Retour sur le Main Square Festival 2010

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Malgré la guerre qui oppose France Leduc (France Leduc Productions) à Live Nation, le Main Square a bien eu lieu et a sans doute proposé sa plus belle édition. Dans ce conflit et cette éviction d’une dame à la poigne de fer, on en aurait presque oublié de parler musique.

Premier round : Vendredi 02 juillet

Arras est en état d’alerte. Impossible de circuler en ville. La première date du festival est sold out depuis de longues semaines, et cela se sent ! Une foule compacte se masse devant la grande scène.
Le soleil se fait la malle, quelques minutes après le début des hostilités. La pluie s’abat alors que Pony Pony Run Run monte sur scène. Un véritable déluge. Une interrogation : le matériel ne va-t-il pas être noyé ? Obligé de rendre les armes, le groupe marque une pause avant de revenir toiser l’orage bien installé avec le single Hey You !

La Roux n’aura pas davantage de chance et verra son set asphyxié sous des trombes d’eau. Le public, trempé jusqu’aux os, a bien du mal à pénétrer l’univers électro pop des Anglais. Le tonnerre gronde. La Green Room (seconde scène couverte) accueille les moins courageux et les amoureux de Curry & Coco.
Le soleil tente une nouvelle incursion timide. Ses rayons s’imposent définitivement et Jamiroquai peut investir La Citadelle. Affublé de sa célèbre coiffe indienne, Jay Kay réchauffe les festivaliers avec un concert court, mais ultra efficace. Cosmic Girl, Alright ou Deeper Underground envoient de vraies bonnes vibes et font bien vite oublier les débuts chaotiques de cette première journée. Pas de réelles surprises néanmoins. Les titres sont joués à la note près. Mais Jay a réussi son coup, ses extravagants pas de danse incantatoire font enfin entrer la lumière sur le Main Square.

Les Black Eyed Peas ne font pas baisser la température. Même si Fergie est juste exaspérante, le show rodé au millimètre et Taboo toujours aussi inutile, Will I Am mène sa barque à bon port. Let’s Get It Started, Rock That Body, Meet Me Halfway : trois bombes en ouverture font le job. 35 000 personnes en poche en un temps record. Malheureusement, il faudra repasser pour la spontanéité. Le seul lâcher-prise où l’on sent que quelque chose se trame reste le rap de Will I Am, introduisant Imma Be. Son flow est tranchant, et il semble en totale impro. Pour le reste, les amateurs de gros show à l’américaine se régalent. Les autres grincheux prennent leur mal en patience et se rincent l’œil devant Fergie qui en fait des caisses vocalement.

Le temps d’un DJ set, Will I Am ouvre toute grande la voie à David Guetta (ou Ghetto avec l’accent chti). La Citadelle est prête à exploser. Gettin’ Over est servi en apéritif avec Fergie (oui, elle en fait toujours des tonnes) et Chris Willis dans une version bouillonnante. Difficile d’exprimer la fureur qui s’empare de la foule alors que David Ghetto déroule ses mixes dévastateurs. Le show est énorme, écrans géants qui martèlent le rythme, robots danseurs, etc. Mais la star reste la musique et son beat assassin. Monsieur Fuck Me I’m Famous se joue de son statut de méga star, enchaîne ses compositions et les triture avec d’autres illustres succès dance.
Quelques litres de sueur plus tard, Vitalic accompagne les clubbers jusqu’aux aurores. Le lendemain, La Citadelle ouvre timidement les yeux. La journée s’annonce longue, épuisante.

Deuxième round : Samedi 03 juillet

Image de M @ Main Square Festival | 3.07.2010  Hier, les Black Eyed Peas posaient la question du concert ultra balisé qui ne laissait aucune place à l’imprévu. Aujourd’hui, M envoie balader les convenances et propose un joyeux bordel désopilant. Tout, il se permet tout ! Et même les plus improbables bavardages entre les morceaux. Ici, tout n’est qu’amusement et second degré. Du slam en fosse au solo de guitare au plus près des fans, Mathieu Chedid et son groupe arrivent encore à étonner sur cette tournée marathon. Ils font asseoir 32 000 personnes qui se relèvent d’un seul homme « pour péter les plombs ». D’incroyables réinterprétations sont proposées. L’interminable solo sur Je Dis Aime propulse le morceau dans des sphères inespérées. Beat It s’invite dans Le Complexe Du Cornflakes. Gush (qui a déjà fait de nombreuses parties de M) rejoint le groupe pour une impro sur Amssétou. Le morceau dure et décuple les plaisirs. Quelques spectateurs montent sur scène, s’amusent avec le groupe. Mathieu passe sa gratte à la petite Susie pour un final des plus revigorants. Est-ce que c’est ça le concert parfait ?

Difficile d’être aussi élogieux avec l’ami Ben Harper. Pas grand-chose à retenir de ce mouroir de concert. Une attitude un rien je-m’en-foutiste, des accords claqués mécaniquement, une émotion que l’on cherche encore. Dur de se dire que pour la retrouver, il faut insérer un CD dans sa platine. Ce live qui aurait pu sublimer une musique folk s’écrase lamentablement dans le confort tout juste passable d’un cours magistral. Pour un artiste de cette trempe, la déception est de taille. Seul morceau à échapper au naufrage, la reprise d’Under Pressure accompagnée d’Eddie Vedder, leader de Pearl Jam.

La formation de Seattle réveille bien vite les festivaliers. Le niveau sonore monte d’un cran. Formé en 1988, le groupe a pris un sacré coup dans l’aile. Eddie cavale moins et a logiquement arrêté le headbanging. En fait, cette cuvée 2010 a la classe et en impose encore dans la nuit glaciale d’Arras. Dix-sept titres tout de même. Even Flow fait toujours son petit effet et les chœurs assurés par le public donnent souvent le grand frisson. Ben Harper remonte sur scène pour Red Mosquito. Pearl Jam joue dans l’urgence. Ca tombe bien, on a un train à prendre. Un commentaire tout de même, relevé entre deux wagons : « Bob Marley, c’est plus trop ça ! Et Kurt Cobain, il assure toujours ! » Rendez-vous demain.

Troisième round : Dimanche 04 juillet

La Citadelle revêt ses habits les plus noirs aujourd’hui. Sous une chaleur assommante, les fans de Rammstein doivent souffrir dans leurs sombres T-shirts. On aurait pu penser que P!nk allait faire les frais de cette programmation commune hasardeuse. Il n’en sera rien. Heureusement, car une horde de métalleux pas contents, cela laisse des traces. Ouf, la culotte (jolie, on l’a vu) de P!nk est sauvée !
Mauvais jour pour Stereophonics. Suite à une incompatibilité de consoles, les Anglais ne jouent que quatre titres acoustiques et s’en vont, la mort dans l’âme. Le public manifeste son désarroi. Les admirateurs teutons restent bien sages. Bon d’accord, certains cuvent déjà, mais ce n’est pas la question… Grosse affluence aux toilettes, la bière coule à flot.

Image de Gossip @ Main Square Festival | 4.07.2010 Gossip fait sensation. Une habitude. Beth Ditto est lâchée, La Citadelle tremble. Standing In The Way Of Control est le premier morceau joué. Ça, c’est fait. Vite débarrassé de ce hit encombrant, Gossip peut dérouler ses mélodies accrocheuses et séduire les jeunes filles en fleurs plus habituées au physique avantageux de P!nk. Toujours aussi à l’aise sur scène, Beth va chercher le public. Heavy Cross, Love Long Distance, Psycho Killer (reprise des Talking Heads) habilement glissée dans Listen Up, restent taillés pour le live. Cette année encore, Beth souffre de la chaleur écrasante. Elle n’ôtera pas ses chaussures comme en 2009, ni même son soutien-gorge. Zut alors ! Après un magnifique rot qui met un point final au show, Gossip cède la place à P!nk. Aïe, ça pique.

Il est vrai que ce rototo résume on ne peut mieux la prestation de l’américaine surexcitée. Il faut la voir débouler sur les planches depuis une grue, fendre la foule au cœur d’une bulle transparente, s’envoler (littéralement) aux quatre coins de La Citadelle en faisant des pirouettes… Pour sûr que sous le chapiteau d’un cirque avec des poules, des dromadaires et des canards, ça passe. Mais là… C’est dubitatif que nous assistons donc à cette resucée des plus beaux numéros d’Arlette Gruss, les clowns en moins.
Quoique, P!nk est très drôle en fait. Celle qui pestait sur les chanteuses pop fait aujourd’hui la chorégraphie, devient coquine à quatre pattes, bouge son popotin so sexy, gratte la guitare sous trois accords, pleure, dit I Love You, vend sa plastique avant sa musique, etc. Mais elle a pour elle, une énergie débordante. Intenable, elle court partout et tient la foule en haleine. Sa voix reste toujours en place, et ce, malgré ses multiples (et inutiles) cabrioles. Malheureusement, P!nk se fourvoie lourdement dans une musique qui va partout, mais n’atterrit jamais nulle part. Rien n’est cohérent, et son univers en devient brouillon. Pire, elle ose le punk sur des reprises de My Generation et Basket Case. Là, on étouffe forcément un éclat de rire.
Allez, ce n’est que de l’entertainment. P!nk nous a divertis, et on s’est bien marré. À défaut d’avoir écouté de la bonne musique, le public en a pris plein les mirettes, et en redemande. « Le meilleur show du Main Square. » Si c’est Jessy, 15 ans, qui le dit…

Changement de plateau, changement d’ambiance dans les rangs, changement de public. Rammstein, l’arme de destruction massive, va faire son entrée. Le groupe ne fait pas dans la demi-mesure, une constante. L’introduction sur Rammlied impressionne tandis que le drapeau allemand s’effondre au son des premiers roulements de R. Les sensations pyrotechniques arrivent bien vite (Waidmanns Heil et son brasier rouge qui exalte déjà les ardeurs). Les riffs assassins tailladent les oreilles les plus aguerries. Rammstein sur scène, c’est à chaque fois une redécouverte. Une nouvelle défloraison violente. Constamment agressé, il n’est pas rare de voir le public faire un pas en arrière sous les coups de butoir de la batterie. La voix menaçante de Till trouve un contrepoids dans les claviers de Flake. Wiener Blut ne trouve pourtant aucune échappatoire, Rammstein déchire l’espace avec une version live encore plus dérangeante que sur Liebe Ist Für Alle Da. La machine de guerre sait aussi lever le drapeau blanc pour proposer des moments plus calmes (Frühling in Paris, à l’émotion presque palpable), loin des explosions et feux d’artifice de Ich Tu Dir Weh.
Mais il serait criminel de révéler les multiples effets scéniques d’un tel spectacle (Benzin en tête). Rammstein se vit Live, entendre 35 000 personnes sur Du Hast, c’est intimidant. L’incroyable puissance d’une foule à l’unisson. Parfois la sensation de vertige se fait ressentir tant la musique et le décorum prennent un malin plaisir à vous broyer. Une expérience à part. De celles qu’on n’oublie pas.

Final Round : Vendredi 09 Juillet

Passons sous silence la première partie Mint Condition. De la soul teintée de R&B qui semble un peu légère pour ouvrir sur cette date. R Kelly et Babyface doivent apprécier…
Larry Graham ne joue pas dans la même cour. Machine funky imparable, il soulève la foule et se fend d’un solo de basse au-delà des barrières de sécurité. Le grand Prince avait prévu de rejoindre sur scène ces deux formations, « selon son humeur du moment ». Raté.

Prince crée l’évènement. Pensez donc : trois photographes seulement autorisés à travailler en frontstage. Et une convention draconienne à signer. Usage des clichés réglementé dans le temps : une semaine maximum. Obligation de fournir un CD à la star qui choisira ce qu’il est bon d’utiliser et ce qu’il vaut mieux jeter à la poubelle. La Voix Du Nord et Nord Eclair jettent l’éponge. L’histoire est relayée dans tous les médias. La grande classe.
Prince à Arras, c’est inespéré. On a bien cru qu’il allait déplacer le concert à 200Km de La Citadelle comme il l’avait fait auparavant.  Prince dans le Nord, c’est également un service d’ordre musclé, en costume et lunette noire, pas très prompt à la plaisanterie. Une bande de rigolos qui entend modifier l’accès des journalistes à la salle de presse. Et qui y parvient. Prince, on ne lui refuse rien.
Prince, c’est également un refus d’ouvrir pour le Main Square. Il doit être celui qui clôt les festivités pour bien marquer les esprits. Qu’il ne s’inquiète pas, nous ne sommes pas prêts d’oublier pareil cirque !

Image de Prince Main Square Plus m’as-tu-vu que le paon des Bouglione, le kid de Minneapolis (rapport à sa croissance interrompue et sa hanche affaiblie suite à une chute de skateboard) ne recule devant aucune faute de goût. Introduction au piano interminable, Jéhovah a la trique, mais fait courber bien des visages consternés. Prince porte des vêtements griffés à son effigie. Et là, on se dit que cela va bien cinq minutes. Mister Purple Rain (bouh le vilain qui ne réduit Prince qu’à un seul titre) n’a pas encore ouvert la bouche que déjà on veut lui faire bouffer sa chemise. Cela s’annonce mal. On a beau être fan de Michael Jackson, sculpteur de ridicules statues à son image, la mégalomanie du malheureux défunt n’est rien comparée aux délires masturbatoires de Monsieur Kiss (ça fait deux). « Criez mon nom », une fois c’est drôle. « Tout le monde m’aime », c’est déjà plus agaçant. « Montrez-moi votre amour », passez-moi un caillou. « J’ai tellement de hits », la sortie c’est par où ? Jéhovah qu’il doit faire chaud dans le slip de Prince ! Pourtant, 22 000 personnes sur les 35 000 prévues, c’est ce que l’on peut appeler une partouze ratée.

Et sinon, musicalement, ça donne quoi ? Une rétrospective menée d’une main de fer. Let’s Go Crazy, 1999, Little Red Corvette marquent le concert d’un son très 80’s. Formidable best of live pour les uns, incroyable démonstration de force pour les autres, ennui profond pour votre serviteur. Un concert n’est pas qu’une accumulation de hits (oui, Prince ne joue que des tubes, rendons à César…), c’est un partage, une expérience commune avec une foule. Et là, Sa Majesté semble ne jouer que pour elle. Prince prend plaisir (ses sourires en témoignent), mais n’essaie pas de le transmettre trop occupé à diriger son groupe (New Power Generation ou ce qu’il en reste). Il scrute ses musiciens. Nous tairons leurs noms, c’est Prince la star et nous avons obligation de citer 17 fois son nom (Prince). Aux aguets, prêts à partir en jam improvisée, les excellents serviteurs du maître impressionnent. Mais sur scène, on sent une tension, et non une cohésion.
Pas de show véritable. C’est même plutôt chiche en effets. Aucune mise en scène. Enfin si… Prince se met en scène et devient tout dur quand le public l’aime. Bon d’accord, il a un peu montré la marche à suivre, mais quand même… Sa guitare fait des miracles et part dans des territoires qu’on aurait souhaité plus perméables. Pour tout dire, c’est un peu la démonstration. Malheureusement, il n’est jamais bien bon de n’être qu’un spectateur bouche bée. La bave aux lèvres pour certains.

Aucune ligne directrice, donc. Sinon celle de briller et d’en mettre plein les oreilles. Le concert part dans tous les sens et de fait on ne retient rien. Une structure éclatée. Pop, rock, funk, blues, gospel, slove, Prince brasse tous les styles, s’amuse à les malmener, mais enchaîne tel un métronome (un bon). Les réarrangements sont légion (et bons), l’artiste anciennement connu sous le nom de Love Symbol ne propose pas qu’un vulgaire service après-vente. Dont acte et merci bien. Le concert monte régulièrement en puissance. Il faudrait être sourd pour ne pas reconnaître que cela envoie du lourd (reprise de Shake Your Body). Mais rien n’y fait. L’impression tenace de n’être qu’un misérable pion dans une tribune à la gloire de Prince est plus forte. Dommage.

Bizarrement, Roger Nelson semble bien meilleur lors de ses célèbres after shows. En comité restreint, il se débarrasse du mégalo Prince encombrant pour ne laisser parler que la musique. Nom de d’Jehovah ! On donnerait cher pour voir l’artiste jouer, loin très loin de son détestable ego.

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A propos de l'auteur

Image de : Autant commencer par la fin. Noesis nous a quitté en ce 12 février 2076. Il aura vécu de doux rêves de reconnaissances de son talent d’écriture dans des publications diverses telles que Rock Mag, Dedicate ou Franco Fans. Sous le marbre se décompose une fine plume qui aura aimé manier bons mots et verbes forts. Pas appréciée à sa juste valeur, elle avait finie par perdre son blanc immaculé. Tristesse, emplois fictifs, mal être, difficile de se reconnaître dans une vie qu’on souhaiterait plus romanesque. Noesis, un extravagant souffle fantasque sur Discordance ! Un lien: http://megalomania.myrealboard.com/

25 commentaires

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  1. 1
    le Vendredi 16 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    Pour la critique de Prince… Si on me cherche, je suis dans mon bunker.

  2. 2
    le Vendredi 16 juillet 2010
    Okkin a écrit :

    « Aucune ligne directrice, donc. Sinon celle de briller et d’en mettre plein les oreilles. Le concert part dans tous les sens et de fait on ne retient rien. Une structure éclatée. Pop, rock, funk, blues, gospel, slove, Prince brasse tous les styles, s’amuse à les malmener, mais enchaîne tel un métronome (un bon) »

    C’est ça qui est bon !

  3. 3
    le Vendredi 16 juillet 2010
    JCO8 a écrit :

    Un brin de mauvaise foi dans ton papier, Noesis ;)

    S’il y a du second degré chez -M- (ce qui est vrai), il y en a aussi chez Prince. Il s’amuse avec son personnage lui aussi, et en profite pour snober les médias à l’occasion. Mieux vaut en sourire, ce n’est pas plus tordu que le coup du caisson à oxygène… Dommage que ce soit tombé sur toi, du coup le plaisir qu’il prend sur scène et que j’ai trouvé très communicatif n’a pas dû l’être pour toi. Si cette attitude t’exaspère, tente effectivement un after-show la prochaine fois ;)

    Prince n’est pas plus mégalo que MJ, il l’exprime juste d’une autre façon. Ça peut agacer mais il est dommage que ça influence la chronique d’un concert assez exceptionnel.

  4. 4
    le Vendredi 16 juillet 2010
    zariel a écrit :

    Moi qui n’est pas d’affinité particulière avec la musique de Prince, et surtout l’attitude qu’il donne or concert, j’ai été bluffé… souriant, showman, chef d’orchestre et surtout il est arrivé a me faire aimer son show.

    J’ai même dit…  » le meilleur concert que j’ai fait aprés Motorhead bien sur »

    Alors c’est pour dire :D

  5. 5
    le Vendredi 16 juillet 2010
    Calou a écrit :

    Encore une fois de plus, tout ça démontre bien la subjectivité dans le domaine de l’appréciation de la musique. Moi à la base, je suis fan de la musique de Prince et pourtant, je n’ai pas réussi à rentrer dans le concert comme je l’aurais souhaité.
    D’un autre côté, Rammstein n’est pas mon univers, mais j’ai été totalement bluffée par le concert. Comme quoi, tout est vraiment question de moments et d’émotions.

  6. 6
    le Vendredi 16 juillet 2010
    Laurent a écrit :

    Je n’ ai jamais lu un article d’ aussi mauvais goût. Monsieur vous devriez écrire dans un magazine people tant vous maniez élégamment la formule facile.
    Pour reprendre plusieurs points : Le contrôle des photos ça me semble normal ça s appelle le droit à l’ image et c’est valable pour n’importe quel artiste.
    Pour ce qui est du concert, on a pas du voir la même chose . Aucun signe de Jehova, je ne vois pas pourquoi mettre ça sur la table. Ce n est pas un show c un concert. Donc pour le show allez voir Lady Gaga je pense que ça vous apprecierez c’est de votre niveau apparemment.
    Je ne vais pas commencer à decortiquer le concert votre article n’est qu’ une suite de non sens et de mensonges .
    Le travail d’ un journaliste est d’ informer, celui d’ un critique d’ analyser et argumenter . Là il ne sagit que d’ une suite d’ attaques gratuites à la recherche du bon mot. Vous n’êtes donc pas digne d’une carte de presse.

  7. 7
    le Vendredi 16 juillet 2010
    Agnès a écrit :

    Quelqu’un a dit : « Il n’y a pas de bon ou de mauvais coup ; il y a juste quelqu’un qui, à un moment précis, te donne ce dont tu as besoin ». C’est apparemment valable en musique.
    Une chose est sûre, Laurent n’est pas content : c’est sans doute pour cela qu’il fait exactement ce qu’il reproche au journaliste Moi, je suis enchantée : n’étant pas au concert, j’en reçois un p’tit bout quand même, grâce à Noesis (il parle tellement bien de M…)
    Quant à savoir s’il est de mauvaise foi, bien sûr : c’est pour cela qu’on le lit.

  8. 8
    le Samedi 17 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    Je le savais, je le savais.
    On ne retiendra que la critique de Prince.
    Je retourne dans mon bunker.

  9. 9
    le Samedi 17 juillet 2010
    Britt a écrit :

    Un concert de Prince c’est de la funk, de la guitare, de l’énergie, du talent (quel talent !), des milliers de personnes le sourire au lèvres, qui sortent estomaquées et heureuses… et qui en redemandent. Alors nous serons à son concert de Nice, en regrettant les dates de la tournée que nous n’avons pas pu faire. Vous parlez de son égo. En effet. Mais que dire du vôtre (Une bande de rigolos qui ENTEND modifier l’accès des JOURNALISTES à la salle de presse)? Que s’est-il passé ? Etiez-vous tellement vexé qu’il vous a été impossible d’être objectif ? Ce n’est pas grave, vous n’aimez pas, vous n’en dégoûterez pas les autres pour autant. Ce qui m’ennuie, c’est qu’à vouloir aligner les clichés, vous vous laissez aller à en inventer (où avez-vous vu une référence à Jeovah ?).

  10. 10
    le Samedi 17 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    « Jéhovah à la trique », c’est un bon mot. Une note d’humour. (Tout le monde sait que Prince est témoin de Jéhovah. D’ailleurs pas certain qu’il s’adresse à Michael Jackson, quand il parle de son ami J.) Bref.
    Les canards, les dromadaires et les poules chez P!nk, c’est également pour faire la blague. Il n’y en avait pas sur scène, je vous rassure.
    Prenez cette critique de concert, comme une attaque gratuite ou ce que bon vous semble. Cela ne reste que mon ressenti et je n’ai pas la prétention de dire que mes écrits sont paroles de Tour de Garde.
    Apparemment, on peut rire de tout (Black Eyed Peas, Ben Harper, P!nk), mais surtout pas de Prince.
    Bof.

  11. 11
    le Samedi 17 juillet 2010
    DM a écrit :

    1 seul mot : grossier ! (je parle de l’analyse)

  12. 12
    le Samedi 17 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    Bigard, sors de ce corps.
    Sinon, juste au dessus de Prince (levez les pieds), il y a une critique de trois autres jours de concerts.

  13. 13
    le Samedi 17 juillet 2010
    DM a écrit :

    Au fait Larry Graham est TJ également, désolé.
    Et pour les TJ : peu importe, pas d’idolatrie..

  14. 14
    le Samedi 17 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    Que LG, BENQ ou SEB soient TJ, ça change quoi aux trois autres jours de concerts?

  15. 15
    le Samedi 17 juillet 2010
    Tara a écrit :

    Merci pour cette bonne rétrospective des trois jours de concerts qui ont eu lieu à Arras.
    J’ai pris plaisir à lire l’ensemble des articles, j’ai aimé le ton et la narration.
    Quand à l’avis du concert de Prince, je l’ai pris au dixième degré tout comme les touches d’humour, certes cynique mais qui collent à l’image que veut véhiculer Monsieur Lovesymbol.
    Cela ne m’empêche pas de penser que ceux qui ont assisté à ce festival sont des bienheureux, et me promet de regarder la programmation pour le festival de 2011.

  16. 16
    le Dimanche 18 juillet 2010
    DM a écrit :

    Oui j’ai assisté au concert de Prince (son vrai prénom) et j’en suis ravie comme la plupart de ceux à qui j’ai demandé l’avis.

    Pour les 3 jours, habitant à quelques centaines de mètres de la citadelle, nous avons pu en « profiter » un peu.
    Cela semblait de bonne facture par moment. Seul la fin, le dimanche soir, était un peu lugubre à notre goût.
    En tout cas, ça bouge par chez nous ! Et la ville reste belle et verdoyante.

  17. 17
    le Lundi 19 juillet 2010
    Laurent a écrit :

    Pourquoi les autres articles sur les concerts quand on est pas foutu d’ en écrire un convenable sur le 4 ième . On file des cartes de presse a n’ importe qui . Et encore , est ce qu il en a une .

  18. 18
    le Mardi 20 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    « T’aimes bien Prince? Tiens, v’la ta carte de presse, bonhomme. »

    « T’aimes pas Prince? T’es recalé mon grand. »

  19. 19
    le Mardi 20 juillet 2010
    Philippe a écrit :

    Super chronique merci !

  20. 20
    le Mardi 20 juillet 2010
    DM a écrit :

    Pour info, je suis allé voir Prince alors que je ne connaissais pas grand chose de lui et n’était pas spécialement attiré par lui.
    Mais je dois dire que le concert, c’est autre chose, et il ne vole pas son parcours de génie, même si aujourd’hui, il ne joue plus dans la même cours qu’auparavant (provocation notamment).
    Je suis par contre contre toute adulation de la vedette..

  21. 21
    le Vendredi 30 juillet 2010
    Stéphane Clairacq a écrit :

    Cette revue du concert de Prince à Arras est d’une bêtise et d’une vulgarité sans nom.

    J’ai vu comme les millers de spectateurs fous de bonheur un génie musical proche de son public, souriant, débarrassé de tout problème d’ego. C’est la réflexion qui ne cessait de revenir dans le public. ET vous, vous dites tout le contraire. Mauvaise foi quand tu nous tiens.

    Ce concert était mené d’une main de fer avec une formation d’une cohésion incroyable. C’était du très très lourd musicalement.

    Dommage que des pisse-froidsblasés comme vous se sentent dans l’obligation de cracher à la gueule de Prince à la moindre occasion par simple plaisir de détruire ce musicien si surdoué qu’il agace.

    La prochaine fois, passez votre chemin et allez voir vos groupes limités à six accords que vous devez trouver si cohérents.

  22. 22
    le Vendredi 30 juillet 2010
    Stéphane Clairacq a écrit :

    Je viens de réaliser que vous êtes un fan du défunt Michael Jackson et que vous passez votre temps à cracher sur Prince sur le web. Et que vous n’êtiez pas au concert de Prince à Arras…. Il ne faut pas laisser de traces sur le web, c’est pas bien ça ! Je trouvais étrange vos propos sur son attitude car il était tellement souriant et proche des gens que ce la ne pouvait venir que de quelqu’un qui n’y était pas. Me voilà rassuré.

    Autrement j’étais au New Morning où j’ai assisté au concert le plus mémorable de toute ma vie sur les 434 que j’ai vus ces 28 dernières années. Du génie à l’état pur. Jusqu’à 6H20 du matin. Quelque chose d’invraisemblable. Avec un Prince au milieu de nous avant le concert à qui j’ai pu dire deux mots et qui m’a serré la main avec un sourire et une simplicité qui m’ont laissé scotché sur place.

  23. 23
    Julia
    le Vendredi 30 juillet 2010
    Julia a écrit :

    Laurent, ce n’est pas beau de juger les gens sur leur carte de presse.

  24. 24
    le Vendredi 30 juillet 2010
    Noesis a écrit :

    Stéphane,

    J’étais bien au concert de Prince.
    Je ne sais pas où vous avez vu que je n’étais pas sur place.
    Je n’ai pas apprécié cette fin de festival et n’ai donné que mon avis. Ne vous en déplaise.
    En m’excusant pour les descentes d’organes occasionnées par cet article.

  25. 25
    le Vendredi 6 août 2010
    Mary S a écrit :

    Malheureusement Prince n’est pas très aimé dans l’exagone,à mon grand regret :)

    On ne refait pas les goûts et les couleurs des uns et des autres.

    Heureusement il existe des site spécialisés pour les fans, ceux qui n’aiment pas Prince pourront déverser leur logorrhée sur le reste du web :) (comme ici par exemple)

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