Pearl Jam – Live On Ten Legs

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Un nouvel album live de Pearl Jam sort lundi. La bande à Eddie Vedder fait revivre à ses fans l'essence de près de 250 concerts, sans grandes surprises.

Image de Pearl Jam Il n’est plus vraiment nécessaire de présenter Pearl Jam. Tout du moins, il est difficile d’ignorer l’existence du groupe américain. Leurs ventes de disques se chiffrent aujourd’hui en plusieurs dizaines de millions. C’est donc sans grand étonnement qu’aujourd’hui, après 22 années d’existence, nos six artistes (cinq officiels et Kenneth Gaspar aux claviers) nous présentent leur septième album live, Live on Ten Legs.
Cette compilation, à paraître le 17 janvier 2011, présente 18 titres joués sur scène depuis 2003 lors de près de 250 concerts. Sa version digitale bénéficie d’un artwork soigné. L’intérieur de la pochette intégre plusieurs photos texturées prises lors de concerts. En sus, la mention inscrite à l’intérieur de la pochette «In Hommage to : Live On Two Legs».

Le son des toms survient sous les acclamations du public et on reconnait les premières notes de Arms Aloft (reprise de Joe Strummer & The Mescaleros). L’opus commence sur les riffs de guitare mélancolique caractéristiques de ce morceau, qui, jusqu’ici, n’a été joué qu’en live depuis l’été 2010. Une entrée en la matière efficace, soutenue par les larsens. Ceux-ci annoncent l’ incontournable World Wide Suicide (tiré du huitième album, Pearl Jam, qui connut lui même un large succès), joué de façon plus rythmée que sa version originale.

Nous n’avons pas le sentiment d’écouter un album live réalisé à partir d’«échantillons ». Les transitions ont été soignées, donnant l’impression d’avoir le produit d’un seul et unique concert, contrairement au chapitre antérieur.

Le groupe a profité du live pour revisiter et jouer de façon accélérée ses morceaux. Ceci s’apprécie notamment sur Got Some ou State of Love And Trust : le rythme se veut plus incisif, moins prévisible, les tonalités sont différentes des originales. La basse semble avoir une place moins importante. On apprécie toujours un live pour les surprises que le groupe apporte dans ses compos.
L’album nous fait vibrer avec Spin the Black Circle, mais surtout Porch, les doigts de Mc Cready volant sur son manche. Cela nous montre encore une fois que lui et sa guitare ne font qu’un, en tant que parfait héritier de Jimmy H. Cette fusion ne peut que susciter l’émerveillement.
On notera une très bonne interprétation de Public Image, une reprise du groupe portant le même nom. Leur leader étant, rappelons-le, un certain Mr. Lydon Rotten, doué mais provocateur.

Aussi, les morceaux «calmes» sont rares sur cet album. Parmi eux, I am Mine (Riot Act, 2002), ou Just Breathe, tiré du neuvième et dernier album studio, joué en acoustique.
Le point positif est donc de pouvoir pleinement apprécier le chant apaisant d’Eddie Vedder parmi cette sélection très rock, qui nous immerge dans une ambiance texane. Rappelons que Leur chanson Of The Girl, absente de l’album, fut reprise en 2008 dans la BO de No Country for Old Men, collant au background de l’ancien ouest américain.

Après Alive,  nous avons droit à la présentation de la formation, et l’album se termine sur le solo guitare de Yellow Ledbetter. Il est temps de tranquillement nous remettre de nos émotions, tout en se projetant la vision de mains levées vers le ciel.

Cet album accessible survole une partie certes très limitée, mais assez représentative du répertoire et des influences du groupe. Il ne manquera sans doute pas de plaire aux fans : à mi chemin entre l’album studio, réducteur de la fougue de la formation, et les excellents bootlegs. Sur ces bootlegs se manifeste la proximité avec le public de façon évidente. Live On Ten Legs fournit néanmoins une belle suite à l’édition 98.

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Site officiel : http://pearljam.com/

A propos de l'auteur

Image de : Photographe et chroniqueur, parfois ! www.philippeabdou.fr

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