Vauban et bien d’autres lieux plus originaux les uns que les autres, dans le sud, on est bien servi en lieu incroyable pour des concerts durant l’été. Et cette fois ci, ça peut paraitre finalement plus banal, mais nous nous sommes intéressé à un festival en bord de plage, les pieds dans l’eau : La Plage de Rock.

Déjà à sa 7ème édition, ce festival prend place au sein d’un camping de Port Grimaud, la petite Venise française, une cité lacustre située dans le golfe de Saint-Tropez.

démo de Wakeboard

Ce festival, pas forcément très connu, mérite toute notre attention parce qu’ils ont déjà reçu pas mal de bons groupes internationaux de rock indé comme Who Made Who, Cold War Kids, The Dandy Warhols, Fujiya & Miyagi, !!! (Chk chk chk)… et cette année, toujours étalé sur le mois de Juillet, ils accueillent Other Lives, Hanni El  Khatib, Santigold, Black Lips et 1995 et tout ça pour… attention… que dalle, nada, c’est tout simplement gratuit !

En arrivant avant les concerts, on est accueilli par un petit concours amateur de Wakeboard, c’est animé, on trouve des tas de touristes de tout horizon, de quoi manger, boire, la plage pas trop fréquentée… c’est très agréable. On se sent immédiatement en vacances sur la Côte d’Azur !

The Cast of Cheers, des Irlandais très efficaces

Un peu en retard à cause du concours de Wakeboard ne finissant pas, à 20h30, les Irlandais de  The Cast Of Cheers, qui ont sorti leur premier album « Family«  le mois dernier — qui n’avait pas vraiment retenu notre attention d’ailleurs — viendront tout de même commencer à assurer leur première partie sans attendre la vraie fin du  « contest ».

Et très vite on est entraîné par leurs morceaux courts et percutants finalement bien mieux taillés pour la scène plutôt que sur CD. Le public est vite conquis également, ce qui n’est pas forcément acquis quand on est en première partie d’un concert qui est gratuit et qui donc attire tout et n’importe qui. Très bonne surprise que leur math rock à la batterie survoltée, aux riffs rapides et clairs, aux lignes de basses entêtantes ainsi que quelques boucles synthétiques discrètes donnant un petit côté exotique. On retrouve chez eux un peu de Foals par-ci, du Vampire Weekend par-là ainsi qu’une pincée de Block Party.
Beaucoup d’énergie, d’humilité et de bonne humeur nous feront passer un très bon moment en leur compagnie pendant que le soleil nous quitte.

Santigold : couleurs, shaking et ambiance

La nuit enfin parmi nous, c’est maintenant le tour de Santigold, pour qui nous avons fait le déplacement. C’était son premier passage dans la région, nous ne pouvions pas laisser passer cette occasion, surtout gratuitement.
Sa musique, c’est l’exemple parfait de la New Yorkaise qui a réussi à mêler ses origines ethniques avec son milieu de vie (Brooklyn) dans une pop éclectique qui se nourrit d’influences dub, soul, afro beat, hip hop mais aussi de rock et de new wave, on pensera notamment à The Smiths et les Talking Heads.

Et sur scène, on a droit à un vrai show en plus du concert avec des danseuses, des chorégraphies et des looks très étudiés. On commence directement avec Go, qui ouvre aussi le dernier album « Master of My Make-Believe » et sans vrai temps mort on enchaine les tubes L.E.S. artistesLights Out et la génialissime Say Aha, la barre est très haute d’emblée.

Et quand la chanteuse s’en va pour un petit break, le show continue avec une séance de Kuduro avec la musique qui va bien, le public est en feu, ça bouge, ça bouge ! Le show est rodé et spectaculaire, les danseuses restent de marbre en exécutant leurs chorégraphies, mais Santigold est, elle, fort sympathique, souriante, s’adresse au public et le fait participer. Moment loufoque avec l’apparition d’un cheval blanc géant avant la formidable Disparate Youth, sûrement son meilleur morceau à ce jour.

Tout ce que l’on aime de ses deux albums (même l’époque où elle s’appelait santogold) est présent, the Keepers fait chanter le public, Creator rajoute une bonne grosse dose d’Electro et fait monter le public sur scène, ce qui provoque un sacré bordel dans les premiers rangs avec les gens qui veulent monter sur scène. Certains abandonnent les rangs, nous, nous nous accrochons parce la suite sera tout aussi bonne avec la toute simple Freak Like Me, puis Starstruck et la très dub Shove it qui profitera d’une transition parfaite (Santigold continue de chanter les paroles de Starstruck sur la musique de Shove It avant de tomber définitivement dessus) et on finit sur la très dansante Big Mouth avec son rythme Afro Beat, on shake son boule encore plus.

Et ce n’est pas fini, sous la demande générale, on  a droit à un rappel avec la bien nommée et inattendue Unstoppable et encore plus grosse surprise, la reprise de la pas très subtile Bootay de Spank Rock pour clôturer.

Du grand spectacle comme on aime en voir. Finalement les seules ombres au tableau seront la trop douce et mal placée Anne en milieu de set et l’impression d’avoir eu du playback. Cependant vu le vrai spectacle qu’elle nous a délivré, on peut facilement l’excuser. Danser ou chanter, il faut visiblement choisir pour tenir la longueur, surtout sur pas moins de 17 morceaux.

Le show étant fini, la chaleur redescend enfin, mais heureusement on est à la plage, rien de mieux que d’aller piqué une tête, c’est gratuit aussi, on peut bien profiter du semblant de vacances !

Photos : Cédric Oberlin

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A propos de l'auteur

Image de : Passionné de musiques électroniques et synthétiques, il est toujours en quête perpétuelle de sons et de vagues de boucles synthétiques qui l'accompagnera de longues heures. Grand rêveur originaire des Bouches du Rhône (13) voguant à présent dans les îles de France, il cherche à partager ses coups de coeur par tous les moyens possibles.

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