RoBERT

par Arno Mothra|
Personnage féerique, troublant et unique dans la scène électro-pop-expérimentale, RoBERT a, depuis 1992, offert quatre albums à un public fidèle, de plus en plus nombreux depuis 2002. Une artiste atypique, touchante, indubitablement (et irréversiblement) marquée par les contes défaits…

« Je suis la malchanceuse, la va-nu-pieds, la gueuse. »

bob1Accompagnée par le compositeur Mathieu Saladin (duquel elle ne se séparera pas), RoBERT signe chez Sony/BMG en 1990, pour la sortie du titre Elle se promène . Un single bien accueilli par la critique, mais paradoxalement boudé par les radios (la chanteuse fredonnant « Elle se promène sur la bande FM, elle se promène sans joie ni peine ») et les programmations musicales à la TV.

Servie ensuite par les singles Les jupes et Les clichés de l’ennui, passés inaperçus, l’exploitation du premier album Sine, arrivé en 1993, est rapidement bâclée et oubliée par la maison de disques, peu consciente de la richesse artistique de la jeune chanteuse. Malgré des titres électroniques nouveaux et savoureux, en attestent Das Model, reprise des Allemands Kraftwerk, Sans domicile fixe, Le chien mauve ou encore Simon’s song, des textes mêlant à la fois la mélancolie et les rêves de petite fille, l’expérimentation sonore ne convainc pas.

Remise de l’échec commercial de ce premier essai, RoBERT enregistre Princesse de rien, le successeur de Sine, en 1997. Ce disque restera par ailleurs, pour nombre de ses aficionados, le joyau inestimable de sa carrière. Sans délaisser l’électronique en second plan, Princesse de rien privilégie la viole de gambe, le clavecin et la flûte baroque, gorgeant les morceaux d’un sang glacé et éploré. Le titre éponyme de l’album (intitulé Triste et sale sur le support simple) et Colchique mon amour paraissent discrètement en singles en bénéficiant d’un clip complètement barré pour le premier, et plus intime pour le second, montrant l’artiste se baigner nue dans un lac. Plus abouti et froid, Princesse de rien regorge d’une pléthore indéniable de petits chefs d’oeuvre ( Le model, assimilable à Isobel de Björk en plus doux, Tout ce qu’on dit de toi, Dans la cité nouvelle, Question de philosophie, ou Louis, écrit avec son père). Un disque d’une rare intensité, d’une tristesse bleutée; indispensable. Le grand public, gavé aux boys band, à la brit-pop et à la dance machine, ne s’y retrouvera, évidemment, toujours pas.

L’année 2000 sonne le glas d’une (trop) longue absence, pesante : réédition de Princesse de rien (avec en bonus, L’appel de la succube, première collaboration avec la romancière à succès Amélie Nothomb qui l’interviewera dans la foulée, en donnant ainsi lieu à un entretien cultissime), arrosée par le single devenu incontournable Nickel (version remixée de Tout ce qu’on dit de toi ), publication de Robert des noms propres d’ Amélie Nothomb, inspiré bien entendu par l’oeuvre et la vie de RoBERT (rebaptisée étrangement Plectrude pour l’occasion). Un nouveau public découvre alors l’artiste, dont l’univers princesse désenchantée émeut. Cette brève sortie à la lumière annonce, surtout, la sortie imminente d’un nouvel album.

robert2-2 Celle qui tue, la troisième production de RoBERT, est livrée dans les bacs en 2002. Repartant sur une électro expérimentale, barrée et plus rythmique, ce nouveau disque s’éloigne totalement de l’image douce et triste de Princesse de rien . RoBERT ne chuchote plus ses maux. La collaboration artistique et amicale avec Amélie Nothomb se poursuit dans l’écriture de plusieurs titres (dont le génial et triste Le chant des sirènes, au double sens éloquent et poignant, ou Requiem pour une soeur perdue, au sujet typique des ouvrages de l’auteur), alors que l’univers fantastique de la chanteuse culmine à son apogée : sorcière, citrouille, prince bleu, guerrière, gueuse, sirène, princesse sans identité, meurtrière, tout y passe. Malgré la popularité grandissante de RoBERT et son retour sur scène à Paris, bizarrement, aucun morceau ne sortira en single (seul A la guerre comme à la guerre, peu représentatif de l’ambiance générale, est envoyé aux radios), ni même en vidéo.

Les deux premiers efforts désormais introuvables, l’incube propose une compilation (plus éditée), Unutma en 2004, regroupant tous ses singles (à l’exception des Clichés de l’ennui ), des nouvelles versions ( Elle se promène ), des remixes, des inédits (la reprise de Sally’s song de Danny Elfman, initialement issu de la B.O de L’étrange noël de monsieur Jack ), et une petite rétrospective de sa carrière. Le prince bleu, interprété avec Majandra Delfino, servira de single promotionnel dont le clip, tout en images de synthèse, sera beaucoup plus diffusé sur les chaînes musicales hertziennes. S’en suivra une nouvelle version de Nickel remixée par Romain Tranchart, malheureusement sans grand intérêt. RoBERT et légendes, premier fan-club officiel de la belle, ouvrira ses portes dans la foulée, offrant de nombreuses exclusivités à ses adhérents.

La fin d’année 2005 annonce l’arrivée du quatrième album de RoBERT, Six pieds sous terre, aux textes encore plus délicieux et maîtrisés. Plus épuré, baroque et sombre, ce nouveau disque ne laissera plus aucune place aux expérimentations électroniques, ni même à de gros arrangements sur la voix. Tous les instruments baroques de Princesse de rien seront utilisés au profit d’un concept froid, atypique, et diablement percutant. Deux singles en seront extraits : Personne (défendu en radios par un remix très 80′s de Romain Tranchart ), et surtout Histoire de loup chanté avec Sacha Bourdo, au clip sublime et à l’esthétisme soigné. Excessivement barrée et plus réussie que Celle qui tue, cette galette mitigera cependant les fans de la chanteuse, sans doute pour l’absence totale de sons électroniques. Six pieds sous terre sera réédité début 2007 – ainsi que toute la discographie de RoBERT – incluant une pléthore de bonus, coïncidant avec la sortie de Princess of nowhere, un album rétrospective de 16 titres réinterprétés dans la langue de Shakespeare, destiné au marché international.

Après plusieurs années à remplir les plus belles salles parisiennes (L’Olympia ou le Divan du monde, entre autres) RoBERT est partie à la rencontre de son public durant sa première tournée française, achevée en juin 2008.

Robert – Sourde et aveugle

spurdfront Une nouvelle production de RoBERT perturbe et déroute toujours l’auditeur à la première écoute, tant l’expérimentation et l’atypisme musicaux côtoient le sublime. Si « Sourde et aveugle », son dernier album, ne déroge pas à la règle, il était difficile de lui prêter d’avance tout ce à quoi nous avait habitués la chanteuse tant il parait aujourd’hui impossible de réinventer la musique. Et pourtant !

Tout est calme, le premier single extrait et servi par un clip sobre rappelant la souplesse de l’ancienne danseuse étoile, laissait présager une rétrogradation délicieuse sur la pop électronique de « Sine ». Il n’en sera presque rien, ce titre faisant avec Sois courageux et The end (reprise éblouissante des Doors qui clôt le tout) office d’ovni au sein de ce disque. Si l’électronique s’est déposée avec parcimonie sur les coutures de Sourde et aveugle, c’en est avec extrême pudeur.

Ainsi, A mes copines assure l’ouverture de cet opus dans une ambiance inhabituellement baroque, dont les contrastes lumineux redonnent par ailleurs du sens à ce mot : mixtionnant sans complexe les cordes, les cuivres, à des guitares et des percus discrètes servant un texte empli de désillusions de fillette. Bluffant, à l’instar de J’ouvre pas (meilleur titre de l’album, très sombre, sorte de valse funèbre aux accents gothiques) et Le froid, quelques pistes plus loin. Gouttons au ciel, Comme un dieu, ou les plus rapides Sois courageux (au texte irrésistiblement sadique) et Fille à prendre, très théâtraux, ressemblent presque à des chansons de Danny Elfmann dans les meilleurs films d’animation de Tim Burton . La deuxième plage, Le jardin des roses, interprétée avec le talentueux Austyn (et dont le clip servira de promo au premier album de ce dernier, à sortir en 2009), plonge l’auditeur dans un nid de douceur noire et vaporeuse, digne de Nick Cave & the bad seeds, dans le même esprit que Cerise qui suivra peu après.

Le choc nous prendra aux tripes sur l’étonnant et sans équivalent Tour de France, enjoué, rapide, original, parfois délicieusement kitsch, autant que sur Ma gueule, reprise au clavecin (!) de Johnny Hallyday, pourtant loin d’être une référence. Ou quand RoBERT paraphrase Charles Baudelaire, transformant presque la boue en or.

La nette évolution sur ce disque opère sur l’humour général bordant la plupart des chansons, mais également dans la voix de RoBERT, beaucoup plus douce que sur Celle qui tue et Six pieds sous terre, les deux précédents albums. Sans compter, encore une fois, des guitares quasi omniprésentes (hormis, bizarrement, sur The end des Doors, impeccable et saisissant).

Si RoBERT semble ne plus vraiment s’intéresser aux pléthores de sons électroniques, au profit d’instruments habituellement utilisés pour l’opéra ou la musique classique, elle signe avec Sourde et aveugle l’un de ses meilleurs disques, et prouve avec classe que les (grands) médias français, pardonnez l’expression, ne défendent que de la merde.

Définitivement une référence, et véritable météore dans l’Histoire de la musique.

Crédits photo: Goldensilk

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RoBERT, Sourde et aveugle, 14 titres, chez Rue Stendhal – Sortie le 17 novembre 2008

Site officiel: http://www.robertlesite.net
Myspace: http://www.myspace.com/frenchsingerrobert

7 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 17 novembre 2008
    Max a écrit :

    Dit celui qui a écrit une critique élogieuse peu objective sur le dernier Farmer…

  2. 2
    le Lundi 17 novembre 2008
    Dahlia a écrit :

    « et prouve avec classe que les (grands) médias français, pardonnez l’expression, ne défendent que de la merde »

    Franchement Arno, pourrai-tu arrêter de ressortir ce type de phrases dans la quasi-totalité des papiers où tu défends des gens que tu aimes? Ca devient un running-gag pas drôle et ça dessert ton propos par moments (celui sur Murat par exemple, ça m’a vraiment empêché de le lire à sa juste valeur).

    roBERT, je suis restée bloquée sur Nickel. « Tu n’es pas, Tout ce qu’on dit de toi, lalalala… » Une vraie friandise empoisonnée! Sinon, je ne suis pas très sensible à sa voix, j’avoue… Mais je me rappelle qu’elle a accompagné de nombreuses nuits d’insomnies car M6 rediffuse régulièrement son concert à la Cigale vers 3h du mat’… Son univers visuel ne passe pas inaperçu :)

  3. 3
    le Jeudi 20 novembre 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Dahlia, je te rejoins sur le fait qu’il n’est pas indispensable de rappeler la même chose (ceci dit sur plus de 30 chroniques, ce n’est lisible que sur Murat, Mylène Farmer, Crack ov dawn et RoBERT, pour une quasi totalité c’est assez maigre).

    Mais j’en rajoute volontiers une couche :

    Le rôle des médias est d’informer, et non d’engrosser coûte que coûte Universal ou Hachette (et Flammarion). Je ne peux évidemment pas t’inviter à consulter les classements IFOP, étant donné que la France est le seul pays qui demande un accès payant à cela (un scandale). Car il faut aussi que tout soit clair : si Beigbeder et compagnie contrôlent parfaitement les publications littéraires et leurs publicités avantageuses auprès des médias, les grandes majors de maisons de disques ne sont pas en reste. Il n’y a qu’à voir ce qui parait, et ce qui se vend aujourd’hui. A l’aide, bien entendu, d’une ubiquité malsaine. Encore un 1997, il n’était pas rare de croiser des groupes comme Babylon Zoo ou K’s Choise à côté des pantins formatés destinés à rentabiliser.

    Mais pour les livres, il y a le Nouvel Obs (classement roman et essais), pour les radios, le Power 70, et pour les disques, c’est toujours consultable sur Charts in France.

    Je suis de plus en plus consterné et scandalisé de ce que les médias livrent au public : on ne sera plus étonné qu’à l’école, les gamins dissertent sur Anna Gavalda, Hervé Vilard et Marc Lévi (oui, Rimbaud et Victor Hugo seront supprimés des programmes), avant d’aller applaudir Christophe Maé, monopolisant joyeusement les chaînes TV et les ondes radiophoniques. Ce genre de conduites incite à l’agonie de la culture : ainsi, la Demeure du Chaos, et je l’écris de façon officielle après le jugement, sera détruite, et Bertrand Soulier, sur lequel une camarade avait il y a peu consacré un article, va passer en procès par un Maire UMP sous prétexte de ne pas piailler les clichés ou fausses louanges d’un lieu.

    Tout se rejoint. Et en ce qui me concerne, ça me débecte. A force d’habituer une masse à de la daube, on en détruit la culture. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de voir fermer des Editeurs (magnifiques pourtant) comme Nuit d’Avril ou l’Oxymore, ou des petites salles de concerts à destination des musiciens plus underground.

    Pour RoBERT, on a dû passer les mêmes nuits d’insomnie ;) Mais bon ça se rejoint : c’est inadmissible de consacrer des heures normales à des chanteurs chewing-gum pour diffuser ce qu’il y a de plus indé à des heures inaccessibles.

    Max : si ça te pose un problème, va lire autre chose. Objectivité ne veut strictement rien dire dans une critique, étant donné que toute critique est subjective, et qu’il faut se travestir d’énormément de prétention quant à penser qu’un avis personnel se doit de devenir une idée générale (il existe un mot qui qualifie cette pensée : je m’abstiendrai de le citer…). De plus, niveau objectivité, ton commentaire n’est pas en reste puisqu’il n’implique que ton avis. Alors ?

    Si l’argumentation ne fait pas l’objectivité, elle en aide tout de même, car elle ouvre sur un débat. Chose que décidément, tu sembles condamné à ne pas souhaiter (ou être capable, c’est selon).

    Et si tu te focalises sur une chronique passée, je n’ai rien d’autre à te proposer que d’aller consulter un psy, car ça devient grave. De plus ton commentaire est très con, car je ne fais partie d’aucun grand média, et Farmer se fait violemment cracher dessus à chaque sortie d’album dans les médias populaires. Donc ton commentaire est idiot et n’a strictement rien à voir avec le reste.

  4. 4
    le Vendredi 21 novembre 2008
    Dahlia a écrit :

    Mais je ne remets pas en cause ton intégrité et ton indignation, je tiens juste à te signaler que ça peut aboutir à l’effet inverse que ce que tu escomptes. Ce qu’on peut finir par entendre dans ton propos c’est « Ce que les gens écoutent (d’ailleurs qui sont les « les gens »?) c’est que de la merde, et ce que MOI je vous amène sur un plateau, au moins c’est authentique et génial, c’est comme ça et pis c’est tout. » Je schématise exprès, je me doute que c’est loin d’être aussi péremptoire, mais je pense que tu vois où je veux en venir. Dans un autre style, je prépare une chronique et une interview de la chanteuse new-yorkaise Vanessa Daou qui est pratiquement inconnue en France, bien qu’elle ait fait la première partie d’Etienne Daho à l’époque de l’album Corps et Armes. Pour moi, c’est une référence absolue dans le nu-jazz à tendance electro, elle tourne depuis plus de 15 ans, elle a un univers et une démarche artistique qui pourrait parler à beaucoup. Pour autant, je n’ai aucune envie d’insulter ou avoir l’air d’insulter ceux qui vont me lire en disant un truc du genre « si vous connaissiez pas, ben c’est votre faute bande de nazes, parce que vous écoutez que ce que défendent les grands médias. » L’avantage du web c’est ça, les choses qu’on met en valeur et défend ont une durée de vie plus longue et qui a toutes les chances de faire boule de neige, c’est un media qui peut devenir puissant si on sait s’en servir…

    Je ne savais pas pour la fermeture de Nuit D’avril et Oxymore. Mais par contre, tu es quand même au courant que tous les prévisionnels de la rentrée se sont cassés la gueule? Catherine Millet, Christine Angot, le Houellebecq/BHL qui ont à peine vendus? Et je ne crois pas que ça soit seulement une histoire de pouvoir d’achat, sinon La où les tigres sont chez eux qui est publié chez Zulma (prochainement chroniqué ici par Lou) ne se vendrait pas comme ça (il grimpe tranquillement vers les 20 000 ex en 3 mois). Et pourtant c’est un pavé de 800 pages, 25€, c’est d’une érudition et d’une qualité d’écriture rarement vue. Allez tout n’est pas perdu il suffit de le vouloir.

    Tiens rien que pour ça, il me tarde de mettre l’interview de Tristan-Edern Vaquette en ligne, tu ne devrai pas être déçu.

  5. 5
    le Vendredi 21 novembre 2008
    Max a écrit :

    Cher Arno… tu sais très bien que Farmer est sans doute la chanteuse française la plus médiatisée! Tout comme Madonna et beaucoup d’autres stars, le ton des critiques importe peu: pourvu qu’on parle d’elle.

    Désolé, mais on ne peut pas vraiment dire que son dernier album soit soigné au niveau des textes… Alors continue, critique les auteurs, chanteurs et tous les autres artistes « populaires »… Mais que diable, il serait temps pour toi d’être plus qu’un simple journaliste au talent stylistique avéré.

    Nous voulons du réel, du ressenti, pas des innombrables critiques sur les médias et les nouvelles stars express du show biz. Tout cela n’est pas nouveau!

    Ne me dis pas qu’il n’y a jamais eu de daubes avant les années 2000… Je ne sais pas ce que tu as besoin de prouver aux autres ou à toi même en remettant constamment en cause le système, mais si tu veux vraiment apporter quelque chose à la société évite la provocation gratuite et privilégie la création.

    Personnellement, je suis un lecteur assidu de tes articles mais je déplore, comme il a été dit précédemment, des sujets récurrents qui n’ont pas forcément lieu d’être lorsqu’on analyse une sortie d’album (dire que ce qui se vend en ce moment est mauvais ne rendra pas le dernier RoBERT meilleur).

    Cependant, comme tu l’as dis, je dois être « con »…

  6. 6
    le Dimanche 23 novembre 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Max je t’invite à me relire. Je ne me serai pas permis de te traiter de « con », j’ai écrit que les allusions de ton commentaire l’étaient, car absolument sans rapport avec l’article.

    Pour le début de ta réponse, tu as tout à fait raison, évidemment. Mylène Farmer ne fait délibérément plus rien, sachant aussi que les médias sont obligés, aujourd’hui, de parler d’elle. En revanche, elle n’a jamais été plébiscitée nulle part, les réactions à son égard sont violentes et souvent grossières. Après je ne comprends pas pourquoi tu ramènes le sujet sur Farmer à vrai dire, comme s’il était inconcevable qu’une critique musicale applaudisse sa musique ! Là c’est toi qui deviens peu objectif ;) Quant à Madonna, excuse-moi mais ça n’a rien à voir. Là où Farmer compte sur la spéculation générale, Madonna se sert d’une ubiquité médiatique, par sa présence.

    Pour ton deuxième paragraphe, je n’ai jamais souhaité répondre à la demande de qui que ce soit, mais à mes ressentis, et donc, je suis navré, mais effectivement je considère « Point de Suture » largement au dessus des conneries populaires qui sont sorties dernièrement. Très largement. Et au niveau des textes aussi. Pour le reste, déjà à la base je ne me suis, ô grand merci, jamais considéré comme journaliste. Alors la question ne se pose pas.

    En ce qui concerne les daubes, je n’ai jamais prétendu le contraire. Sauf qu’auparavant, à côté des daubes, on laissait tout de même de la place au reste. Quant à la société, je suis censé lui apporter quelque chose à travers des chroniques sur un webzine ??? La vie ne tient pas à grand chose :) Tu parles de provocation gratuite, néanmoins tu as été le premier à y répondre.

    Tu as tout à fait raison pour RoBERT : parler des nullités ne rendra pas son album plus populaire ni meilleur, on est d’accord. L’allusion était sûrement stupide de ma part, mais que veux-tu. C’est ma façon de raisonner, peut-être est-elle puérile, sans intérêt, ennuyeuse, mais elle est personnelle avant tout, et donc maladroite. Pas de souci, je te rejoins tout à fait là-dessus.

  7. 7
    le Dimanche 23 novembre 2008
    Max a écrit :

    On est d’accord…

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