Ponyo sur la Falaise

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Quand on apprend que sort un nouveau film d'Hayao Miyazaki, c'est toujours avec impatience qu'on attend sa sortie en salle. Le Maître de l'animation japonaise réalise encore une fois un vrai chef d'oeuvre, pour petits et grands.

HAYAO MIYAZAKI, une légende vivante

Celui que beaucoup considèrent comme le Maître incontesté de l’animation japonaise est de retour. Réalisateur de nombreux animes à succès ( Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoke, Le Château dans le Ciel, et bien d’autres), sa filmographie est impressionnante autant par le nombre d’oeuvres que par la qualité de chacune d’elles. Certaines de ses réalisations peuvent rendre perplexes. Il faut dire que la spiritualité et la sensibilité japonaises ne sont pas connues de tous, surtout quand on est occidental.

Pourtant, impossible de dire d’un film de Miyazaki qu’il est mauvais. Il y a toujours quelque chose dans l’histoire et dans le dessin qui fait que le film reste bon, beau et agréable. Et Ponyo ne fait pas exception à la règle.

Des thèmes sans frontières

ponyo_logo_premiere_pageComme toujours, on retrouve dans Ponyo les thèmes chers à son réalisateur : écologie, amitié, amour et spiritualité.
Mais attention, on est loin, très loin même, de ce qu’un studio américain comme Disney aurait réalisé. Car il n’est pas question d’imposer un point de vue, de le faire rentrer dans le crâne à grands coups d’images chocs et de jouer la carte de la démagogie. Au contraire, tout se fait naturellement, avec et en douceur, et on aime être remis à notre place d’acteurs de ce que notre monde subit. Comment ne pas être réceptifs à la tendresse que dégage cette petite sirène rouge, fragile et drôle ? Sosuke, lui, le sera.

Sosuke, 5 ans, vit avec sa mère, Risa, et ne voit que très peu son père, Koichi, qui est marin. Risa est une femme courageuse et aimante, bien que tête brûlée. Mais rien ne peut séparer Sosuke de sa mère et il est d’ailleurs l’hôte particulier de la maison de retraite où travaille Risa, accueilli à bras ouverts par les pensionnaires, dont la mamie Megumi.
Alors que Sosuke s’amuse près de l’océan, il aperçoit ce qu’il prend pour un poisson rouge coincé dans un pot en verre. Il sauve en fait Ponyo et leur amitié naît sans attendre.

Ponyo est en réalité une petite sirène. Après sa rencontre avec Sosuke, elle ne voudra plus être séparée de lui et devra pour cela devenir humaine. Mais les mondes de la terre et de l’océan ne sont pas compatibles et il faudra à la sirène et son ami humain courage et détermination. En particulier face au père de Ponyo, Fujimoto, un ancien humain devenu sorcier qui ne cesse de la suivre et cherche à la récupérer. Il l’attrapera, mais Ponyo s’échappera bien vite, non sans avoir répendu l’Elixir de la Vie de son père, transformant ses soeurs en vagues gigantesques et faisant monter le niveau de l’océan.

Une histoire belle et touchante que l’on découvre sous le dessin si particulier d’ Hayao Miyazaki . Le style est cependant relativement épuré et les CG (Computer Graphics – éléments faits par ordinateur) sont pour ainsi dire absents. On est donc plutôt face aux caradesign (style de dessin utilisés pour les personnages) et décors de Totoro que celui de Princesse Mononoke .
Ce choix est un peu osé, quand on sait que les effets spéciaux font partie de ce que recherchent un grand nombre de spectateurs, mais il est tout à fait adapté à Ponyo dont les traits à la main renforcent la sensation de douceur. Si vous trouvez le dessin « enfantin », peut-être même vieillot, c’est en partie pour cela et c’est sans doute fait exprès, Miyazaki ne faisant rien au hasard.

Si vous cherchez à voir un film à la Pokemon, tournez les talons (et ne revenez pas, merci). Autrement, foncez, vous ne serez pas déçu !

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PONYO SUR LA FALAISE ( Gake no ue no Ponyo ),

1h41min

Sortie le 08 avril 2009.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127194.html » href= »http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127194.html »>Fiche AlloCiné

A propos de l'auteur

Image de : Faites entrer l'accusé de réception - 22h40 - Documentaire/fiction - ** Présenté par C. Delahonte Résumé : Le serial watcher Julien H., plus connu sous le nom de KoD (Kiss of Death, parce que ses films préférés sont souvent assez morbides), est né le 22 octobre 1978 dans les environs de Paris. Il s'exilera plus tard dans la pampa limousine pour brouiller les pistes. Il ira même jusqu'à se faire passer pour un informaticien passionné par le cinéma, la musique et même la photographie. Il sera néanmoins débusqué par un membre de l'organisation underground "Discordance" qui lèvera le voile sur sa véritable identité : il pleure à la fin de "Philadelphia" et du "Tombeau des Lucioles". Quelle ironie...

1 commentaire

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    Eymeric
    le Mercredi 29 avril 2009
    Eymeric a écrit :

    J’ai particulièrement aimé les petites trouvailles du réalisateur comme la scène de ménage en morse qui sont de petits clins d’oeil plein d’humour et de modernité.. Pour le reste, beaucoup de tendresse de légèreté et je ne remercierais jamais assez Miyasaki pour ne pas faire la bêtise de trancher ses personnages en méchants et gentils comme dans Disney…

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