Résidence Revolver #2

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Après une première soirée variée, passant de la folk au rockabilly, la seconde soirée de résidence des parisiens de Revolver est plus homogène : les hymnes pop résonnent dans les murs de l'ancienne gare.

img_8506_copy-2C’est le quatuor parisien Koko Von Napoo qui ouvre le bal avec des titres extraits de son premier EP éponyme. Trois filles et un garçon aux pseudonymes fantaisistes ( Toupie, Renarde, Kokoboy et Kiddo ) qui proposent des mélodies pop légères à base de synthétiseurs : à la vue du menu, on espère que le set nous donnera une bonne dose de fantaisie pour la soirée. Les jeunes filles n’hésitent pas à donner de la voix sur certains morceaux ( JonBon ) et quelques sons de machines apportent une dimension électro plutôt sympathique. La musique de KVN baigne dans un mélange de pop et d’électro rock faisant furieusement penser à CSS et à New Young Pony Club .

Seulement, il y a un hic : le groupe semble très intimidé, plus inquiet de la bonne exécution des titres que de l’ambiance un peu statique qui règne dans la salle. Et ce n’est pas seulement parce que la chanson phare du groupe, Polly, parle de chevaux dépressifs ; le public ne sera pas forcément facile à faire danser, ce soir. Pour détendre un peu l’atmosphère, le groupe invite un certain Olivier (le chanteur des Hushpuppies ) à reprendre avec lui Polaroid/Roman Photo de Ruth, un titre au phrasé robotique et au rythme très 80′s.

Les quatre garçons de Revolver réinvestissent ensuite la scène pour leur deuxième set de résidence. La salle étant comble, on sent que la pression se fait plus importante. Continuant de prendre ses marques sur scène et déjà plus à l’aise avec le nouveau batteur, le groupe suit la même setlist, sans beaucoup d’écarts par rapport à la semaine passée.

C’est une nouvelle dose de jeunesse et de fraîcheur que nous sert le combo au nom pas si facile à dire, Ra Ra Riot (essayez après quelques verres). S’ils défendent ce soir leur premier album, The Rhumb Line, leur histoire est déjà compliquée. Peu de temps après la sortie d’un premier EP, le groupe perd son batteur, John Pike, qui se noie dans l’océan à l’issue un concert dans le Massachusetts. Le groupe étant toujours marqué par cette perte, une pointe de mélancolie habite les paroles et les airs de l’album.

S’ils partagent le goût du lyrisme avec Arcade Fire puisqu’un un violon et un violoncelle sont sur scène et ont un rôle important dans les mélodies, les New-Yorkais ont décidé de rendre hommage à John en signant de bons titres pop au rythme enlevé. Les cordes se marient parfaitement aux synthétiseurs, et quelques références nous viennent à l’esprit : Vampire Weekend pour le chant et les rythmes, Tokyo Police Club pour l’efficacité des titres ou encore Mumm-Ra . En guise de conclusion, le groupe nous affirme que Dying Is Fine . et on les croirait presque. Après Paris, le groupe embarquait pour une tournée américaine de près de cinquante dates qui laisse présager une chose : Ra Ra Riot est the next big thing .

Crédits Photos: Mathias Lamamy

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En savoir +

Myspace de Revolver: http://www.myspace.com/popdechambre
Myspace de Koko Von Napoo: http://www.myspace.com/kokovonnapoo
Site internet de Ra Ra Riot: http://www.rarariot.com/

A lire sur Discordance: [ Le compte rendu de la première soirée Revolver et l'interview du groupe: ->896]

A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

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