Rebellion Tour | La Machine du Moulin Rouge

par Mama|
La Machine du Moulin Rouge accueillait ce dimanche la dernière date du Rebellion Tour 2012. Le line up étant plus qu'alléchante cela aurait été idiot de louper l'événement de ces dernières semaines, de quoi se mettre en jambes dès l'heure de l'apéro (ouverture des portes 18h)

C’est à Strenght Approach d’ouvrir les hostilités. Malgré un set calé et de très bonnes chansons le public a du mal à se chauffer. Tout s’enchaîne très vite car il y a du monde (six groupes au total) et du lourd qui nous attend pour la suite de la soirée.

Les portugais de Devil In Me ont la tâche de finir de chauffer la salle à bloc en nous proposant un set tout en puissance et réveille les coreux qui se déchaînent enfin devant la scène.

A peine le temps de partir en filature pour trouver le grand JJ Peters au merchandising, que First Blood, première claque de la soirée, attaque directement la scène avec une double pédale omniprésente et une voix qui vous prend aux tripes. Mention spéciale pour Enemy.

On ne vous le cachera pas, si Discordance était au concert c’était un petit peu, beaucoup, pour le groupe qui suit, Deez Nuts. On n’évoquera pas notre petit passage coeur avec les mains quand le groupe monte sur scène. Pas de temps pour les mièvreries, JJ Peters et son crew nous balancent dès les premières secondes un flow  impressionnant. La foule déjà bien excitée s’égosille sur Stay True quand le front man ose tendre son micro dans la fosse aux fauves. JJ Peters semble même surpris que le public français connaisse aussi bien les titres de la formation.  Dix attouchements génitaux (sur sa propre personne, je précise) et quatre gémissements plus tard c’est l’heure de l’hymne du groupe, hymne cher à toute personne ayant déjà dépassé les 4,5 grammes à 4h du mat en boite, Like there’s no tomorrow. Le set se finit aussi brutalement qu’il a commencé. Le groupe annonce seulement qu’il n’a plus le temps pour un dernier morceau et quitte la scène.

Le change over (élu meilleur groupe de la soirée dans le fumoir) annonce la couleur du reste de la soirée en balançant Empire state of mind de JayZ, hymne à New York, ville qui nous offre ce soir deux de ses plus belles formations.
H2O, prend possession de la scène et de la salle en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « One Two Fuck you« . La formation, fournisseur de punk depuis 1995  a rallié la salle  à sa cause dès le premier coup de baguette. Le groupe saute de partout, encourage le public à être encore plus crazy parce que « bordel c’est la dernière et on est à Paris!« . Malgré un set de quarante minutes, H2O passe en revue la totalité de ses albums. La fosse se déchaîne sur  Family tree et son magnifique Don’t forget your root » presque aboyé. What happened?, Nothing to prove et le classique One life one chance finissent d’achever le public qui en redemande.

On sort rincé mais avec le sourire de ce set.

L’accalmie sera de courte durée car les Madball (dont le fond de scène nous nargue depuis le début de la soirée) sont bel et bien là. Après le punk, la formation est venue nous prouver que le Hard Core New Yorkais n’est pas mort et encore plus vivant que jamais. C’est parti pour une heure de pur bordel, la foule se densifie. On pensait que la barre avait déjà été placée très haut niveau décibels et gros son, les vieux de la vieille de Madball éclatent tous les records avec leur énorme Pride. On se prend des riffs et des coups de baguette en pleine face, on n’oppose aucune résistance,

Il est plus de minuit quand le public quitte la salle, on flâne au rayon merchandising plus que fourni, histoire d’échanger un dernier mot avec le staff et quelques membres des premiers groupes. On repartira même avec une petite affiche «  » Deez Nuts qui ne nous empêchera pas de débriefer le concert autour d’un Quick 100% pur viande de qualité.

 

 

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