Paradise Land – Vincent Couty

par Arno Mothra|
Vous pourriez penser que Paradise Land, le deuxième livre de Vincent Couty, n'est plus vraiment d'actualité puisque sorti fin 2006. Détrompez-vous ! Déjà parce que l'auteur prépare son troisième roman, et puis, surtout, parce qu'il nous a livré entre ces pages une oeuvre forte et subversive, encrée au coeur de cette époque qui est la nôtre et qui semble avoir rejeté toute notion d'évolution positive.

pardaise« Comment réagiriez-vous si Dieu et le Diable décidaient de régler leurs comptes au Madison Square Garden et que cela soit diffusé par toutes les chaînes planétaires ? Dans quelle tribune achèteriez-vous une place ? Ce duel va-t-il remettre en question le pouvoir de ces hommes qui organisent la foi sur terre ? »

Ainsi s’achève le résumé, plutôt cliché, inscrit au dos du livre. Résumé à première approche quelque peu évasif puisque ne traitant pas, à proprement parler, des deux personnages principaux (le photographe de guerre Mathew, mort en Irak, et Brian, journaliste véreux et égocentrique, frisant le pathétisme mais terriblement humain). Mais qu’importe, puisque cette histoire recèle de nombreux joyaux avec une galerie de personnages très forts.

A travers une narration ironique, voire, parfois, délibérément puérile, accentuée de références de rock actuel comme Marilyn Manson (et plus particulièrement de ses Nobodies de « Holy Wood », ces gamins jetables exclus d’un sacro-saint environnement trop superficiel et individualiste), Muse, ou Radiohead, c’est toute la société de consommation et le nihilisme modernes qui sont remis en cause : la perversion des sentiments, la banalisation de l’infâme, l’Amérique de Bush (qui sévit partout), la dévotion aveugle et sans recul à quelconque religion (spirituelle ou même matérielle), la médiatisation passe-partout de la violence, sur fond de guerre en Irak relatée par le monde journalistique telle une série racoleuse. Beaucoup de faits (tristement) d’actualité sont ainsi mixtionnés à un second degré irrésistible.

Tout au long du récit, Vincent Couty amorce de multiples questions existentielles, pour le moins percutantes, en ayant néanmoins l’intelligence de ne pas y répondre directement. Peut-être parce que la philosophie ne propose aucune véritable alternative à ses sujets et que l’autodérision s’avère parfois plus intéressante. Dans Paradise Land, le doute est permis, et la remise en question est alors brute et directe (même s’il ne s’agit là que d’un roman).

Le passage le plus intéressant et le plus subtil (et paradoxalement le plus puéril) adviendra lors de l’affrontement public de Dieu et du Diable, au centre d’un ring de boxe et sur fond de pubs de Pepsi, de Britney Spears, et d’effervescences mercantiles des commerçants. C’est là, bien sûr, que le résumé du livre prend toute son ampleur. On filme la fin du monde, on la vend à un public tellement con qu’il en redemande pour dix fois plus chers, sans retenue ni dignité humaine. Par la suite de l’histoire, et même si le combat entre les deux entités est clos, on reste indécis quant à la véritable morale du sujet : le bien peut-il vivre sans le mal (donc sans débat, sans remise en cause, de par une robotisation du sentiment humain) ? Quelle serait l’importance d’une oeuvre d’art si elle n’était affichée à côté d’une coquille vide ? L’homme paraîtrait-il toujours aussi intelligent s’il n’était confronté à l’animal ?

J’ai eu l’occasion de lire, par-ci par-là, que Vincent Couty s’était enlisé dans une écriture juvénile à destination de gentils prépubères ; une aberration qui prête franchement à rire, car ces critiques n’auront sûrement pas compris (ou lu, au choix) Paradise Land malgré leur côté élitiste – mais joyeusement risible ! Parce que les personnages de ce récit sont de véritables cancres, des individus futiles, prétentieux et sans rattachement à rien, mais Vincent Couty aura aussi prouvé que ces personnages sont terriblement humains, le reflet pathétique d’une société satisfaite de sa propre médiocrité. À croire que certains freluquets n’aiment pas se faire montrer du doigt : humiliation légère les obligeant à se justifier par une indispensable introspection.

En conclusion, ce livre est percutant, drôle, subversif, atypique, et surtout, indispensable, car, comme le prouvera cette chronique, il est également difficile de le décrire. À découvrir.

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Vincent COUTY, Paradise Land, 2006, Editions Le Cercles des Auteurs.

Le Blog de Vincent Couty : http://vincentcouty.typepad.com/

15 commentaires

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  1. 1
    le Samedi 3 mai 2008
    Dahlia a écrit :

    Le passage le plus intéressant et le plus subtil (et paradoxalement le plus puéril) adviendra lors de l’affrontement public de Dieu et du Diable, au centre d’un ring de boxe »

    Genre pas du tout inspiré d’un certain épisode de South Park huhuhu

  2. 2
    le Vendredi 9 mai 2008
    Damien a écrit :

    je ne connais pas ce livre. mais tu en parles bien. ça donne envie. je suis allé sur le blog. amusant.
    A apprendre à connaitre.

  3. 3
    le Mercredi 21 mai 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Merci Damien. En effet je le conseille fortement, ne serait-ce que pour une écriture vivante, et évidemment pour tout ce qui est déjà évoqué au dessus.

    Dahlia:
    Niveau référence, j’ai découvert plus percutant (et littéraire).
    Quant à South Park… à qui les scénaristes avaient-ils pompé le sujet avant? D’un point de vue plus imagé, Baudelaire et Lovecraft l’ont fait aussi, le Marquis de Sade aussi, Antoine de Saint-Exupéry aussi. Pas avec les mêmes têtes, mais le fond reste comparable.

    A ce compte-là, rien n’est original. Des livres, il y en a 60 000 de publiés par année. Je ne parle pas des films, ni des cd. On ne peut pas se renouveler éternellement. Je n’aime pas ces tergiversations lassantes et récursives propres à la belle intelligentsia (style Inrock et autres daubes), faisant par ailleurs l’apologie de bon nombre de coquilles vides.
    Disons aussi: un livre qui ne renvoie à aucune référence est pour moi le symbole d’un livre écrit par un auteur qui n’en a pas non plus, de références. Et qui n’a donc rien à dire. Il se contenterait de s’enliser dans les jolies vagues de son nombril et à ce titre, ça ne m’intéresse pas…

    Moi aussi, j’ai un miroir, et je connais mon reflet. Pour ma part, pas besoin de payer pour regarder celui des autres: pour me rassasier d’un peu de vide, je matte des blogs sur la toile… au moins le pathétisme m’y incite au rire. C’est déjà ça de gagné. Mais ce n’est pas de l’art.

  4. 4
    le Jeudi 22 mai 2008
    Dahlia a écrit :

    Tu as absolument raison. D’ailleurs je reprendrai bien des moules.

  5. 5
    le Mardi 27 mai 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Pour communiquer avec tes semblables ?

    News sur Vincent:
    Les aventures d’Eribert (courtes nouvelles en bd) sont à découvrir sur son blog. Très sympathique. J’aime bien son côté touche-à-tout depuis quelques mois !

  6. 6
    le Mercredi 4 juin 2008
    Loïc a écrit :

    J’ai peur de comprendre : un jeune auteur qui n’a pas eu l’occasion de lire Stendhal, Tolstoï, Proust ou Hammett n’a forcément rien à dire? Ca me paraît un peu réducteur comme vision des choses.

  7. 7
    le Mercredi 4 juin 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Parce qu’avoir des références littéraires ça se limite à du Stendhal? Je parlais de la culture en général, et non particulièrement de la littérature d’ailleurs. Sinon ce serait effectivement extrêmement réducteur !

    D’ailleurs je ne comprends pas trop ton raisonnement étant donné que ce style d’auteurs que tu as mentionnés n’ont aucune place dans la chronique (et encore moins dans le livre). Quand j’écrivais « Disons aussi : un livre qui ne renvoie à aucune référence est pour moi le symbole d’un livre écrit par un auteur qui n’en a pas non plus, de références. » il est sous-entendu références culturelles et pas forcément littéraires. De plus, on peut très bien être marqué par quelque chose de contemporain et d’actuel.

    Chaque artiste qui crée, crée justement sous un choc émotionnel qu’il a ressenti grâce à un autre artiste. Enfin, c’est ma vision des choses.

  8. 8
    le Jeudi 5 juin 2008
    Loïc a écrit :

    Non, avoir des références littéraires ne se limite pas à Stendhal, j’ai pris les quatre premiers noms me venant à l’esprit. J’aurais pu citer Dantec, Ellis, Rey (*private joke*) etc.
    Je pensais que tu parlais de références littéraires uniquement, auquel cas c’eût été en effet bien réducteur. Je vois que nous sommes d’accord sur ce point.

    Encore une fois je n’ai pas choisi les auteurs cités pour qu’ils correspondent au style du livre chroniqué. Il s’agissait de considérations d’ordre général, en réponse à la généralité de ton propos : un livre dépourvu de références n’a rien à dire.

    « De plus, on peut très bien être marqué par quelque chose de contemporain et d’actuel. » Evidemment… Hammett est cependant très actuel à mon avis, mais c’est un autre débat.

    Je ne partage pas ton point de vue en ce qui concerne l’origine de l’oeuvre. Pour moi une oeuvre ne naît pas nécessairement d’un « choc émotionnel [...] ressenti grâce à un autre artiste ». Je pense qu’il s’agit avant tout d’une envie. Alors effectivement on peut ressentir le besoin de s’exprimer en réponse à ce choc, à l’oeuvre d’un autre artiste, mais on peut également avoir envie de créer tout simplement. L’écriture est un exutoire très puissant. Ou encore, troisième cas de figure : on se lève un matin avec une idée de bouquin qui nous trotte dans la tête sans raison apparente et on finit par la coucher sur le papier.

    Mais j’aimerais te poser une question : es-tu réellement d’avis que chaque livre doit absolument avoir « quelque chose à dire »? Doit-il nécessairement délivrer un message pour être digne d’intérêt?

  9. 9
    le Jeudi 5 juin 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Pour ta phrase de conclusion, je te réponds que oui. Un livre sans message n’est pas un livre. Un livre doit remettre en question, chambouler le lecteur: car un livre fait travailler le cortex, contrairement à la musique ou au cinéma. Le livre doit véhiculer la linguistique, le vocabulaire, la pensée, la culture; une certaine forme de rhétorique. C’est le but premier d’un livre. Informer, faire travailler le cerveau.

    Que veux-tu lire dans un livre qui ne comporte aucun message? Le style littéraire? Oui, jusqu’à 10 pages maximum. Un livre doit avoir de la prestance pour accrocher, et trouver de l’intérêt. Tu n’es pas d’accord? Très difficile de lire un livre vide et indigne de sens, non?

    Je pense effectivement qu’on devient artiste uniquement parce qu’on a été touché par une oeuvre, ou par un artiste (et même, voire surtout, inconsciemment). L’envie de créer ne vient pas toute seule (pour moi c’est de la naïveté ou de la prétention pour un artiste que de le proclamer), même si je pense aussi qu’elle est un exutoire évident. Pour dire qu’on aurait l’idée d’écrire un livre un beau matin, sans être délibérément inspiré de quelque chose, c’est qu’on doit vivre dans une grotte, non? Nous vivons avec la culture, on est obligé de s’y référer. Enfin je pense. Chaque être humain est marqué par ce qu’il voit, entend, lit, sent…

    Après, et dieu merci, ce n’est que mon avis ;) Aussi percutant ou non soit-il.

  10. 10
    le Jeudi 5 juin 2008
    Dahlia a écrit :

    « Pour dire qu’on aurait l’idée d’écrire un livre un beau matin, sans être délibérément inspiré de quelque chose, c’est qu’on doit vivre dans une grotte, non ? »
    De quelque chose, certes, mais généralement ça part d’un vécu et d’une histoire personnelle, pas nécéssairement parce qu’on a été touché par une oeuvre en particulier. C’est avec le recul qu’on se rend compte des influences qu’on glisse dans son oeuvre de manière souvent très inconsciente même. Pour la littérature, tu as souvent des auteurs qui s’entendent dire « mais ce passage, c’est bien inspiré de tel livre, tel film, non? » et je pense que l’auteur est souvent de très bonne foi quand il peut répond « heu non, pas spécialement, je ne connaissais pas ce que vous me cier d’ailleurs. » Bon je me suis un peu éloigné du sujet.

    Tout ça pour dire que quand on commence à écrire, à faire des films, de la musique ou de la photo c’est qu’on a certes un déclic pour exprimer quelque chose qu’on porte en soi, mais qu’on le fait surtout car on choisit le moyen qui nous correspond le plus pour le faire (donc la littérature, l’image ou la musique). Après les influences, on en a toujours et elle se retrouve dans une oeuvre car ce sont les influences qui aident à se construire, après ce qui est beau aussi, c’est quand on arrive à transcender les influences pour créer sa propre « voix ».

  11. 11
    le Jeudi 5 juin 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Tu as utilisé EXACTEMENT le bon mot: le « déclic ». Et ton dernier paragraphe est très juste: quelqu’un qui ne possède aucun style propre ne vaut strictement rien (ou pas grand chose, un clone n’est rien de plus qu’un épouvantail éphémère et sans réel mérite).

    Les influences se perçoivent sûrement avec du recul effectivement. Mais j’avoue être totalement exaspéré lorsqu’un artiste (quel qu’il soit, dans n’importe quel milieu artistique) vient clamer haut et fort qu’il ne ressemble qu’à lui-même, et qu’aucun artiste ne l’influence. C’est d’un ridicule et d’une prétention extrêmes ! Même si comme tu le sous-entends, évidemment un lecteur (pour un livre) peut prêter d’autres influences à un artiste que celles dont il se nourrit.

    Tout part d’un vécu, on est d’accord. Mais pour l’exprimer, ce vécu (ou pas forcément un vécu d’ailleurs, un rêve quelconque ou autre), la plupart du temps on se réfère aussi à un style qui nous a accroché (pas dans tous les cas, mais je pense qu’on fonctionne un peu tous sur le même principe; et c’est pour ça aussi que beaucoup de gens ont du mal à accepter la comparaison avec d’autres, car on reniera alors leur talent au dépend d’un style qui nous rapproche à quelque chose d’extérieur). Pour moi il s’agit d’une sorte de métastase créative. L’un ne peut advenir sans l’autre. Après, ça porte à débat à bien sûr, et ça dépend aussi de chacun sûrement.

  12. 12
    le Vendredi 6 juin 2008
    Loïc a écrit :

    « Nous vivons avec la culture, on est obligé de s’y référer ». Oui. Et donc tout livre contient des références culturelles, même malgré son auteur. On va pas refaire les cours de philo de lycée mais étant plongé dans la culture dès notre venue au monde, on ne peut s’en défaire et chacun de nos actes en est imprégné.

    Comme l’a dit Dahlia on peut parfaitement s’inspirer de son vécu. Après, pour le style employé, on retrouvera nécessairement des influences venues d’écrivains divers. Encore que parfois je me pose la question à la lecture de certains bouquins…

    Depuis hier j’ai l’exemple de Marc Lévy en tête. Style pauvre, aucun message à faire passer, et pourtant un succès assez énorme. Ses bouquins se vendent par caisses et deviennent même des films… Ca me fait réfléchir perso. Faut-il faire un choix entre avoir du succès et écrire des livres dignes de ceux qui nous inspirent?

  13. 13
    le Vendredi 6 juin 2008
    Arno Mothra a écrit :

    Disons que là (pour Marc Lévy & co), tu mets le doigt sur le gros problème actuel: la merde se vend (après tu me diras aussi, tout dépend de ce qu’on entend par « daube »). Exemple aussi, petite anecdote: hier ma libraire me parlait des livres que les profs lui réclamaient pour leurs élèves (de collège)… Apparemment, Anna Gavalda par exemple, l’Everest de la médiocrité, est trop compliquée à étudier en cours… Il faut des choses encore plus niaises, creuses, simples. Des auteurs comme Ionesco (ou Stendhal pour me référer à ce que tu écrivais plus haut ;) ) ne seront prochainement plus étudiés à l’école. Sauf chez l’élite.

    Un peu comme Hervé Vilard imposé au BAC. Ca fait peur.

    Tu me diras que c’est un autre sujet. Certes. Mais bon pendant qu’on y est… Les éditeurs distribués par exemple par Hachette ne publient, en priorité, que de l’étron intellectuel. Pourquoi? Parce que les gens plébiscitent ça? Pas certain. On habitue la population à la crétinerie la plus abjecte et dégueulasse (comme la TV, la radio, le cinéma, la musique). On voit bien comment ça fonctionne en maisons d’édition…

    Au niveau du vécu et des références, tu as d’une part raison aussi car quand je vois que Despentes se dit influencée par Virginia Woolf, il y a comme un (gigantesque!) décalage. Après, ça n’a rien à voir avec ce que tu marquais. Quoique. Juste pour dire que oui, pour moi les mots « culture » et « littérature » bénéficient de définitions précises, et que les auteurs à succès, je m’en branle complètement; on ne feuillète pas un livre comme on déroule un rouleau de PQ. Donc s’il faut choisir entre avoir du succès et pondre de vrais ouvrages, je choisis la deuxième option. En trouvant ça regrettable que les deux ne soient pas compatibles (hormis Amélie Nothomb [malgré quelques essais ratés] et Werber [que je n'apprécie pas des masses]).

  14. 14
    le Vendredi 6 juin 2008
    Dahlia a écrit :

    Arno, en rapport avec ton dernier com’, je t’offre la lecture de ce texte de l’IndispensablE Tristan-Edern Vaquette:

    http://strictement-confidentiel.com/content/view/175/43/

  15. 15
    le Samedi 7 juin 2008
    Loïc a écrit :

    @Dahlia : j’avais lu le texte que tu as proposé à Arno, je l’ai trouvé plein de vérités.

    @Arno : Despentes influencée par Virginia Woolf?? Eh ben… Je n’avais pas eu vent de cette blague :)

    Pour ce qui est des bouquins étudiés en cours, c’est une catastrophe. Les gamins ne veulent plus lire, que ce soit au collège ou au lycée, alors on leur fout du livre pré-mâché sans intérêt. Il me semblait que c’était aux professeurs de dicter la conduite aux élèves et non l’inverse… En leur faisant plaisir par la suppression des livres « trop compliqués » du programme scolaire, on ne les pousse pas vers le haut. Au contraire.

    Ma soeur est au collège. Quand je vois ce qu’on lui demande de lire je me dis qu’on est loin de ce qui était lu dans la même classe il y a 20 ou 30 ans. Y aurait-il un vaste complot entre les écrivains médiocres et l’éducation nationale? L’école ne serait-elle en fait qu’une institution destinée à former les ados à n’acheter que des livres sans intérêt? [Ca y est, il a pété un cable, arrêtez-le!]

    Je terminerai tout de même par dire qu’à mon sens Amélie Nothomb, que tu citais, est une des plus grandes impostures littéraires de ces dernières années. Mais c’est un tout autre débat :)

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