Quidam

par Aurélien|
Quelques heures avant un concert à la Flèche d’Or, rencontre avec le trio clermontois dont le premier single, "De Sang Froid" (Naïve) révèle un rock nerveux et efficace, sans faire l’impasse sur une certaine recherche musicale. En attendant la sortie de leur album (annoncé pour janvier 2008), quelques questions sur leur parcours, leur travail, un plan pour conquérir le monde en étant un jeune groupe de rock français, et d’éventuels costumes de Jedi…

Pour commencer, comment s’est passé la session acoustique pour le Mouv’ hier, et qu’est-ce que ça vous a apporté, à part de l’audience ?

Image de quidam0-2-2 Pierre : Je ne dirais pas que c’était une expérience  » sympa « , c’est un peu bizarre de jouer comme ça dans un studio de radio, où il n’y a pas de public, avec des casques. Mais c’est assez marrant, c’est une bonne expérience, oui. Et un bon entraînement pour la suite.

Et qu’est-ce que ça fait d’être premier du classement Indé 30 sur le Mouv’ ?

Pierre : Plaisir. Mais en même temps, bon. Ça fait plaisir, quoi. ( rires ). Ça fait plaisir de voir sa pochette et tout ça.

Yannick : C’est un bon début. Et ça fait du bien parce que c’est le premier morceau, le premier single qu’on diffuse, donc ça fait d’autant plus plaisir.

Parce que le premier EP ( Tes Ondes, autoproduit en 2004) n’avait pas été vraiment diffusé en fait ?

Yannick : Non, c’était plutôt un premier support de démarchage, mais ça n’avait rien à voir. Il a été distribué, mais plutôt à nos familles. ( rires ) celui-là, c’est le premier vrai enregistrement pour nous.

Et l’album, la session d’enregistrement, comment ça c’est passé ? Tout est terminé ?

Yannick : L’album est terminé, il reste quelques mixes à faire, mais c’est tout.

Pierre : Ca s’est très bien passé. Et puis à Bruxelles, avec les rencontres qu’on a fait là-bas. C’était vraiment intéressant. Il y a eu de l’urgence, et en même temps on a pris le temps de travailler les choses un peu plus en profondeur.

Et ça vous a pris combien de temps au final ?

Pierre : On a fait 15 jours de studio à peu près, et 5 jours de préprod’ à Gand, en studio aussi.

J’ai trouvé que le processus était assez long entre le moment de votre signature chez Naïve et l’arrivée du LP. C’était un choix de votre part ?

Yannick : C’est vrai que ça fait un an, un an et demi. En fait, on voulait signer depuis le début, parce que quand on a commencé, on s’est rendu compte que c’était quelque chose dont on avait besoin, pour se donner les moyens de faire les choses comme il faut. On avait envie de le faire pour être dans de bonnes conditions, parce que c’est vrai que ça n’est pas évident d’enregistrer quand tu es en autoprod’. Donc on a voulu signer, on l’a fait, mais après ce n’est pas pour autant qu’on a voulu se précipiter en studio. On savait qu’on avait encore beaucoup de choses à faire, notamment écrire des titres.

Pierre : Je ne dirais pas qu’on a laissé traîner. Plutôt que de s’enfermer, faire des compos et encore des compos, nous avons choisi d’être patient, de faire les choses à notre rythme, et à un moment donné ça y est, l’album est construit, comme une sorte de puzzle. Les morceaux s’assemblent naturellement.

Romain: Et après, si tu en as la possibilité, c’est toujours mieux d’enregistrer quand tu as envie de le faire, quand tu sens que c’est le bon moment.

Justement, c’est aussi ce que je voulais savoir par rapport à ça : il n’y a eu aucune pression de la part de Naïve pour vous demander d’aller plus vite, ou pour livrer un album à une date précise ?

Yannick : Ce qui est très bien avec eux, c’est justement ça. On leur dit  » On voudrait prendre notre temps « , ils nous disent  » Pas de problème « . Après quand on leur a dit  » On veut y aller « , ils ont dit « Ok », et c’est très agréable pour ça, on est vraiment libres de faire ce qu’on veut, et ils ont une bonne réactivité.

Par rapport à votre année 2006, où vous avez beaucoup joué et tourné, c’était une expérience positive pour vous ? Vous avez le sentiment d’avoir beaucoup appris, d’avoir évolué à ce moment-là ?

Image de quidam1-2 Yannick: On a fait des bonnes premières parties, en plus avec des groupes qu’on aime bien. À la fois c’est toujours très agréable, et en même temps très instructif. C’est vrai qu’on apprend beaucoup.

Pierre : Pour le coup, c’est sûr qu’il n’y a rien de mieux que de faire des concerts. Pour devenir bon, il n’y a rien de mieux que l’expérience de scène.

Yannick : Et avec des grosses premières parties comme ça, tu as la pression, tu as tout. Tu as le public, qui n’est pas forcément venu te voir, parfois tu ne sais pas trop ce que tu fais là. ( rires ) mais tu n’as pas le choix et il faut y aller à fond, et c’est vrai que c’est extrêmement formateur.

Et vous sentez que ça a eu un genre d’influence sur la musique ? Sur votre façon de fonctionner en tant que groupe ?

Pierre : Nous en fait, c’est comme ça qu’on a commencé à faire de la musique. On n’a pas eu de démarche vraiment intellectuelle, en se disant  » On va faire telle musique ou telle musique « , on a vraiment fait ça pour faire de la musique de scène, pour jouer. On avait vraiment envie de faire des concerts. Donc notre musique a toujours été en lien direct avec le fait de jouer sur scène. Et après, c’est avec le temps qu’on a pris à côté qu’on a pu élaborer un petit peu plus.

Yannick : C’est vrai que pendant tout ce temps-là on n’a pas forcément été très prolifiques, mais on a fait beaucoup de concerts et joué avec beaucoup de groupes : c’est aussi quand tu vois un groupe sur scène que tu te dis :  » Voilà, c’est ce qu’il faut faire « . Donc voilà, tu apprends et tu es mieux en place. Et puis le but du jeu pour nous c’est avant tout d’apporter un truc qui soit vrai .

Pierre : Oui, et c’est aussi ça le travail de créativité qu’on a eu, c’est d’avoir des choses un peu plus dans l’urgence, faits pour la scène, et des trucs un peu plus réfléchis.

L’expérience des tremplins, pour vous, et notamment de Bourges, c’est un bon souvenir ? Vous trouvez que c’est un bon Système ?

Pierre : Ce n’est pas un bon souvenir, Bourges. Le concert en lui-même n’est pas un bon souvenir, après. L’aventure, et tout ce qui s’est passé après et autour, oui, mais le concert n’est pas un bon souvenir parce que ça n’était pas un bon concert.

Yannick: Disons qu’il y a certains endroits où tu joues et les gens viennent te voir et écouter ta musique, et d’autres où c’est simplement professionnel. Et quand tu regardes ce public, ça n’est jamais très agréable, parce que ça n’est jamais un vrai concert.

Justement, c’est une critique assez récurrente : ça ressemble plutôt à une foire ou un marché pour les maisons de disques, et la situation française est assez particulière, quand on voit l’importance énorme de ces tremplins pour les jeunes groupes en France.

Yannick : Oui, et tout le monde le sait. Certains groupes peuvent être bons à chaque fois et c’est tant mieux, mais tu peux aussi passer à côté d’un truc sur scène, ou alors le mec dans le public peut passer à côté d’un truc, surtout s’il a vu dix autres groupes avant toi dans la journée. Il y a un côté un peu débile, dans l’idée de décider ce qu’un groupe vaut sur 20-25 minutes de concert comme ça. Surtout, je ne suis pas sûr que les gens prennent vraiment en compte l’histoire du groupe avant ça. Ça fait partie du jeu, mais bon. Ensuite, ça peut être positif aussi. Pour nous, le fait d’être sur le CQFD des Inrocks, c’est ce qui nous a beaucoup aidé, et ça nous a ouvert beaucoup de portes au niveau national.

Est-ce que vous avez l’impression d’appartenir à une scène en particulier, aujourd’hui en France ? À Clermont ?

Pierre : A Clermont, il se passe vraiment un truc, et il y a un certain nombre de groupes qui émergent. Après. On est proches de groupes, comme les Elderberries par exemple, que l’on connaît très bien, il y a des liens c’est sûr. Ils viennent dormir à la maison, tout ça. ( rires ) Mais en ce moment on a un peu de mal à se dire qu’on appartient à telle ou telle scène, en termes de rapprochement entre des groupes.

Yannick : Je ne sais pas si on peut dire qu’on appartient à aucune scène, je ne sais pas vraiment, mais ce qui est sûr c’est que l’on n’a pas le sentiment de faire partie de cette nouvelle scène rock en France. C’est vrai qu’il y a un mouvement général et tout ça, et c’est bien parce que quelque part ça veut dire qu’il se passe des choses, et tout le monde en profite à un moment donné. Mais après je ne vois pas vraiment le rapport avec nous.

Un manque d’unité dans le son, un manque de rapports entre les gens ?

Yannick : Pour nous, les morceaux que l’on a faits pour l’album ont été faits chez nous, dans notre garage, sans se soucier vraiment de ce qui se passait autour, ou de ce qui allait se passer après. Donc forcément, c’est un peu dur de s’y retrouver parfois.

À Clermont-Ferrand, comment ça s’est passé avec le Coopérative de Mai ?

Image de quidam2-2 Yannick : En fait c’est la seule salle à Clermont-Ferrand, et c’est aussi des gens qui font beaucoup de choses pour tout le monde, à tous les niveaux. Ils programment des concerts vraiment intéressants, et c’est là-bas que l’on a beaucoup joué ; c’était vraiment bien d’avoir accès à ça.

Pierre : Concrètement, c’est soit jouer là, soit jouer directement dans des bars. Et donc c’est vraiment bien quand tu es à Clermont ou dans la région de pouvoir aller là-bas et voir de bons concerts. Et c’est vrai que ça rapproche aussi les gens.

Yannick : Après, il y a plein de dispositifs d’aide au développement et de soutien qui sont mis en place, et l’on en a bénéficié, comme plein d’autres groupes.

Pierre : Oui, il y a de bons dispositifs. Et ils emmènent des groupes, de la musique actuelle dans des endroits où il n’y en a pas forcément. Ça peut paraître ridicule pour certains, mais c’est une démarche extrêmement importante, surtout comme ça en région, où les gens ne voient pas forcément des concerts, et pas dans de bonnes conditions.

Yannick : Et à un moment donné, quand tu as vraiment envie de faire de la musique et d’en faire ton métier, tu es obligé de t’adresser à des professionnels.

Pierre : Il y a une très bonne équipe, et un directeur qui a envie de faire bouger les groupes de la région, qui prend des initiatives intéressantes, comme cette soirée pour l’anniversaire du Velvet, à laquelle on doit participer.

Yannick : Même si certaines personnes refusent encore de l’admettre, je dirais que c’est clairement grâce à eux s’il y a une scène clermontoise aujourd’hui, grâce à tout ce qu’ils font pour les groupes.

Et vous êtes où en ce moment ? À Paris ? À Clermont ? Nulle part ?

Yannick : ça fait une semaine qu’on est là, on fait des concerts de promo. Mais sinon on est à Clermont, on habite à Clermont. Je pense que c’est un peu un luxe aussi. Mais on a fait ça à Clermont, sans se poser la question de ce qu’il se passait ailleurs, quel est le nouveau truc qui sort. Et là-bas on peut être à l’abri de tout ça, et faire notre truc sans se poser de questions. Je pense que c’est un peu un luxe, oui.

Donc pas de déménagement en vue.

Pierre : Vraiment pas. C’n'est pas pour moi. Même s’il se passe plein de choses ici à Paris, et s’il y a beaucoup de concerts, ça doit être dur d’habiter ici.

Concernant les influences, j’ai été assez étonné de voir Blonde Redhead comme unique référence dans votre texte de présentation. C’est une référence assez rare, surtout en France.

Yannick :
En fait ils sont cités parce qu’on a fait une version d’un de leurs morceaux, mais ce n’est pas la seule référence. Il y a quantité de groupes qu’on aime bien, donc ça rentre dans le million d’influences qu’on peut avoir ( rires ).

Et vous avez un Top Ten ?

Image de quidam3-2 Yannick : Non, c’est trop dur ( rires ).

Pierre : On aime vraiment la scène belge en général, avec des groupes comme Girls In Hawai . La scène new-yorkaise aussi, Blonde Redhead, les Yeah Yeah Yeahs .

Yannick : C’est compliqué. Après c’est surtout des influences qui sont vraiment digérées et mûries, donc c’est dur à dire. Ce n’est pas vraiment notre objectif de ressembler à un tel ou un tel.

Pierre : Et souvent c’est drôle, dans des critiques du EP je trouve des comparaisons avec des groupes qu’on ne connaît pas du tout, et que nous n’avons jamais écouté.

Des comparaisons à Placebo, ça vous inspire quelque chose en particulier ? Une réaction ?

Yannick : C’est un trio, oui ( rire ). C’est typiquement le genre de truc que j’ai écouté et que j’ai aimé, comme beaucoup de gens, surtout les premiers albums. Mais jamais je ne me suis dit :  » Il faut faire pareil, c’est ça qu’il faut faire « . Il se trouve qu’on est trois, donc c’est vite fait de nous comparer comme ça, évidemment.

Pierre : En même temps, si on peut avoir la carrière de Placebo, moi je veux bien. ( rires )

Et à propos de la Belgique, quels sont vos rapports avec la scène belge ? Est-ce que vous avez constaté des différences importantes avec la France, et si oui lesquelles ?

Pierre : C’est mieux. Ça c’est sûr.

Yannick : Même au niveau des individus, de la création, tu as l’impression qu’ils sont complètement libérés et complètement décomplexés.

Pierre : Dans la recherche du matériel, dans la recherche de sons.

Yannick : Et c’est des mecs qui travaillent énormément, c’est quelque chose qu’ils ont vraiment en eux, de travailler encore et encore. Il n’y a pas la même mentalité. Ils nous ont dit souvent :  » Vous êtes marrants, vous les Français, au lieu de passer votre temps à chercher des subventions, vous feriez mieux de répéter.  » Et c’est vrai qu’il y a quelque chose, pas forcément de culturel, mais une vraie différence, avec des groupes qui vont pouvoir jouer quatre, cinq soirs par semaine au même endroit, pendant trois mois. Et ça n’existe pas en France.

Pierre : Ils prennent le temps de développer leur musique, ils s’appliquent. Et même au niveau matériel, c’est à des années-lumière de la France. Ensuite, il y a une barrière qu’ils n’ont pas, c’est qu’ils vont chanter en anglais alors que nous on chante en français, et on est dans un système où la langue française est quelque chose de très important.

Chanter en français, ça a été un choix pour vous ?

Yannick : Non pas vraiment, ce n’est pas une décision pour se démarquer ou au contraire rentrer dans un courant. On n’est pas anglais, donc voilà.

Et votre avenir est plutôt en Belgique alors ?

Yannick : Non, pas vraiment. C’est très drôle et très intéressant de pouvoir faire des choses là-bas, et de pouvoir jouer là-bas. Mais je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire en France, et on a aussi envie de réussir chez nous avant tout.

Vous n’avez jamais perçu la langue comme une barrière, en jouant à l’étranger, ou avec des groupes étrangers ?

Pierre : On a toujours fait en sorte que notre musique soit avant tout musicale. C’est quelque chose de musical, et les paroles viennent après.

Yannick : Dans toutes les premières parties qu’on a faites, il y avait beaucoup de groupes anglais, comme les Subways, ou les Rakes, et ils nous ont tous dit qu’il y avait quelque chose de spécial dans notre musique par rapport aux autres groupes français qu’ils ont pu connaître, et que notre musique ne ressemble pas à de la musique française, que notre manière d’écrire et d’apporter les mélodies est différente.

Pierre : En France on a cette obsession du patrimoine littéraire et culturel, et il y a beaucoup de groupes français qui font des trucs uniquement pour épater la galerie. Pour nous, à un moment donné, c’est juste de la musique, et ça sert à faire danser les gens.

Romain: Il y a des groupes que l’on respecte énormément, comme Noir Désir par exemple, mais ça n’a jamais été des vraies influences pour nous. Donc il n’y a pas vraiment d’appartenance à tout ça pour nous, même si on les respecte complètement.

Concernant le clip, avec Danakil, comment ça s’est passé ?

Image de quidam4-2 Pierre : On a reçu des projets de clips, la maison de disques a demandé à plusieurs personnes de faire un projet pour le single. On a choisi celui-ci, parce que c’est celui qui nous plaisait le plus. Et en termes de texture des images, c’est le plus beau et le plus efficace.

Yannick : On ne le connaissait pas avant, on a communiqué par mail. C’était un genre d’appel d’offre de la part de la maison de disques, les gens avaient carte blanche pour proposer quelque chose.

Pierre : Et c’est aussi ce qui nous paraissait le plus simple pour un premier clip. C’était important pour nous l’image, les couleurs. Et c’était le meilleur projet de ce point de vue.

Yannick : C’est vraiment pas évident, on avait jamais fait ça, donc c’était mieux de faire simple.

Pierre : Déjà que nous nous sommes retrouvés à jouer avec la musique qui tourne à fond dans une douche. ( rires )

Yannick : Il nous appelle et il nous dit :  » De toute façon vous avez déjà fait du play-back, pas de problème « . Ben, non ! ( rires ) Alors il dit : « Entraînez vous devant votre miroir ». ( rires ) Mais finalement ça s’est très bien passé.

Pierre : Oui, vraiment. Parce que Danakil était bien, et que l’équipe était bien, et le résultat nous convient.

Yannick : Disons qu’on ne voulait pas faire un truc trop prétentieux non plus. C’est aussi très facile de dire :  » Moi je ne veux pas faire de clip où l’on voit ma gueule.  » Mais à un moment donné il faut aussi s’adapter à ce que l’on sait faire et à ce que l’on est. Pour un premier clip, on ne peut pas faire un truc à la Radiohead, ça ne rime à rien. Ou alors c’est la meilleure façon de se planter, et de faire un truc encore plus ridicule.

Pierre : Des clips comme ça, ça se mûrit, ça vient d’une démarche, avec des gens qui savent précisément ce qu’ils veulent.

Yannick : Et il fallait pouvoir se reconnaître dans le truc. On aurait été déguisés en Jedi tous les trois, on l’aurait peut-être mal vécu ( rires ).

Romain : Moi je t’aurais bien vu en Jedi !

Ce sera pour le deuxième clip.

Pierre : Ok. Mais à une condition : il nous faudra des sabres laser. Des vrais ! ( rires )

Ça, il faut en parler à la maison de disques. Et sinon, je suppose que vous allez tourner après la sortie du disque en 2008 ?

Image de quidam5 Yannick : Oui, on va tourner. En ce moment on est en train de recevoir plein de propositions pour jouer, on a un certain nombre de bonnes nouvelles qui ne sont pas encore officielles et dont évidemment on ne peut pas du tout parler. Ce qu’on a bien aimé, c’est faire des premières parties, donc on aimerait en faire encore, et ensuite on verra une fois que l’album sera sorti en janvier. À partir de février, il va y avoir une vraie tournée, mais avant ça on a pour objectif de faire beaucoup de premières parties, et ça se présente plutôt bien.

Dernière question : l’album, vous en êtes satisfaits ? Pour vous c’est un premier pas, ou une vraie réussite ?

Yannick : C’est drôle, on en parlait hier, tous les trois. C’est un sentiment particulier. On a fait plein de chansons, et tu fais des chansons comme ça, tu te dis que tu vas faire un disque, mais sans jamais le voir vraiment venir, et puis un jour tu as la date pour l’enregistrement. Je pense que jusqu’au moment où l’on a fermé la porte du studio en partant on n’avait aucune idée de ce que ça allait vraiment donner.

Pierre : Et certains morceaux n’étaient même pas terminés, on a fait des arrangements…

Yannick : Donc du coup, on en est super contents, oui. En plus c’est vrai qu’on a eu des surprises.

Pierre : Et il y a eu une très bonne réalisation, et du coup on était parfois surpris de nos propres chansons. Ça nous a donné de nouvelles idées, ça nous a permis d’arranger aussi des morceaux.

Romain : C’est là qu’on est contents de Naïve également. Artistiquement, ils nous ont présenté les bonnes personnes et ça a fonctionné. Et le fait de faire l’EP et l’album dans le même studio, avec les mêmes personnes était une bonne chose aussi. On avait des bases, et d’une certaine façon on savait où l’on allait.

Pour finir, quelle est votre ambition en tant que groupe ? Vous avez des rêves particuliers ?

Pierre : Déjà, pouvoir vivre de notre musique, pouvoir continuer de composer, ne jamais être lassés. Au moins, pouvoir toujours aller dans la même direction, et évoluer.

Romain : Avoir toujours le contrôle, et faire ce qu’on a envie de faire.

Pierre : C’est vrai. Si demain on veut faire un disque avec des sonnets allemands du XVIIe siècle… qu’on puisse le faire ! ( rires )

C’est noté !

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Site officiel: http://www.myspace.com/quidamfr

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5 commentaires

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  1. 1
    le Jeudi 5 juin 2008
    NaT a écrit :

    Ils sont trop bien !!!!

  2. 2
    le Jeudi 20 septembre 2007
    kyra a écrit :

    Alors ce concert, c’était bien ?

    :)

  3. 3
    Aurélien
    le Jeudi 20 septembre 2007
    Aurélien a écrit :

    hum… ce que j’en ai vu était bien, c’est à dire les 30 dernières secondes :(
    j’avoue avoir un peu déconné avec l’horaire, et le set était étonnamment court (30 minutes à peine)…..
    au fait j’ai voulu aller voir le vernissage de l’expo « Control »/Joy Division entre temps, ce qui était clairement une ERREUR de jugement, pour quelqu’un qui considère qu’un magasin de vêtements Agnès B. n’est pas forcément le meilleur endroit pour montrer et apprécier des photos de Curtis et du groupe, pour le dire rapidement…
    Mea culpa, ce sera pour la prochaine fois

  4. 4
    le Jeudi 20 septembre 2007
    kyra a écrit :

    En tout cas chapeau bas pour l’itw, c’est très intéressant !

    @ ++

  5. 5
    Pascal
    le Jeudi 20 septembre 2007
    Pascal a écrit :

    Yes. J’aime bien la partie sur le Printemps de Bourges ainsi que celle sur la Belgique…

    M’est avis que le groupe va pas mal faire parler de lui en 2008…

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