Quel avenir pour le sexe ?

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Derrière ce titre racoleur et incompréhensible se cachent quelques réflexions livrées presque « en vrac ». Quelques bribes notées de-ci de-là puis réunies en un ensemble plus ou moins cohérent, des mots écrits en réaction à de récentes lectures… Ecrire « en réaction à ». Important, ça. De même que nous nous construisons en réaction à ce qui nous entoure, nous devrions toujours écrire pour réagir. Certains auteurs devraient garder cela en tête avant d’exhiber fièrement le Néant littéraire et donc intellectuel qu’ils représentent. Avenir. Sexe. Deux éléments inhérents à l’essence même de la Vie et qui demeurent pourtant si mystérieux. Si le sexe a un avenir, est-ce à dire qu’il aurait un présent ? Un passé ? Peut-on parler du Sexe comme d’une idée à part entière, évoluant non pas avec nous mais à côté de nous ?

« Une pensée qui n’en amène pas une autre
est une pensée finie. »
Maurice G. Dantec

Un chapeau incompréhensible pour un titre qui ne l’est pas moins. Je vous devais bien ça. Ce qui suit n’a pour structure que celle de ma pensée. Toutefois voyez : le propos n’est pas incohérent dans sa globalité.

Je ne comprends pas pourquoi certaines femmes, le lendemain du premier soir, veulent absolument nous pousser à les gratifier de la « baise du matin », comme l’a une fois si élégamment nommée une conquête nocturne [1]. Mesdemoiselles (et mesdames, après quelques verres je ne suis pas sectaire), faut-il vraiment, en ce début de troisième millénaire, vous expliquer le principe de l’ONS (One Night Stand) ? Comme son nom l’indique il s’agit de ce que les mâles primaires appellent « coup d’un soir » ou encore « one shot » (oui, quand il s’agit de sexe les Kromozomixéïgrek font généralement preuve d’une originalité à faire pâlir un Marc Levy). La nuit prenant fin avec le lever du jour, vous êtes au petit matin censées laisser l’homme profiter du repos du guerrier, repos amplement mérité après la nuit de débauche et de luxure que vous avez partagée. Pour dire vrai, dans le monde idéal de l’Homme Moderne vous ne devriez même plus être là lorsque les premiers rayons du soleil percent à travers les volets. En effet, il aime se complaire dans ce qu’il pense être son indépendance. Il apprécie surtout de pouvoir faire l’étoile et ronronner dans son lit sans que ses membres ne se heurtent à un corps inerte au visage autrefois ravissant. Il n’y a que dans Zombie Stripers (oui, l’homme aime aussi le cinéma d’auteur) que le mâle s’extasie devant un corps aux courbes parfaites se terminant par un visage grisâtre au mascara dégoulinant et au rouge à lèvres rendu à l’état de lointain souvenir.

Approche-toi, future victime de mes nuits de chasse et de mon charme trompeur, je vais te révéler un secret. Pour l’Homme Moderne, la femme parfaite est celle qui sait quand il est temps de s’en aller. De préférence avant le lever du jour. Cela évite la gêne du réveil que nombre d’entre nous ont déjà expérimentée, ce sentiment de malaise lorsque l’autre se tient debout, au pied du lit, ses affaires à la main avec au ventre une indicible envie de fuir. Les plus lâches d’entre nous n’ouvrent même plus les yeux jusqu’à ce que l’autre s’en soit allé(e). Et lorsque ce reflet non assumé de ce que nous fûmes la nuit précédente finit par quitter les lieux, nous nous retrouvons seuls avec nous-mêmes, libération illusoire d’une prison qui n’a jamais existé ailleurs que dans notre esprit. En réalité, la seule prison dans laquelle nous nous sommes enfermés et dont nous devons absolument nous libérer n’est autre que notre désir de liberté à tout prix, cet obstacle à toute forme de relation suivie avec nos semblables, état proche de la paranoïa où chaque individu devient un maton potentiel.

On nous parle d’ailleurs souvent de « liberté » sexuelle. La nouvelle génération, la nôtre, la vôtre, la leur, serait plus libérée sexuellement parlant que les précédentes (si l’on omet le grand n’importe quoi de la période « Peace & Love »). Mais qu’est-ce que la véritable Liberté sexuelle ? La liberté, la vraie, supposerait de pouvoir regarder en face les pressions sociales et notre tendance soi-disant naturelle – mais découlant en réalité desdites pressions – à créer de toutes pièces des sentiments pour justifier nos écarts nocturnes et à leur dire : Allez-vous-en, je n’ai pas besoin de vous. Cela fait trop longtemps que vous m’empêchez de jouir pleinement de mon corps, et ce dans tous les sens du terme, alors voilà : je vous renie.

« Il est probable qu’un plus grand nombre de femmes accorderont une importance particulière à l’acte sexuel : en raison de la rareté de leurs gamètes (un seul ovule par mois) et du coût important de la grossesse, elles ont été programmées à gérer leur utérus et ses voies d’accès comme une ressource rare, et le pénis des hommes comme une menace potentielle s’il est non choisi ou non assorti d’une garantie d’investissement. D’où l’idée que le sexe doit être associé au sentiment. » [2]

Image de DIY Clock Le sexe n’est qu’un reliquat de notre primitivité. Dans un futur proche nous n’aurons même plus besoin de nous accoupler physiquement pour procréer. Les femmes comme les hommes sont de plus en plus pressés, rattrapés par un temps qu’ils sont incapables d’oublier, ombre permanente jetée sur le moindre de leurs actes. La notion de famille telle que nous l’entendions il y a encore quelques années n’existe plus. Un papa, une maman, deux enfants. Ce modèle longtemps considéré comme idéal n’est plus, remplacé par des cellules familiales monoparentales voire multiparentales (croissance des schémas polyamoureux impliquant des enfants) ou encore par l’absence pure et simple de cellules (refus d’avoir des enfants, refus de se marier, refus de s’attacher et d’aliéner sa prétendue liberté). A ce constat ajoutons les récents progrès technologiques : depuis quelques années nous commençons à appréhender la machine non plus comme une « entité » à part mais plutôt comme un prolongement des membres et des capacités physiques et biologiques de l’être humain. Tout ceci, c’est certain, rendra le sexe obsolète.

C’est en tout cas ce qu’incitent à penser, au moins en ce qui concerne le sexe en tant que technique de reproduction, les récentes avancées scientifiques en matière d’ectogénèse. Je vous entends déjà vous interroger : qu’est-ce au juste que l’ectogénèse ? Pour commencer rassurez-vous : mon dictionnaire Word ne connaît pas non plus ce terme [3]. Comme son nom l’indique [4], il s’agit de la création d’un être humain de manière naturelle mais dans un utérus artificiel assurant toutes les fonctions habituelles d’un utérus humain. Depuis sa première évocation publique, il y a de cela presque cent ans, l’idée a fait son chemin jusque dans les laboratoires japonais et américains. Au vu des récents développements en la matière, il est probable que d’importants progrès seront faits d’ici la fin du siècle, si les Gardiens de l’Ethique, le Pape et son armée de disciples ne s’y opposent pas de manière trop virulente. On peut rêver.

A terme, ces avancées nous offrent à voir une société au sein de laquelle les femmes seraient libérées du fardeau de la grossesse. Vous voulez un enfant ? Pas de problème, utilisez donc notre « Machine à faire la vie » [5] !

Inévitablement, une question cruciale sera alors posée : une femme ne donnant plus la vie demeure-t-elle une femme ? Dès lors que les femmes n’auront plus à porter et à sevrer leur enfant, en quoi seront-elles différentes des hommes ? Une inégalité originelle sera alors résolue, il est vrai, mais l’égalité qui en résultera ne se révèlera-t-elle pas plus destructrice encore ? Il se pourrait en effet que le remède se révèle pire que le mal qu’il est censé soigner. Dans Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle une anthropologue fictive émet une hypothèse non évoquée par Peggy Sastre dans Ex Utero : « Si ces machines prenaient « en main » la procréation, il n’y aurait plus de femmes, ce serait la fin des femmes et donc la fin de la possibilité de parler et d’exister comme une espèce humaine. […] Nous arrêterions de faire des poèmes, d’aimer, de distinguer entre le blanc et le noir, le jour et la nuit, le plaisir et la souffrance. Tout retournerait au chaos indicible, à l’indistinction première dont les mythes rendent compte… ». Outre l’ironie dont Marcela Iacub teinte ces propos, il n’en demeure pas moins que ces angoisses sont légitimes. De même, à quoi nous servirait le couple en l’absence de procréation ? A satisfaire un amour partagé ? Encore faudrait-il que l’amour existe. « Vous n’êtes pas objectif » me reprochera-t-on (encore). C’est vrai, je ne le suis pas. Non seulement je ne le suis pas mais pire : je ne suis pas censé l’être. Je ne crois pas en l’Amour comme d’autres ne croient pas en Dieu. Etrangement, alors qu’on laisse, dans la plupart des pays dits civilisés du moins, les seconds vaquer à leurs occupations sans leur agiter en permanence sous le nez une Bible ou un Coran, les premiers sont littéralement persécutés. Je vous vois déjà monter sur vos poneys : certes, certains sont aujourd’hui persécutés de manière plus éprouvante que je ne le suis. Néanmoins dans mon cas le harcèlement pro-amoureux est beaucoup plus insidieux. Le premier de vos amis, celui à qui vous auriez sans hésiter donné le bon Dieu sans confession, celui-là même avec qui vous aviez fait les quatre cents coups alors que vous pensiez encore que le Temps n’était qu’une fiction que vos parents avaient inventé pour vous effrayer et vous pousser à suivre le chemin qu’ils vous avaient déjà tracé, le premier de vos amis, donc, peut tout à coup se révéler n’avoir été durant toutes ces années de route qu’un agent dormant à la solde de l’ennemi. Méfiez-vous, vous qui lisez ces mots ! Peut-être êtes-vous vous-mêmes des agents qui s’ignorent… Il se peut très bien qu’au détour d’une conversation, les mots s’enchaînant à peine plus vite que les verres vides sur la table d’un énième bar de la rue de Buci, votre Bel et Fier Ami prononce une nuit cette phrase que vous pensiez ne devoir entendre que dans les films de série B : « tu dis ça mais toi aussi, un jour, tu trouveras ». Tu trouveras. Mais, patate, qui t’a dit que je cherchais quoi que ce soit ? Et que trouverai-je, d’abord ? Une hanche sur laquelle poser ma main les nuits où la solitude se fera un peu trop présente ? Un peu de réconfort derrière deux prunelles qui ne regarderont que moi les soirs de lassitude ? Mieux : la mère de mes enfants, celle qui pondra deux chauves hurlants mais continuera envers et contre tout à réveiller en moi les instincts les plus inavouables ?

Image de Celle qui pondra deux chauves hurlants mais continuera à réveiller en moi les instincts les plus inavouables... Je n’y crois pas. Je n’y crois pas mais je ne suis sûr de rien. Peut-être suis-je effectivement à la recherche de quelque chose d’autre que ce que j’obtiens déjà. Quelque chose de différent, quelque chose de plus. L’amour dure trois ans, dit-on. Le désir, trois mois. En ce qui me concerne l’intérêt n’atteint que rarement trois semaines, et encore, dans le meilleur des cas. Mais si au fond je recherchais la mère potentielle de mes enfants ? Et si nous obéissions finalement tous aux mêmes schémas programmés depuis la nuit des temps ? Eva, Pascal, Blee, moi [6]… Des avis divergents, des comportements « amoureux » radicalement différents mais une même quête, une identique obéissance aveugle à des millions d’années d’évolution. De là à en déduire que la  recherche du confort que je méprisais tant dans mon précédent article n’est que la résultante d’une pré-programmation destinée à fournir à nos rejetons les meilleures conditions pour grandir et survivre, il n’y a qu’un pas que j’hésite à franchir. Déjà le vertige me prend et je m’éloigne du gouffre dans lequel je m’apprêtais à nous faire plonger. Laissons ces questions à ceux qui savent y répondre.

« Mesdames, mes sœurs, la machine à faire la vie signe notre fin. » L’anthropologue n’en démord décidément pas. Est-ce à dire qu’une femme ne procréant pas de nos jours n’est pas une femme ? Bien sûr que non, car aux yeux de beaucoup d’hommes demeure la possibilité biologique pour elle d’avoir un enfant, quand bien même elle clamerait son désir de ne pas en avoir. Quid alors des femmes stériles ? Sont-elles devenues asexuées par la simple lecture d’un diagnostic ? Peut-être. Je m’interroge : se pourrait-il qu’inconsciemment un homme lambda soit moins attiré par une femme qu’il sait stérile, quand bien même il n’envisagerait pas de fonder avec elle un foyer ? Le désir sexuel serait-il aussi calculé ?

Au fond ça n’a pas grande importance. En attendant la fin annoncée de la sexualité, une question demeure – et pas des moindres : où est-elle, la femme véritablement libre ? Je la recherche désespérément, de comptoir en comptoir, verre après verre, celle qui saura coucher nuit après nuit avec des partenaires différents sans jamais vouloir rester, sans jamais s’attacher et qui posera dès le départ une règle simple : « ni sentiments, ni croissants ».

NOTES
[1] Ne vous indignez pas déjà, gardez-en pour la suite : il y a pire.
[2] Sastre P. (2008) Ex Utero. La Musardine : Paris.
[3] Ceci dit, vu le nombre de mots qu’il ne reconnaît pas je ne suis pas certain que cela doive vous rassurer…
[4] Du grec « ektos » (au-dehors) et « genesis » (naissance).
[5] Iacub M. (2002) Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle ? Flammarion : Paris. Chapitre 10 : « Mères Machines ».
[6] Lire les commentaires sous un précédent article. Notons que cela ne s’applique a priori pas aux Childfree (« partisans d’une stérilité heureuse »). Sans doute parce qu’eux ont « un gros QI » si l’on en croit Peggy Sastre. Ils auraient en effet un QI moyen de 141, « pour ceux qui le connaissent ». Autant dire après sélection des plus intelligents pour servir notre propos. Quant à la validité d’un tel argument, je n’en parle même pas.

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La jeune femme confortablement installée dans un fauteuil se prénomme Claire ; lorsqu’elle parvient à s’extirper hors dudit fauteuil elle s’occupe de son site : http://www.clairepregnant.net

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: Ne parlons pas de moi. Non, parlons plutôt de toi. Dis-moi, es-tu désirable ? Es-tu irrésistible ? Vide ces verres de vodka avec moi et on verra. Embrasse-moi, fais-moi goûter ta langue et on verra. Déshabille-toi et bois de la vodka en regardant au plus profond de moi. Alors seulement je commencerai à avoir de l’estime pour toi. Verses-en sur ton corps nu et dis-moi de boire. Écarte tes cuisses, fais couler ce liquide incolore de tes seins jusqu’à ton sexe et dis-moi de le boire. Alors peut-être je tomberai amoureux de toi, car désormais j’aurai un but : te nettoyer entièrement avec ma langue, et ça... ça prouvera que je vaux quelque chose. Je te lècherai tant et si bien que tu pourras t’en aller et en piéger un autre. Alors, ce verre... on le boit ?

11 commentaires

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  1. 1
    le Vendredi 15 avril 2011
    Les filles pensent que... a écrit :

    Dans le désordre de mes pensées :

    Un homme, s’il ne veut pas se réveiller près de son ONS, devrait songer à ne pas emmener la belle dans son antre. Qu’il aille chez elle, et sache se retirer quand il est temps…

    Heureusement que tout le monde ne fait pas l’amour uniquement dans le but de procréer… Nous serions véritablement surpeuplés !

    Si les femmes pourraient se passer d’être enceinte, les hommes, quant à eux, ne pourront jamais être enceints. La différence persiste donc. Nous avons le choix de porter ou non un enfant, vous ne l’aurez jamais.

    La passion dure 3 ans… l’amour nait alors… ou pas !

    (Il est temps de préciser que je préfère les pains au chocolat)

  2. 2
    le Vendredi 15 avril 2011
    Les filles pensent trop a écrit :

     » L’amour dure trois ans, dit-on. Le désir, trois mois. « 

  3. 3
    le Vendredi 15 avril 2011
    Lou a écrit :

    Frank, il s’invente une vie à la Corto Maltese, la mer en moins, la philosophie en plus.

    Des prises de position parfois irritantes, mais j’aime le fait de s’attaquer aux questions sans réponse…

  4. 4
    le Samedi 16 avril 2011
    Domino a écrit :

    Mouais… J’ai vraiment du mal avec ces articles pseudo intello sur le sexe et compagnie. C’est bien écrit, ca a des belles tournures de phrases, mais ca a du mal à avoir un vrai fond, je trouve… Dommage

    Sinon, une femme enceinte, c’est vraiment monstrueux, la photo en fin d’article vient de me le rappeller

  5. 5
    le Lundi 18 avril 2011
    Alex a écrit :

    Il y a des nanas qui veulent remettre le couvert au petit matin, sérieusement ? Je pensais que l’afflux sanguin matinal était caractéristique des mecs – d’ailleurs selon ma grande expérience, ce sont eux qui tirent en général les nanas de leur sommeil d’un tap-tap-tap caractéristique du gland qui se dresse contre le bas du dos (ce qui me fait toujours me dire : « Et pour qui tape le gland ? » (un peu comme « pour qui sonne le glas ? » mais en trash – autant dire que je ne suis définitivement pas du matin)).

    Sinon comme souvent, je ne suis pas d’accord du tout avec toi, Frank, mais c’est sûrement parce que je ne trouve aucun intérêt à la procréation en l’état actuel des choses et que j’aime le cul pour le cul, ce qui me pousse en général à quitter l’appartement de mes coups d’un soir pendant qu’ils dorment et sans leur dire au-revoir.

    BTW : Une femme digne de ce nom ne réclame pas de croissants. Une femme digne de ce nom est au régime. Merci, « Elle » et consorts.

  6. 6
    le Lundi 18 avril 2011
    Frank a écrit :

    L’afflux sanguin est effectivement propre aux hommes, chère Alexandra. A vrai dire c’est même à cause de lui que nous nous réveillons en érection la plupart du temps. Voyez-vous, au cours de la nuit les hommes ont plusieurs érections dans leur sommeil (cinq, en moyenne). Pour plusieurs raisons, le matin l’une de ces érections nous réveille. Rien à voir avec le désir sexuel, ce n’est qu’une manière pour le cerveau de s’assurer que tout fonctionne comme il faut, un peu comme lorsque vous vous endormez le soir : votre jambe fait un soudain soubresaut. Ce n’est qu’une décharge que votre cerveau envoie à vos membres pour s’assurer qu’ils ne sont pas morts.

    L’homme qui « tap-tap » du gland est un imbécile doublé d’un porc. Aucune raison, donc, pour qu’il reste une seconde de plus dans le même lit que vous.

    Oh, et une femme digne de ce nom ne fait pas de régime parce qu’elle sait qu’elle est très bien comme elle est et qu’une femme qui s’assume sera généralement plus attirante qu’une machine à régurgiter complexée.

    P.S. : vous aimez « le cul pour le cul » parce que vous en avez encore le temps. Lorsque vous aurez un travail accaparant et des dossiers par-dessus la tête (lorsque vous aimerez votre travail, donc), les séances s’espaceront peut-être.

  7. 7
    le Mardi 19 avril 2011
    Alex a écrit :

    Franky, Franky, Franky.
    Ta pertinence n’a d’égale que ton extrême lucidité.
    Je suis soufflée.

  8. 8
    le Mardi 19 avril 2011
    PS a écrit :

    Bonjour Frank,

    > c’est toujours sympathique de se retrouver citée au hasard d’une navigation égotique, sauf quand cette citation est utilisée à mauvais escient (et je n’oserais pas préjuger d’une mauvaise foi). Comme vous le faites remarquer, les individus childfree sur lesquels j’ai enquêté étaient peu nombreux à connaître leur QI…mais ceux qui le connaissaient avaient en effet de bons (voire très bons) scores. Je n’ai jamais dit, par contre, que leur nulliparité volontaire venait de cette intelligence supérieure, je sais encore ce que des « données statistiquement significatives » veulent dire.

    > l’afflux sanguin n’est pas spécifique aux hommes, les femmes aussi possèdent, dans leur clitoris (organe qui, contrairement au pénis masculin semble entièrement dédié au plaisir sexuel), des corps caverneux. Mais vous êtes tout excusé, vu que l’anatomie précise du clitoris n’est connue que depuis très peu de temps (1998 très exactement). Je ne saurais mieux vous conseiller que de vous orienter vers Qui a peur du point G ?, d’Odile Buisson, qui explique tout cela mieux que moi (ce n’est pas dur).

    bien cordialement,
    Peggy Sastre

  9. 9
    le Mercredi 20 avril 2011
    Frank a écrit :

    Bonsoir PS,

    Je n’accorde aucun crédit à l’argument selon lequel « ceux qui le connaissaient [le QI] avaient en effet de bons (voire très bons) scores ». Il faut là leur faire confiance ou faire confiance à la personne ayant enquêté et collecté ces résultats ; autant dire que ça ne prouve absolument rien. Préciser leurs hauts scores revient à lier la nulliparité et lesdits scores, sinon à quoi servirait de le préciser?
    N’y a-t-il pas une contradiction entre vos propos, lorsque vous écrivez dans votre commentaire « Comme vous le faites remarquer, les individus childfree sur lesquels j’ai enquêté étaient peu nombreux à connaître leur QI » tandis que nous trouvons dans votre livre l’affirmation suivante : « la plupart des Childfree [...] ont un gros QI » ?

    En ce qui concerne l’afflux sanguin, il n’est certes pas propre aux hommes, en revanche je n’ai jusqu’à présent jamais entendu parler chez la femme de celui dont nous discutions avec Alexandra, à savoir « l’afflux sanguin matinal » (Cf. Commentaire n°5). Merci pour le cours et la référence à l’ouvrage de Buisson et Foldès, néanmoins.

  10. 10
    le Mercredi 20 avril 2011
    PS a écrit :

    « sinon à quoi servirait de le préciser? »…euh, à le préciser justement, et à factualiser un propos qui, s’il fait « cours », est toujours préférable (à mon humble avis) que ceux qui prétendent inférer des lois générales de leurs expériences personnelles (non, bien sûr, je ne vous vise pas)

    mais une précision n’a rien à voir avec une corrélation, désolée

  11. 11
    le Mercredi 20 avril 2011
    Frank a écrit :

    C’est vrai, vous ne faites pas ça, vous. Vous vous contentez d’affirmer que « la plupart des Childfree [...] ont un gros QI » sans préciser au lecteur que « les individus childfree sur lesquels [vous avez] enquêté étaient peu nombreux à connaître leur QI ». N’osant présumer d’une quelconque malhonnêteté, je pencherai pour une simple maladresse.

    Oh, et pour mémoire : « Dans ce Journal Frank part de son quotidien [...] et en tire des vérités qui pourraient bien ne s’appliquer qu’à lui ».

    Bien cordialement,
    Frank

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