One Day as a Lion

par Domino|
S'il y a bien quelqu'un dont on attendait désespérément des nouvelles, c'est bien de Zack de la Rocha. Après le split de Rage Against The Machine, puis sa reformation et les mille et unes annonces d'un album solo maintes fois repoussée, l'ami Zack, refait enfin parler de lui.

oneA y regarder de plus près, One Day As A Lion, réunit deux personnalités : Zack d’un côté et Jon Theodore, un ancien The Mars Volta de l’autre. Sur la page wikipedia française du groupe on peut y lire que le nom du groupe proviendrait d’un cliché en noir et blanc de Georges Rodriguez (aucun rapport avec Omar Rodriguez de The Mars Volta ) sur lequel figure la mention suivante  » Il vaut mieux vivre une seule journée dans la vie d’un lion que des centaines d’années dans la peau d’un agneau « . Un sentiment que le duo a essayé de recréer dans sa musique. Tout un programme donc…

Alors pari réussi ou non ?

Dès le premier titre Wild International, on ne peine pas à retrouver ses marques. Le flow de Zack est toujours aussi aussi caractéristique avec le même talent pour les refrains qui font mouche. Jon Theodore lui, n’a rien perdu de cette frappe que certains comparaient à John Bonham quand il était dans The Mars Volta . Un début puissant et précis que l’on pourrait croire fait sur mesures pour ne pas choquer les amateurs de RATM tant la filiation est évidente.

Ocean View démarre dans un vacarme assourdissant avant d’embrayer sur un chant ravageur. La rythmique est parfaite, et on se fait vraiment plaisir à sentir une si belle alchimie entre les deux hommes. Le refrain nous laisse entrevoir une autre facette de Zack en étant presque chanté. Très agréable.

Le troisième titre se rapproche un peu de l’ouverture sans pour autant se démarquer fondamentalement du passé. Une sensation qui ne s’atténuera pas avec les deux dernières chansons de l’EP. Last Letter nous replongerait presque dans la fournaise d’un concert de qui vous savez et One Day As A Lion est une excellente façon de clôturer le tout.

Si Zach n’a rien perdu de son talent pour provoquer cette rage communicative qui vous prend directement aux tripes, on ne peut pas dire qu’il ait eu goût soudain pour l’innovation. L’EP est certes excellent, teinté de couleurs plutôt caractéristiques de chacun de ses membres, mais pourquoi donc avoir fondé un groupe qui soit aussi proche de Rage ? Un nouvel album de RATM nous aurait mille fois plus enchanté que cet EP, qui n’est au fond qu’un habile amuse-bouche à côté de ce qu’aurait pu nous offrir Zach avec sa formation d’origine.

A presque 40 ans, Zach de la Rocha est en grande forme et il serait dommage de bouder son plaisir tant ces 5 titres sont un joli cadeau qui devrait faire patienter jusqu’à un retour hypothétique de Rage Against the Machine en studio.

Prions pour le retour du Roi en son royaume…

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