Neïmo à la Boule Noire

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Ce soir, Neïmo investit la scène de la Boule Noire pour défendre les titres de son deuxième album, Moderne Incidental. Direction donc le boulevard de Rochechouart pour ne pas perdre une miette de cette performance. De quoi réchauffer les coeurs en ce jour hivernal !

photo1-7Quand j’arrive dans la salle, le quatuor Music Is Not Fun est déjà en scène. Le set des jeunes lyonnais oscille habilement entre pop catchy et rock énergique, le tout chanté en anglais. Une entrée en matière des plus sympathiques ! Un conseil : allez faire un tour sur leur page Myspace! Nul besoin de traverser la Manche pour écouter du rock de qualité. Une aubaine par le temps de crise qui court.

Le public, venu en masse, est désormais prêt à accueillir le groupe phare de la soirée.
Neimo fait son entrée au rythme d’ Echoing Pixels, idéal pour lancer les hostilités en bonne et due fome. S’ensuivent Carsick et Deceit et leurs faux airs de tubes en puissance avec leur refrain racoleur et leur énergie palpable. Les quatre parisiens, emmené par leur chanteur Bruno, font le show! La chaleur monte dans la salle et le leader de la formation ne tarde pas à laisser tomber la veste et, générosité oblige, le T-shirt qui va avec, dévoilant ainsi des tablettes de chocolat superbement bien dessinées.

Mais trêve d’égarements physico-vestimentaires inutiles, le concert se poursuit dans une ambiance survoltée. Surtout quand les premières notes de Hot Girl se font entendre. Dès lors, les cris suraigus des fans de la première heure résonnent en choeur. Le tout premier tube du quatuor est connu de tous ! Le flashback continue avec Dance for me, extrait lui aussi du premier opus du groupe ( From Scratch ) qui pousse l’audience dans une frénésie contagieuse. Neïmo ou la ferveur d’un dance-rock intense!

Friday night fever!

Le quatuor maîtrise son set et ce même quand un caméraman fait tomber un ampli au moment où les quatre s’apprêtent à interpréter leur single Johnny Five . Plus de peur que de mal ! Une touche d’humour pour faire patienter le public et ça repart ! « Puisque c’est comme ça, on va devoir recommencer le concert depuis le début », lance Camille, le guitariste. Mais la set-list défile avec les titres phares de Modern Incidental : The Loving Dead, Lines ou encore Poison the Chalice s’enchaînent avec toujours autant d’intensité.

Proche de son public, le groupe n’hésite pas à inviter les plus motivés à le suivre en after histoire de papoter autour d’une bière. Conscient du chemin qu’il a parcouru depuis ses débuts, le quatuor dédicace un morceau aux gérants du bar parisien le Shebeen qui a vu naître les premiers pas de la formation. Pour clore le set comme il se doit, le rappel s’impose. Bruno invite alors deux de ses meilleurs amis à monter sur scène. Complicité quand tu nous tient ! C’est Can you tell me qui met fin au concert.

Électrique, généreux, sensuel, Neïmo peut se targuer de jouer sur tous les fronts. Et quoiqu’il arrive, ça sonne toujours juste ! De quoi repartir l’esprit léger, revigoré par une bonne dose de riffs incandescents et de mélodies entêtantes.

Crédits Photos: Stv

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http://www.myspace.com/neimo
http://www.myspace.com/musicisnotfun

A lire sur Discordance: [Interview du groupe->729] (octobre 2008)

A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

1 commentaire

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  1. 1
    le Dimanche 21 décembre 2008
    abigoudi a écrit :

    c’est tout un programme Neimo.. depuis le temps que je loupe leurs concerts, au moins votre compte rendu est une belle initiation ;-)

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