Myspace sucks.

par Kyra|
Texte volontairement froid, cynique, subversif et provocateur sur les errances cybernétiques. Une réflexion crachée à l’instant X sur la toile. Profondément assumée et modulable à souhait selon la rotation de la lune, les vents, les marées et les reflux biliaires. Ames chastes, sensibles et susceptibles s’abstenir. Sinon mettre des gants en latex. Pour éviter les souillures. On ne sait jamais avec le net ..

C’est sûr que quand on s’expose sur le net, c’est pour flatter son [ego]system, rivaliser avec Narcisse, lécher le gâteau du bout de la langue, mais bouffer la cerise quand même et capitaliser un max de tunes_pixels sur son aura cybernétique. C’est sûr. Il suffit d’appliquer le principe du « Fuck me, I’m famous » et de surfer sur les étoiles que l’on ramasse aux 4 coins de l’espace.

Myspace.

aplaceforsuckers-2 Un monde de merde virtuel.

On s’affiche, on attise les jalousies volontairement, on s’en fiche (la vie n’est qu’un jeu, hein, la bonne blague), on se lèche, on se mord, on se chambre, on baise, on s’aime, on s’aime pas, on se tire la gueule, on boude, on se cherche, on s’espère, on s’invente, on désespère, on déprime, on se consume lentement, et on se suicide un jour, comme ça, l’air de rien. Un Meetic à l’échelle planétaire utilisant le prétexte [cul]turel pour faciliter les échanges de paroles, de sons et de fluides. L’authenticité se perd, noyée dans un magma d’informations sucées, resucées, déformées pour satisfaire ses propres ambitions personnelles. On règle ses comptes en effaçant des messages, des commentaires pourris, voire des « amis » qui se sont foutus de notre gueule à un moment ou à un autre. C’est si simple. Puisque tout n’est que virtuel, il n’y a pas de souffrance, hein.

Bien sûr….

Myspace.

On se mate les uns les autres pour passer le temps en léchant nos vitrines respectives plus ou moins crades, on se lyophilise derrière nos écrans turgescents, on joue les voyeurs l’esprit tranquille. Accessoirement, on découvre de nouveaux univers et on fait de belles rencontres. Tout dépend de ce que l’on cherche sur cette putain de toile. Les liens se font et se défont. On ne maîtrise pas toujours tout. On avance, on recule. On claque des portes, impulsifs entre les lignes ou borderline en puissance. On apprend à se taire et à sucer méticuleusement ses angoisses. On se fait baiser au sens propre ou figuré. On se fait chier. On s’enlise dans une sorte de marasme psycho-somatique à tendance schizoïde. On baisse les yeux. Et on contemple la merde qu’on a ramenée lors de nos errances cybernétiques. Celle qui nous colle aux godasses, nous encrasse les synapses et nous englue davantage dans cette fabuleuse planète. Et pourtant….

Il suffit d’une seule connexion. D’une seule personne. D’un seul univers. Pour continuer. Pour y retourner.

Les yeux grands ouverts. Malgré tout. Même si tout cela ne mène nulle part. Ou pas très loin. De soi. De l’Autre. Mais si loin des autres. Dont on se fout éperdument. Parce qu’ils ne savent pas. Parce qu’ils n’ont rien compris. Parce qu’ils ne le méritent pas. Ou si peu. Qu’importe. Tout est dans nos têtes, de toute façon. Et la clef repose sur la distanciation. Toujours. L’action_dans le mouvement. L’instinct_dans l’instant. L’émotion. L’authenticité. Sinon rien. Que dalle. Du vent. Insipide et stérile. Et il te reste quoi ? Le carcinome in situ qui métastase tes envies et tes désirs ? Le TOC qui fait tic-tac dans ta tête à claques ? Putain de lucidité à conserver coûte que coûte. C’est notre meilleure amie_ennemie finalement. Avec les étoiles qui nous tirent vers le haut.

Myspace.

Un monde de merde virtuel.

Oui. C’est bien pratique la distance parfois. Pour se planquer. Caresser ses rêves en secret. Cultiver ses parts d’ombre. Se rendre inaccessible. Avoir un certain pouvoir sur les autres. Une distanciation qui s’étire bien au-delà des bits, des pixels et des kilomètres de fibre optique. Pour s’effacer. Sans crier gare. Du jour au lendemain. Et faire un bras d’honneur à tous ces connards qui se raccrochaient à nos plumes pour nous empêcher de décoller. Comme si l’on avait besoin d’eux pour vivre. Comme si l’on avait besoin d’eux pour ressentir. Comme si l’on avait besoin d’eux pour savoir ce qui est Essentiel.

Suckers.

En guise de pirouette finale, un clin d’oeil au groupe de rock Déportivo que j’adore et dont le titre Parmi eux colle parfaitement à la tonalité et à la coloration virulente de cet éjaculat de pensées qui, je vous rassure, cramera sur l’autel de la subjectivité.

On sera pas tous perdants.

Même le dernier des derniers.

On paiera tous en sortant.

Et les cancres en premier.

Mais l’amour vrai attend qu’on se soit consumé.

Je sais, j’ai plus l’élan. Je sais où on a pied.

J’oubliais comment on se sentait con.

Vous disiez encore du vent, du vent.

Mais Dieu aime mes parents.

Pour un cierge allumé, on fumera les sentiments.

Et ma tête pourra trembler. Si j’ai une mère, elle m’attend.

Et j’irai sans traîner. Si j’ai dit vrai, je mens.

Je sais où on a pied. J’oubliais comment on se sentait con.

Vous disiez encore du vent, du vent.

J’avais rêvé d’être parmi vous et de m’accorder le droit de dire « Allez vous faire foutre ».

J’avais rêvé d’être avec vous, mais à voir de près, autant s’adresser à la foudre.

Partager !

34 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Mardi 4 mars 2008
    De passage a écrit :

    Membre d’un Webzine culturel, je suis passé voir comment bossait la « concurrence » :) Chouette article bien défoulant. Keep up the good work !

    Nous devenons comme les chats, d’un parasitisme narquois, d’une domesticité indifférente. Bien au chaud dans le social, nos passions historiques se sont repliées dans la lueur d’une intimité artificielle et nos yeux mi-clos ne guettent plus que le défilé pacifique des images télévisuelles.
    Jean Baudrillard

  2. 2
    le Mardi 4 mars 2008
    kyra a écrit :

    Merci.

    A ghost among ghosts.
    On ne fait que traverser les gens.
    La toile n’a jamais été aussi grande.
    Et les silences, salvateurs.

    Bonne route.

  3. 3
    le Samedi 8 mars 2008
    kyra a écrit :

    Ce que je ferais ? Je leur dirai d’aller se faire foutre. C’est aussi simple que ça. Je ne suis qu’une plume, libre et énervée. Je préfère encore me taire.

    Myspace, la société du spectacle, la société tout court. On est dans le même merdier. Virtuel ou pas, c’est le choc des mots, la violence du sens, l’aliénation par le fric, le pouvoir, l’image, le cul, l’alcool, les drogues et l’oubli, qui comptent. On consomme pour mieux se consumer.

    So what ?

    L’essentiel est ailleurs.

  4. 4
    le Dimanche 15 février 2009
    kyra a écrit :

    Myspace, le nouveau site de cul.
    Autrefois j’écrivais, la plume acerbe et ironique : Myspace, un Meetic à l’échelle planétaire utilisant le prétexte [cul]turel pour faciliter les échanges de paroles, de sons et de fluides.

    Mais maintenant, c’est carrément officiel : la pub s’infiltre dans nos espaces perso pour mieux nous rappeler l’incroyable marché aux putes et autres bogosses célibataires en manque d’amour, et de sexe, mais surtout de sexe, que l’on peut ramasser sur la toile, aux 4 coins du cyberespace. Suffit de remplir la petite fiche signalétique et de répandre ses phéronomones virtuelles pour choper. Il faut dire que le marché est juteux, y’aura peut-être même des gens célèbres dans le tas. Plus besoin d’envoyer des invitations à la con, et de faire dans la lèche scrofuleuse, maintenant match.com s’occupe de vous. Cool. Et les prédateurs sexuels pourront s’en donner à coeur joie ici aussi, surtout s’ils ont été bannis des autres sites de rencontres [cul]turelles, ou qu’ils sont en manque de chair fraîche.

    Moi je dis bravo Myspace.

    A quand la distribution de capotes gratuites chaque fois qu’on fait grimper les stats de fréquentation du site ?

    Et la blacklist de toutes les backrooms de Paname et des autres capitales ? on peut les connaître ?

    On peut avoir de la coke aussi ? Un lien pour se fournir de la beuh en toute légalité ?

    Allez quoi, faut fidéliser le client/consommateur. Y’a pas moyen d’organiser un méga évènement, genre Myspace se met au BDSM : secret shows à découvrir, bientôt, dans votre ville…

    Allez merde quoi.

    Si on peut même plus se balader tranquilles, sans tomber sur des bannières ou des sites prônant le cul sous toutes ses formes, alors cette putain de communauté virtuelle va finir par me donner la gerbe. Et ça a déjà commencé.

    Source :

    http://fr.rencontres.myspace.com/index.aspx?trackingid=1053629

  5. 5
    le Samedi 27 janvier 2007
    Kouka Nicoya a écrit :

    Salut Kyra, c’est Kouka, je partage ta fucking subjectivité.

    Mais pour les MP3 des groupes c’est bien pratique en revanche. Peut être le seul point fort de myspace, le reste est du folklore égo-virtuel.

    Bien à toi.

    Kouka le chat.

    Hey idée, pourquoi pas creer une profil « my space sucks avec plein de conneries et se faufiler partout, comme un virus… o^^o.

    Baille.

  6. 6
    le Samedi 27 janvier 2007
    kyra a écrit :

    Yep, salut Kouka. Tout à fait d’accord avec toi. Dans cet article, je n’ai fait qu’effleurer le versant « relationnel » de Myspace, quelle que soit la sphère concernée (artistes, fans, fakes). Mais il est clair que si l’on s’intéresse plus précisément au versant artistique et à toute l’hypocrisie sous-jacente dans laquelle les myspaciens nagent allègrement, il y aurait de quoi dire. Cela fera l’objet d’un prochain article, je pense. Maintenant de là à inonder cette fabuleuse planète de profils dynamités « myspace sucks » .. lol. Bye.

  7. 7
    le Samedi 27 janvier 2007
    Kouka Nicoya a écrit :

    Ah, mais tu as répondu promptement. C’est classeuhh!

    Eh bé(avec accent patois pseudo-archaïque) j’attends ton prochain article avec impatience. J’aime bien ton écriture, c’est assez punk, violent, et ça remue le fond des trippes. Je vois aussi que tu emplois beaucoups d’anglicismes (yep^^), mais c’est ton truc. Faudrait que je sorte mes mexicanismes, hay cabron!!!

    Bueno, sinon j’aime bien des textes que tu as écris dans ton « lost-writtings », on peut pas mettre des commentaires, donc je le fais ici…(désolé pour ce hors sujet bidon visant à flatter ton égo^^^).

    A plouf.

    Kouka le chat.

  8. 8
    le Lundi 29 janvier 2007
    Anonyme a écrit :

    Analyse très interessante d’un outil que pas mal rejetent et s’y accrochent en meme temps. J’ai vraiment apprécié cet article sans doute parce qu’un peu moins dédaigneux que ce que j’ai pu lire auparavant, et surtout avec une toute petite note positive. Bravo.

  9. 9
    le Lundi 29 janvier 2007
    kyra a écrit :

    Merci, touchée. Myspace est un aspirateur de consciences, comme il en existe tant d’autres, ailleurs. Je n’oublie jamais ma petite bouteille d’oxygène avant chaque immersion, même si celle-ci ne dure que quelques secondes. Avec le silence en bandoulière. Mais je ne porte plus de gants. Ma plume_scalpel n’en a pas besoin pour s’envoler.

  10. 10
    le Mardi 30 janvier 2007
    Kouka Nicoya a écrit :

    J’adore le « un monde virtuel de merde ».

    Je sais pas pourquoi, ça me fait tripper.

    Ils auraient du l’appler « myshit », ouga ouga.

  11. 11
    le Mardi 30 janvier 2007
    Anonyme a écrit :

    Je serai le seul chanteur à me faire insulter, alors ????

    Voici ce qu’on trouve sur mon profil…

    « putain, j’éspère que tu sais faire autre chôse… ( pas prof de français, en tout cas ) . Quand t’auras le quart de la moitié du talent des gens que tu cites, tu pourras l’ouvrir ta grande gueule… « 

    voir sur mon profil http://www.myspace.com/orbor

    Kyra, voici une preuve de qualité….

  12. 12
    le Jeudi 1 février 2007
    kyra a écrit :

    Tu sais Orbor, l’hypocrisie fonctionne dans les 2 sens sur Myspace. Certains ont créé des profils pour insulter les groupes de zique qui les acceptaient dans leur liste de la mort_qui_tue, d’autres ont créé des « fakes » faux-profils pour se foutre de la gueule des personnes ciblées et rallier du monde à leur cause (personnages de la scène politique, journalistique etc) ..

    L’ultra_merde générée sur cette plate-forme n’a pas de frontières ..

    Entre parenthèses, le fait d’être insulté peut blesser dans un 1er temps, certes (encore faut-il que l’attaque soit fine et touche là où ça fait mal] mais avec le recul, c’est un peu une façon de t’extraire de la masse de crevards croulant sous les « THANKS FOR THE ADD … blablabla clichééés … I LOVE YOU XOXOXOXOXOX …  » [et le sous-entendu qui va bien souvent avec : i've just left you a comment, so CLICK ON MY PAGE AND LEAVE ME A COMMENT, BASTARD !!].

    Preuve de qualité ou pas, le net permet aux gens de s’exposer et d’empiéter sur les plate-bandes (en l’occurence myspaciennes) des autres .. la notion de respect se perd, c’est une réalité dans ce monde de merde virtuel. D’ailleurs la virtualité s’efface devant l’hypocrisie tentaculaire qui régit les connexions, les rapports humains/machines/humanoïdes décérébrés.

    Entre un méchant mollard bien visqueux et un commentaire gnan gnan insipide, je préfère encore l’insulte. A condition que ça ouvre sur un échange intéressant. Si c’est purement gratuit et donc hypocrite, ça ne mérite pas le moindre intérêt. Juste un aller simple dans la corbeille virtuelle et un effacement de profil en bonne et due forme, sans préavis :)

    A +

  13. 13
    VIOLHAINE
    le Vendredi 2 février 2007
    VIOLHAINE a écrit :

    J’avoue qu’on se laisse facilement prendre au jeu de « myspace idol ».
    C’est pourquoi je n’utilise plus cette plateforme que très rarement…
    Pour prendre des nouvelles de personnes qui m’importent, bidouiller ma page quand je m’ennuie, ou contacter des groupes avec qui je veux bosser.
    Et c’est bien suffisant.

  14. 14
    le Samedi 3 février 2007
    Kouka Nicoya a écrit :

    J’aimerais pas te foutre le pression mais on attend le suite de cet article Kyra!

    Je veux tout savoir sur la vérité sordide de myshit! Comon! :=)

    Glups.

  15. 15
    le Samedi 3 février 2007
    kyra a écrit :

    Hey Kouka, un peu de patience, croqueur d’étoiles suffocantes ! joke.

    Tout à fait d’accord avec toi, Violhaine. Mes immersions myspaciennes sont de plus en plus courtes, et vont directement à l’essentiel. Sinon ça fait belle lurette que j’aurais tout laissé tomber. Ce que je raconte dans cet article est basé sur des faits réels, je n’invente rien .. malgré tout, c’est une liberté que je n’hésiterais pas à m’octroyer le moment venu. Bye !

  16. 16
    le Mardi 20 février 2007
    Michel a écrit :

    Bonjour,

    J’ai découvert votre site par cet article un peu par hasard en faisant une recherche sur Google. Je venais moi-même d’éditer un article sur mon expérience récente sur Myspace . Bon, je sais, je me la joue « myspace » en faisant ma pub ;-) , mais comment faire autrement puisque c’est le sujet. Si ça vous dit, allez y jeter un oeil.

    Je trouve cet article trés bien écrit…
    Merci pour « l’ajout » de ce com’ :O)
    Cordialement.
    Michel

  17. 17
    le Jeudi 12 avril 2007
    sandie a écrit :

    j’adore comment t’écris mec !!!

    je me suis inscrit sur myspace un moment, trop émerveillé par tous les groupes là bas !!! mais faut avouer, la débilité_hypocrisie général est graaave.les petits groupes fesant leur publicités en invitant tout le monde et n’importe qui dans leur amis est quelque peu « touchante », leur pseudos fans trop content d’ajouter un ami « navrante », les commentaires simulant un interet, donne à dégobiller.

    myspace.à fuir.

  18. 18
    le Jeudi 12 avril 2007
    kyra a écrit :

    How does it feel?

    A thousand lips, a thousand tongues, a thousand throats, a thousand lungs, a thousand ways to make it true.

    Suck [Myspace]

    Merci mec. Au plaisir …

  19. 19
    le Jeudi 10 mai 2007
    kyra a écrit :

    Kouka, si tu repasses par ici, j’ai écrit un papier sur myspace entre autres. Stay tuned ;-)

  20. 20
    le Jeudi 14 juin 2007
    ladyanecdote a écrit :

    J’aimerais souligner plusieurs points; myspace n’est pas le seul site de ce genre et cessez de n’y voir qu’une vitrine malsaine de personnes égocentriques. Pour une personne qui trvaille dans le milieu musical, c’est un outil de trvail formidable, c’est un moyen d’obtenir les contacts interessants qui ne deviennent par la suite plus du tout virtuel. personnellment ça m’a permis de monter à bien mon projet et de pouvoir trouver des artiste en pologne ou encore a Belgrade où je me suis directement déplacée. Ce site permet également de contacter et d’être contacté par bon nombres d’associations indépendantes qui organisent énormément de concerts très interessants. Dans lesquels justement on trouve autre chose que de la merde comme Luke päle copie de groupes français. Aors regardez un peu plus loin que le bout de votre nez et soyez un peu plus curieux. Cessez de ne voir que les pages de minets ou de minettes qui n’ont rien à dire, fouinez et trouvez les choses interessantes! merci à vous!

  21. 21
    le Jeudi 14 juin 2007
    kyra a écrit :

    Bonjour, Ladyanecdote.

    Alors moi aussi j’aimerais souligner plusieurs points.

    1. Je me suis essentiellement attachée à parler du versant relationnel/humain/cybernétique et de l’hypocrisie que cette plate-forme génère, et non pas du versant artistique (professionnel ou pas).
    2. J’aurais pu choisir d’autres exemples que Myspace, c’est sûr. On a l’embarras du choix. Mais je ne parle que de ce que je connais. Et mon ressenti n’engage que moi, certes. Mais encore aujourd’hui, je trouve que ce que j’ai raconté est toujours aussi vrai. Cherchez l’erreur …
    3. Ce texte est à prendre au 2d degré au minimum. Avez-vous lu le petit paragraphe introductif ? J’en doute, étant donné vos arguments. Chaque cas est particulier de toute façon, et vous exposez votre expérience personnelle en occultant tout le reste. Moi, je propose une vision plus transversale, en m’affranchissant des contingences personnelles sclérosantes, et surtout en récurant la merde qui s’est accumulée sous mes godasses lors de mes errances cybernétiques sur cette jolie plate-forme bisounours qu’est Myspace.
    4. Je n’invente rien et si le cynisme de cet article vous déplait, j’en suis désolée.
    5. Pour la petite anecdote, et contrairement à vous, je n’aurais jamais cité d’artistes ou de groupes en disant que c’est de la merde. De toute façon ce n’était pas l’objet de cet article en particulier.

    Bon vent.

  22. 22
    Pascal
    le Jeudi 14 juin 2007
    Pascal a écrit :

    Myspace, et par extension la plupart des réseaux sociaux qui ont vu le jours ces derniéres années, de par leur popularité exponentielle sont devenus le reflet amplifié de notre société actuelle….

    Des beaufs, des nombrilistes, des arrivistes, des vendus, des blaireaux, des opportumistes mais également des gens formidables, des talents qui ne demandent qu’à s’exprimer ainsi qu’un véritable facilitateur de rencontres.

    C’est un outil très puissant. Je veux bien croire que Myspace a fortement fait avancé votre projet. C’est également une aide précieuse pour le nôtre… Mais il possède aussi un bon nombre de travers que Kyra a parfaitement analysé.

    Et une fois qu’on a le monde entier comme « amis » on en fait quoi ? C’est à mon humble avis, là qu’est le vrai challenge….

  23. 23
    le Mardi 28 août 2007
    nimp a écrit :

    Myspace..
    Pour la musique c’est plutot « bien »(dates de concerts…)
    Mais pour le reste, c’est pitoyable, lamentable, à chier. C’est un rassemblement de bouffons nombrilistes.
    Chacun se façonnent une image à son ideal, mais derrière ça: rien, une coquille vide.
    L’essor du conformisme et du culte de l’apparence.
    Attention! n’oubliez pas vos antiémétiques.

  24. 24
    le Mardi 28 août 2007
    kyra a écrit :

    Evidemment. Tout dépend des raisons qui nous poussent à s’exposer sur la toile. Que ce soit sur Myspace ou ailleurs, ça ne change rien.

    Myspace a cet avantage délicieux et terriblement efficace de rassembler en quelques clics plusieurs communautés animées par la même envie, celui de la découverte (humaine, visuelle, sonore etc etc etc), et ce à l’échelle planétaire. Ce n’est que le reflet de la réalité même si elle est cyber-médiée et donc instrumentalisée. L’inconscient collectif est une matrice générant de façon catalytique tout ce que l’on peut rêver/abhorrer au plus profond de nos consciences soi-disant bien ancrées dans le réel.

    Et alors ? Je m’en moque. Tout le monde prend/avale/jette ce qu’il veut. C’est gratuit. Facile. Safe. Une certaine forme d’onanisme calligraphique, pour les uns. Une éventration des viscères et de l’ego, pour les autres. C’est une histoire sans faim ni fin. Ecrire, commenter, baiser, même combat. QUI EST LA PUTE DE L’AUTRE ? CELUI QUI LIT OU CELUI QUI ECRIT ?

    Faut juste se munir d’anti-émétiques effectivement avant de s’immerger dans ce bocal_trou noir pix’hellisé. L’essentiel est ailleurs de toute façon.

  25. 25
    le Samedi 20 octobre 2007
    Let a écrit :

    BOnsoir,

    C’est le hasard qui m’a amenée ici, et ma curiosité qui m’a poussée à lire ton article,je ne suis pas déçue.
    Je suis professeurE de Français et je me permets de te dire que pour moi(cela n’engage donc que moi) ton style d’écriture et le contenu en lui même sont des vérités à l’état pur ,empreintes de franchise et d’art sur fond métaphorique.
    Ceci dit,en tant que femme d’un gars qui possède un label de production indépendant qui cartonne pas mal grâce à Myspace,je reconnais certains points positifs à cette cyber-hypocrisie!
    http://www.myspace.com/abuserecords

    Bonne continuation et au plaisir de te lire bientôt (gratuit mais sincère)

  26. 26
    le Samedi 20 octobre 2007
    kyra a écrit :

    Hello !

    Effectivement, Myspace est un très bon outil de communication et prend de plus en plus d’importance dans le cyber PAF … cet article est largement incomplet, volontairement axé sur certains aspects qui sont intimement liés à la nature humaine, et qui sont décuplés de façon exponentielle sur la toile. Et ce n’est pas prêt de changer, au contraire.

    Merci à vous d’être passée.

  27. 27
    le Samedi 20 octobre 2007
    Anonyme a écrit :

    Ah tiens ! Nous venons d’apprendre quelque chose sur Kyra : notre chère amie vouvoie spontanément les professeurs de français. ;-) Huhu.

  28. 28
    Stedim
    le Samedi 20 octobre 2007
    Stedim a écrit :

    Ah désolé ! Je n’ai pas signé ma bétise…

  29. 29
    le Samedi 20 octobre 2007
    kyra a écrit :

    Tsss je t’aurais reconnu Sted’ :p

    Mais t’as raison, j’ai même pas réfléchi, le « vous » est sorti tout seul … mais je ne pense pas que ce soit lié au statut « professoral » de la personne qui a déposé le commentaire … non c’est plutôt le fond qui m’a impressionnée, et le choix des mots … d’où une distanciation … humble.

    Sur ce, je me retire …

  30. 30
    le Mardi 30 octobre 2007
    Alexis a écrit :

    Bien vu, bien écrit mec (ou mademoiselle), encore un(e) inconnu(e) du net. mais on s’en fout n’est ce pas? Tout n’est que virtuel sur cette toile de merde…

  31. 31
    le Mercredi 31 octobre 2007
    kyra a écrit :

    Merci Alexis.

    J’ose espérer que l’émotion, elle, n’est pas virtuelle sinon c’est pire que ce que je pensais …

    Si l’homme est en train de devenir une machine austère et frigide, dont les influx électriques seraient l’exact reflet des soubresauts épileptoïdes de la toile nourricière matricielle, autant se couper les mains, la langue, la trachée et les couilles immédiatement. Certains mimétismes moléculaires sont dangereux.

    Bref.

    C’est la gestion de l’émotion qui est délicate en fait, avec tout ce que cela peut engendrer en termes de manipulation, hypocrisie, souffrance etc … mais c’est comme dans la vie « normale », en version XXL.

  32. 32
    le Mercredi 14 novembre 2007
    Sandee P. a écrit :

    Myspace c’est tout ça… pour 90% des utilisateurs, les mêmes 90% qui se branlent dans leur vraie vie. Au final, tout ça n’est pas très différent de ce que je vois depuis mon balcon chaque jour…

    Je fais partie des 10% qui utilisent MySpace pour le networking et j’avoue que depuis deux ans, je fais les deux tiers de mon chiffre d’affaires grace aux contacts depuis ce site. MySpace est également à l’origine de mon succès outre Atlantique, car il m’a permis une visibilité énorme auprès d’agences et magazines américains. Il m’a également permis de me faire pas mal « d’amis » artistes internationaux qui de virtuels sont passés à réels.

    Je pars ce dimanche, riche d’un visa journaliste/photographe, pour vivre entre New York et Los Angeles. Moi je dis merci Myspace et puis si je ne suis pas sur vos TOP Friends, promis, je n’en ferais pas un drame ! Faites en autant :)

    myspace.com/sandeepawan pour info !

  33. 33
    le Mercredi 14 novembre 2007
    kyra a écrit :

    10 % et encore je crois que tu es trop généreuse … mais je te rejoins tout à fait, Sandee. Ce qui est dommage c’est de constater jour après jour la déshumanisation des rapports censés être « humains » au départ, mais qui ne fonctionnent que par l’intermédiaire de bits, pixels et modems interposés. Lorsqu’ils auront envie de pleurer, leurs yeux seront secs et leurs peaux, mortes. Tant pis.

    Merci d’être passée, et d’avoir ouvert cette porte, certes virtuelle, sur ton univers, mais ça valait le détour. Merci encore, et excellente continuation par-delà les frontières.

    k.

  34. 34
    le Vendredi 7 mars 2008
    Anonyme a écrit :

    J’ai réfléchi à ton article, j’y ai pas vraiment répondu sur mon blog, mais un peu.
    Pour moi, j’te le dis, je vois pas trop la différence entre myspace (Le virtuel) et la société du Spectacle.
    C’est exactement le même bordel.
    ça n’empêche, of course, qu’à la longue
    ça colle les nerfs, et même un peu plus que ça.
    Mais la vraie question, c’est :
    et si demain tel ou tel magazine à grand tirage te propose d’écrire pour eux, mais à cette condition, modérer tes propos, et surtout, pas trop balancer sur la société du spectacle, parce que tu sais, machin nous donne du fric, et puis l’autre il nous permet ça… qu’est-ce que tu vas faire ?

Réagissez à cet article