Revolver | Point Ephémère | 25.01.2012

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Des voix mélodieuses, une rythmique simple qui accroche et un savant mélange de guitares électriques et de violoncelle enchanteur, voici en résumé la recette magique de la fameuse « pop de chambre » du groupe Revolver.

Image de Revolver - Let go Une pop de chambre qui semble toujours se transposer sans trop de problèmes jusqu’à la scène, puisque le Point Ephémère affichait complet deux soirs de suite.

L’entrée sur scène du groupe se fait sur My Old Self. Très vite les têtes commencent à bouger sur un son pop, presque rock. Accompagnée d’un batteur et d’un bassiste, leur musique prendrait même une ampleur que leurs albums n’ont pas l’habitude de nous faire partager, voire même trop en écrasant plus les voix qu’elle ne les porte vraiment.

Question technique, évidemment rien à redire : Jérémie jongle entre violoncelle et claviers, nous donnant des frissons sous les caresses douces de son archet pour marteler les touches du piano électrique un instant plus tard. Les guitares ne sont pas en reste, balançant des riffs électriques et calés, enchaînant les morceaux les uns après les autres sans fausses notes.

C’est finalement ce rythme sans surprise qui pêchera dans la performance de ce soir. Les morceaux se suivent, slaloment gentiment entre les tubes des albums précédents ( dont un Balulalow repris en chœur par un public sous le charme) et les exclus de leur nouvel album Let Go dans les bacs le 12 mars.

Une petite heure très convenue donc, avec un rappel voulant clôturer le set en beauté avec le tubissime Get around Town, mais c’était sans compter la motivation des fans exigeant un deuxième rappel qui sous la forme d’une reprise d’How deep is your love des Bee Gee sera bien en dessous de l’énergie déployée par le public.

Moralité de ce tour de chauffe : moins de balles à blancs et un peu plus de danger dans la performance ne sauraient nuire pour la suite.

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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