Muse au Casino de Paris

par |
Les fans pouvaient être heureux : Muse a ouvert sa tournée estivale par un concert tout en intimité dans la très chic salle du Casino de Paris. Avec des surprises à la clé.

Arrivé à 14h30 sur les lieux, le Casino de Paris fait œuvre de monument dans cette rue de Clichy très serrée. C’est surtout que les badauds qui passent par-là se demandent pourquoi une foule déjà importante fait la queue devant la salle. Un concert pas comme les autres en fait. Muse, probablement le meilleur groupe rock au monde actuellement sur scène, qui retrouve sa ville préférée pour lancer sa tournée estivale. Le prix des places ? Gratuit, c’était sur invitation ou sur concours.

Le groupe arrive vers 16h du côté du Casino, tel des stars tant ils sont devenus si rares à voir. Un passage éclair, un salut vers le public, rien de plus. Il faut attendre 19h30 pour entrer dans la salle. 21h pour le concert. Ce n’est pas la première fois que Muse fréquente un théâtre parisien pour y jouer. Le Châtelet avait déjà accueillis le trio britannique.

Les lumières s’éteignent et les trois membres du groupe entrent totalement décomplexés. Une rupture par rapport aux shows de la tournée The Resistance Tour de l’automne dernier. On est loin du set millimétré, il y a un peu plus de proximité avec le public. MK Ultra en « opening », voici la première surprise du groupe. Cette chanson du dernier album s’expérimente donc en ouverture du spectacle, suivi par des riffs puissants. Muse a donné le ton. Derrière avec Map of the Problematique, puis le tube Uprising, l’affaire est presque déjà pliée.

La deuxième surprise ne tarde pas : Bellamy annonce une vieille chanson qu’ils n’ont pas jouée depuis longtemps. Les premiers coups de gratte font décoller le public, Bliss fait son retour. Après un intermède classique Supermassive Black Hole, Muse enchaîne avec sa troisième surprise, et la première exclusivité mondiale dont peuvent se targuer les fans parisiens. Le groupe a en effet joué Neutron Star Collision (Love is forever) qui n’est autre que le titre phare du prochain Twilight. S’il n’a pas déchaîné les foules (puisque le titre divise les fans) il est inédit en tout point.

Après Nishe puis United States of Eurasia, la quatrième surprise et la deuxième exclusivité mondiale arrive (on suit toujours ?). Il s’agit d’une chanson que n’importe quel fan français attend avec impatience : I Belong To You, ses sons populaires et rock à la fois, mais surtout ce passage de Samson et Dalila de Camille Saint-SaënsBellamy chante en français. Les sceptiques ne le sont plus, le public apprécie très largement. Resistance, Undisclosed Desires (impossible de la louper, elle passe sur toutes les ondes), Starlight (l’ex-tube qui révèlera Muse au niveau commercial) ou encore Unnatural Selection termine la première grand partie. Avant, le public avait pu se défouler sur Plug in Baby qui garde comme d’habitude son grand succès.

Le rappel est assez rapide : l’Interlude d’Absolution nous amène directement vers Hysteria qui elle aussi garde sa place. Enfin Muse lance ses derniers décibels avec Knights of Cydonia, toujours aussi bien introduit par l’homme à l’harmonica.

En bref, si la setlist met en avant les absences de nombreuses chansons (Stockholm Syndrome, Time Is Running Out, New Born), Muse aura surpris son public par un spectacle un peu inattendu, loin de ce qu’on avait vu précédemment. En somme, le Casino de Paris était l’ouverture parfaite pour la tournée, et un échauffement qui laisse à penser que les rendez-vous au Stade de France (11 et 12 juin) puis aux Vieilles Charrues (15 juillet) vont être encore de chaudes retrouvailles entre Muse et ce public français qu’ils aiment tant.

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Christopher (ou Cine-emotions dans le sévère monde de la critique), encore étudiant en Histoire Culturelle et Sociale, prépare actuellement son mémoire sur le rock britannique. D'ailleurs il est un amateur de musique rock, le genre qui envoie et qui en même touche au plus profond, de Muse à Marilyn Manson en passant par Radiohead et bien d'autres. Son dada : le rock britannique dans toute sa splendeur. Sinon, Chris est aussi (et surtout) un amoureux du cinéma (du drame au film d'horreur en passant par le film historique), qui tente d'exposer son avis à travers ses critiques qu'il espère pertinentes. Son rêve : devenir journaliste, et si possible dans les deux domaines qu'il vient de citer. Sinon, Chris est aussi un amoureux de la vie, et il aime quand la curiosité vient frapper à sa porte. Il se fait actuellement les dents (ou les doigts) sur Discordance et sur son blog.

3 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    L.
    le Mercredi 26 mai 2010
    L. a écrit :
  2. 2
    le Mercredi 26 mai 2010
    A. a écrit :

    En fait le même article que posté sur lepost.fr quoi !!!!

  3. 3
    Pascal
    le Mercredi 26 mai 2010
    Pascal a écrit :

    Cher A., sûrement que votre perspicacité vous aura fait remarquer qu’il s’agit là du même auteur qui a donc parfaitement le droit de reproduire son article sur lepost si le cœur lui en dit…

Réagissez à cet article