On a testé pour vous : Amen Birdmen au Bus Palladium.

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Le Bus Palladium ou la salle mythique. La preuve, un film porte même son nom ! Si l’argument n’est pas assez convaincant, il suffira d’une petite citation bien placée de Gainsbourg, pour faire taire les mauvaises langues : « C’est au Bus Palladium, qu’ça s’écoute… Rue Fontaine… Il y a foule, pour les petits gars de Li-ver-pool… ».

Image de Amen Birdmen - Cyril Bodin Trop jeunes pour avoir connu le lieu durant ses années d’or, alors que nos parents y déversaient une grande partie de leurs années rock, ils sont sans doute quelques-uns ce soir à avoir été conçus ici-même.Et depuis la réouverture du dit lieu, ce sont les soirées Rock You qui opèrent chaque vendredi sur une base concert + club.

Mais arrêtons là les présentations, car c’est Rover qui entre scène. Une musique idéale pour rêvasser aux routes américaines et noyer son côté rationnel dans sa coupe de champagne, à défaut d’un whisky dans un bar malfamé de la route 66. Le style est très proche de Bob Dylan et de ses confrères, et le groupe oscille entre pop et folk, entre ici et ailleurs. D’ailleurs, le problème réside peut-être dans cette « non-présence » : c’est bien, mais sans grande originalité. L’aiguille de la balance ne sait vers quoi tendre : hommage aux « grands » ou copie sans saveur ? Au final, on passe un set entier à se poser la question, surtout qu’au niveau de la convivialité, le groupe se situe bien en dessous du zéro absolu.

Mais place à Cyril Bodin, hôte de la soirée et chanteur d’Amen Birdmen. Forcément, il est pistonné ! De l’autre côté des projecteurs, ça crie, ça trépigne et pour cause ! D’un seul coup je réalise pourquoi ma chère et tendre maman était amoureuse de Jim Morrison

Après un an d’absence scénique, le combo revient pour nous présenter leur EP sorti depuis peu : Battle 79 : un savant mélange de rock des années 80/90, d’électro, d’influences plus groovy, de Jack Daniels et de Cristaline. La salle est comble et on a du mal à bouger un orteil sans se faire écraser les neuf restants. Plus personne ne répond de rien et c’est l’hystérie collective à chacun des morceaux : tout d’abord Romance puis Jesus. Le temps de reprendre son souffle avec Spirit et le frontman de faire les présentations des autres membres du groupe.

Benja, batteur de la formation, remportera la compétition à l’applaudimètre ou plutôt au cri-de-filles-en-manque-mètre ! Que cela soit au jeu musical, au jeu de scène, au jeu de la séduction ou du strip-tease («  A poil ! » « « Pourquoi suis-je condamné à toujours finir à poil ?! Ce sera un bouton par morceau. ») les Amen Birdmen gagnent toutes les parties. Les solos de guitare continuent d’ailleurs à faire du zèle dans ma tête.

Pour le rappel ce sera Doglife et Battle 79, forcément, pour que personne n’oublie qu’une tornade vient de s’abattre en ces lieux.

Mais Cyril étant un peu le couteau suisse de la soirée, Monsieur remet alors sa cape d’organisateur et le Bus se transforme en dance-floor pour le reste de la nuit. La playlist est efficace, enivrante, le staff (il est toujours bon de le souligner) adorable et maintenant qu’on sait où attraper un taxi, on reviendra. Pour sûr !

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En savoir +

Bus Palladium (et pour le reste des photos) : http://www.lebuspalladium.com/?p=490
Amen Birdmen : http://myspace.com/amenbirdmen
Rover :
http://myspace.com/musicrover

A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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