NME Club Paris

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Vendredi dernier se tenait la première VRAIE édition du NME Club à l'Elysée Montmartre, haut lieu du rock parisien ; la soirée test étant inaugurée en juin à la Flèche d'Or. Alors... « do you steak english? »

flyernme02rectodigital-3Peu connu en France, NME (New Musical Express) est décrit comme « Le magazine de rock qui lance les groupes et les défait en une semaine » d’où son surnom, The Enemy de part la prononciation déviée. Cela annonce la couleur ! Lancé le 7 mars 1952, le journal a vu passer toutes les tendances musicales, lapidant et encensant les groupes au fil de ses articles basés, la plupart du temps, sur le cynisme et la tendance. On lui vaut notamment The Strokes, The Libertines, Bloc Party, Arctic Monkeys, Suede et de nombreux autres. Mais NME c’est dorénavant une marque : awards, compilations, festivals et soirées. Après l’Angleterre donc, les États-Unis et Paris accueillent la noblesse de la presse musicale !

On attendait beaucoup de cette soirée surtout de par son prix : 15 euros. Pour une nouvelle soirée rock parisienne ça a plutôt l’air d’être une blague ! Arrivés dans la salle, certains visualisent d’emblée leur erreur : une piste de danse désespérément vide, les chaises prises d’assaut et le reste assis par terre. La sortie c’est par où ? Mais au point où on en est, autant attendre un peu.

La salle est noyée dans des guirlandes de drapeaux anglais ce qui donne un côté très kitch et agréable. Les DJ essaient de mettre l’ambiance : c’est peine perdue mais heureusement que le premier groupe ne tarde pas à monter sur scène. Il s’agit des Dead Kids .

L’igloo fond à la vitesse de la lumière ! Les gens se bousculent pour accéder au plus prêt du combo so english ! Fringues flashy, cheveux gominés et électro rock en avant, ces hooligans donnent des sueurs froides aux vigiles : le chanteur, sorte de mélange entre Boy George et Iggy Pop, gigote dans tous les sens, saute dans le public (au grand damne des fils en tout genre !), embrasse tout le monde, invite le public à venir le rejoindre : « Vous avez payé votre place 15 euros, c’est cher faut profiter » nous annonce le nouveau gourou de l’électro rock avec un accent british so cute ! Nous voilà dans une véritable orgie musicale !

Finalement on va rester ! Le second groupe se met alors en place : The Whip ! Là encore, ça assure, avec plus de sobriété mais à chaque note, il est clair qu’ils ne sont pas à leur premier coup d’essai. Un cocktail dont on se délecte s’offre à nous. Le public amorphe de début de soirée est à peine reconnaissable : ça jump, ça danse, ça rit, ça applaudit à tout rompre ! Quant aux deux japonaises du premier rang, elles sont tout simplement hystériques !

Il fallait donc simplement installer cette soirée dans les starting block pour obtenir une suite des évènements fracassante ! La fête ne fait que commencer et les DJ se suivront jusqu’au bout de la nuit pour le plus grand plaisir des convives. Et pour les retardataires : cession de rattrapage le 19 octobre, toujours à l’Elysée Montmartre !

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

1 commentaire

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  1. 1
    le Vendredi 3 octobre 2008
    Julia a écrit :

    La partie live était bien sympa, mais la fin de soirée était quand même pas extra…beaucoup de gens sont partis après The Whip (permission de minuit ?) et les gens restant n’étaient pas très motivés pour bouger jusqu’au bout de la nuit!

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