Narrows au Nouveau Casino

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Un concert tranquille et chouette à la fois : voilà l’envie du moment. Histoire de digérer la scène parisienne bourrée de fake ou bourrée tout court. Un peu d’authenticité ca ne peut pas nous faire de mal et ca tombe bien car ce soir, Narrows a prévu de faire un petit crochet par le Nouveau Casino : c’est fou-fou !

Image de Narrows La soirée commence avec Revok : l’exemple parfait d’un groupe qui est le cliché de lui-même. Sur le coup, on se souvient tristement de l’époque où nous pensions qu’Aneroxia Nervosa était de la musique et que leur look était trop cool (kikoulol), c’est peut-être d’ailleurs la raison qui a poussé le chanteur à arborer un magnifique T-shirt noir orné d’un crucifix favorisant les plaisanteries : « Tu crois qu’il est fan de Justice ? ». « Hardcore / Visual / Autre » annonce leur MySpace. Hardcore, mamie Ginette pourrait en être convaincue, mais sa capacité de comparaison est réduite depuis qu’elle regarde Michel Drucker en cachette. Visual, ce n’est pas parce qu’un groupe place en boucle des photos de masques à gaz, de bombes et autres images de guerre qu’il peut se revendiquer esthétique. Quant à Autre oui, effectivement, on aimerait à ce moment précis être ailleurs. D’une certaine façon, cela à l’air réciproque : le combo donne l’impression d’être loin, très loin d’ici, sûrement dans leur cave en train de gratouiller deux ou trois accords.

Ce nouveau sombrement du Titanic aura finalement rendu service à Sofy Major, seconde première partie de la soirée. Pas besoin de se forcer pour osciller de la tête : les riffs sont puissants, tout comme la voix, et les compos sincères. Mélangeant screamo noise et hardcore, ça sent le vrai, la sueur et le bon son : une prestation parfaitement en accord avec la suite des hostilités ! En bref, on peut avoir le pouce levé en contemplant l’arène, et nous suivrons de prêt nos nouveaux gladiateurs !

Mais rendons à César ce qui est à César : c’est pour Dave Verellen et ses compères que nous sommes là ce soir. Comme le groupe le souligne lui-même, les concerts de la formation sont rares : avec une partie des membres à Seattle et l’autre à Londres, c’est assez coton pour s’organiser, mais, ô miracle, on a compté et ils sont tous là : ça va pouvoir envoyer du bois !

Forcément, avec un seul album à leur actif le set est court, mais on en prend quand même plein les mirettes : aucune hésitation de leur part, ils savent ce qu’ils ont à faire et ils s’y appliquent : les passages bourrins sont ravageurs, mais les parties plus atmosphériques sont comme un doux nuage sur nos tympans et là, pour la peine, il y a un vrai rendu esthétique avec tout le côté à la fois obscure et réaliste de Narrows. La salle est cependant un peu molle du genou contrairement au frontman qui part dans tout les sens.

Mais la sauce a visiblement dû prendre, puisque dès les derniers accords, c’est une vague de fans qui se dirige tout droit vers le merch’ précédée de Dave qui prend les rennes de l’étale : « Bonjour madame la marchande, je voudrais l’un de vos jolis vinyles s’il vous plait. »

Crédits photo : Benjamin Cappelletti

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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