Poney Express – Daisy Street

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Le Poney Express fut un service postal du Grand Ouest américain à la fin du 18ème siècle. Bizarre donc comme nom de groupe et qui ne donne absolument aucune information sur le style de musique proposé. Tout au plus pourrait t on imaginer qu'il s'agit là de français. Il faudrait d'ailleurs établir une théorie sur l'évolution des noms de groupes.

poneyPassons à la pochette, bizarre également: cercles mod rouge-blanc-bleu avec un cheval de cow-boy au milieu. Quand les Who rencontrent le western swing ? Pourquoi pas…

Poney Express c’est Anna Berthe qui chante, et en français s’il vous plait. Elle s’en sort d’ailleurs plutôt bien malgré quelques gimmicks pénibles propres à la variétoche française ( Saez en l’occurrence, ou les chanteuses-actrices). L’autre partie du duo c’est Robin Feix, qui joue ici de presque tous les instruments. Robin est également l’ancien bassiste de Louise Attaque (comme quoi les préjugés…).Le tout a été enregistré à Cardiff par Charlie Francis (beau boulot) et masterisé à Londres par Guy Davis (Qu’est ce que le mastering ??).

Ce qui arrive à nos oreilles dès la première chanson est très agréable. Paris De Loin montre d’entrée, ce que va être l’album: classe mod sixties et imagerie western états-unienne.

Tout au long des 41 minutes du disque, Poney Express nous distille une pop folk légère et chic, avec des arrangements recherchés du type piano banjo, cloche et orgue accordéon. Le genre qui vous met de bonne humeur.

Qualitativement, les chansons sont quasiment toutes du même calibre avec des thèmes très américains ( Femme De Milwaukee ), des voyages en train ( Des Kilomètres Au Fusain ), un clin d’oeil à Dominique A ( Le Complexe Du Papillon ), du mauvais Cali ( Les Nerfs A Vif ), une poésie cinématographique ( La Loire ), et encore du cinéma ( Une Actrice ). Soit tout ce que n’a pas réussi à faire Karine Viard avec ses lap steel et ses violons.

Au final un album dans la moyenne, certes, mais un très bon album moyen .

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A propos de l'auteur

Image de : Fabien a 23 ans vit à Grenoble, il enchaîne différents boulots de merde dans le seul but de pouvoir se payer des CDs et des chaussures. Sa passion pour la chose rock, un genre qu'il considère avec sérieux et légèreté à la fois, frise l'autisme. Nan, c'est de l'autisme. Les mains calleuses et le dos vouté à force de fouiller dans les bacs à solde et les blogs internet.

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