NIN + The Dresden Dolls – Paris

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Un album et une tournée tous les 5 ans, voir Nine Inch Nails en live, c'est pas tous les jours que ça arrive. D'ailleurs autant vous prévenir tout de suite que cet article est absolument dénué de la moindre trace d'objectivité et de recul. C'est bien simple, Nine Inch Nails EST le meilleur groupe du monde et à ce titre leur prestation parisienne ne sera qu'une suite d'adjectifs tous plus dithyrambiques les uns que les autres.

Paris 22 juin 2005 – Zénith

nin_concertAlors qu’en ce début de soirée parisienne, la chaleur est oppressante il fallait être sacrément fan pour aller s’enfermer dans une salle de concert. Oui mais voilà ce show, sold out depuis bien longtemps, est sans aucun doute l’un des plus attendus de l’année par les quelques 8.000 fans qui ont fait le déplacement pour venir accueillir comme il se doit le retour de Mister Reznor.

À peine arrivé dans la salle que voilà déjà les premières notes des Dresden Dolls qui résonnent sous les acclamations du Zénith. Que de chemin parcouru depuis leur concert de Strasbourg en décembre dernier. Les voilà en première partie d’un des plus grands noms du rock encore en activité et devant un public pourtant réputé pour son intransigeance et son exigence.

Débutant leur set par Good Day et Coin Operated Boy, le groupe enchaînera directement avec une petite série de reprises dont War Pigs de Black Sabbath, Sur le port d’Amsterdam de Brel ainsi qu’une cover inattendue de No One Knows de Queen of the Stone Age, petit clin d’oeil à NIN qui a choisi Josh Homme et sa bande pour remplacer les Dolls sur les dates américaines à venir.

Le concert s’achèvera beaucoup trop rapidement par Half Jack et le duo quittera la scène sous les ovations. Un accueil rare pour un groupe unique. En seulement 6 titres, Amanda et Brian sont arrivés à se mettre la quasi-totalité des personnes présentes dans leur poche. Une véritable démonstration…..

Le changement de scène est rapide et la chaleur augmente encore d’un cran pour devenir limite étouffante. Comme le fera remarquer Reznor pendant le concert They did not discover air conditioning here et effectivement le concept n’a pas encore dû arriver jusqu’au Zénith.

This is the first day of my last days . C’est par cette seule phrase que dès son arrivée sur scène, Reznor embrase Paris. Derrière lui ses musiciens se déchaînent. Wish résonne dans les enceintes et est repris en coeur par un public en extase. Le rouleau compresseur NIN n’aura donc pas mis 30 secondes à se mettre en route.

Le son est plutôt bon et chaque instrument arrive à bien se démarquer. Les lights, bien que plus sobres que sur la tournée Fragility, sont somptueuses. Le nouveau line up du groupe a l’air très en place avec notamment un Jordie White (basse) discret mais très carré et un Aaron North (guitare) totalement déchaîné. Mais NIN c’est avant tout Trent Reznor. Hargneux, furieux, violent, se démenant comme une bête enragée, le bonhomme impressionne par sa carrure et son charisme.

Piochant allègrement dans toute leur discographie, NIN nous a livré une set list de rêve, même si on peut leur reprocher d’avoir un peu délaissé With teeth leur dernier opus en date. Plus d’1h45 de bonheur oscillant entre rage ( Burn, Gave Up, March of the Pigs, Burn ) et beauté ( The Day the World went away, The Wretched ). Et que dire de la magnifique version de Hurt, sans doute la plus belle chanson jamais écrite et qui a émue la salle entière…

Quelques problèmes techniques auront tout de même fait stopper le groupe en plein milieu de Something I Can never have, avec Rezor explosant un projecteur à coups de micros.

Concluant le set par un Starfuckers déchaîné suivi de l’énorme Head like a Hole c’est dans un final assourdissant que Reznor quitte la scène et que Aaron smashe sa guitare sur un ampli avant de la balancer dans le public.

Un show intense et un grand moment de rock’n roll. En espérant qu’il ne faille pas attendre 5 années de plus pour pouvoir les revoir en live.

Set List

- Pinion (intro)
- Wish
- Sin
- The line begins to blur
- March of the pigs
- Something I can never have
- The hand that feeds
- Terrible lie
- Burn
- Closer
- Home
- The frail
- The wretched
- Reptile
- Love is not enough
- Suck
- No you don’t
- Dead souls
- Gave up
- Piggy
- The day the whole world went away
- Hurt
- You Know What You Are
- Starfuckers
- Head like a hole

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Image de : Fondateur de Discordance.

1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 27 juin 2005
    Marie-Laure a écrit :

    Que reste-t-il à ajouter? Tout simplement que la reprise de Dead Soul de Joy Division (présent sur la BO de The Crow) était inespérée et absoluement magnifique…que ce concert n’était nullement issu d’un « With teeth tour » mais bien une rétrospective musicale de NIN, le genre de set list qu’on programme sur son ordinaeur, la compil’ qu’on aurait fait sur une vieille K7 et trimballée partout… Décharge d’adrénaline, déferlente de tubes plus percutents les uns que les autres, une foule en liesse… Place au meilleur groupe du monde: NIN

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