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Race Horses – Goodbye Falkenburg
Humour anglais, ambiance rétro-déjantée, et collages parsèment le premier album de Race Horses, entre chaos sonore et pastiches musicaux.
Conçu comme le collage de souvenirs d’un vieux marin, entre bons et mauvais moments, filles, champagne et solitude, le premier album de Race Horses noie les états d’âme et les petits bonheurs dans l’euphorie musicale. Balayé par l’humour anglais, l’esprit des Beatles et de la pop, rétro et franchement décalé, Good bye Falkenburg offre un cocktail tout autant réjouissant qu’ambitieux pour un premier album.
Goodbye Falkenburg est avant tout un joyeux chaos sonore capable de faire surgir au milieu d’un piano-voix le premier morceau de l’album joué en accéléré. Les enregistrements sonores bruts parsèment l’album, l’aspect visuel n’est jamais bien loin, donnant au tout l’allure d’un assemblage de vignettes : le télévisuel Intergalactic Space Rebellion qui s’ouvre sur une mélodie glaçante avant d’entamer un court morceau de rock pixellisé façon jeu Megadrive. Le court et délirant Discopig qui mêle à une bande passée à l’envers un cochon grouinant en rythme.
La nombreuse gamme d’instruments et d’expérimentations sonores font de Goodbye Falkenburg un album volontairement hétéroclite et ludique avec un certain goût d’inachevé. Cet aspect l’identifie comme une parfaite illustration d’album postmoderne: esthétique du collage, de la disharmonie mais aussi du pastiche. Captain Penelope Smith reconstitue ainsi avec beaucoup d’ironie un chant de marin mêlé à des cuivres et à des enregistrements de la mer. L’album dans son ensemble reste très orienté vers le son des années 60 et de la pop psychédélique à la Beatles. Cake en est la parfaite illustration et, postmodernisme encore, parodie dans son clip le style des westerns. Ce croisement entre références diverses, musicales ou visuelles, n’empêche pas l’affirmation d’une identité galloise par le groupe, qui nous offre le plaisir de chanter dans sa langue au milieu de titres en anglais.
L’aspect ludique et réjouissant de Goodbye Falkenburg n’enlève pas le fait qu’il reste tout de même un album peu accessible à la première écoute et à un public large malgré quelques morceaux plus taillés pour devenir des tubes tels que le single Cake. Il est un de ces albums qui se révèlent et charment par écoutes successives. Là réside le paradoxe Race Horses: décomplexés dans le style tout en restant complexe musicalement.
Race Horses, Goodbye Falkenburg, sortie le 5 avril
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MySpace de Race Horses: http://www.myspace.com/racehorsesmusic















