Ganglians – Monster Head Room

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Après avoir débusqué Ramona Falls et Musée Mécanique, le label berlinois Souterrain Transmissions offre une nouvelle petite pépite à nos oreilles : Monster Head Room.

Image de ganglians Originaires de Sacramento, les Ganglians ont ce petit je-ne-sais-quoi californien qui nous ramène sur les plages des Beach Boys, à point pour la nouvelle saison estivale. Leur nouvel album, Monster Head Room, reprend quelques morceaux de Ganglians, sorti l’année dernière, mais les versions ont évolué. Ganglians décrivant eux-mêmes leur musique comme de la « pure acid pop naïve« , la teneur en couleurs acidulées et formes mouvantes est garantie, colorants additionnels à l’appui. Ça s’annonce très psychédélique, et le look barbe longue n’est pas là pour nous enlever cette idée de la tête.

Pour écouter Ganglians, il ne faut pas être pressé, mais prendre le temps de se plonger dans les méandres de leur pop barrée. Pas de tube, mais des comptines assez irrésistibles : on dodeline de la tête sur Try To Understand, on gambade dans les prairies avec Candy Girl, façon trip sous acide rose bonbon. L’incursion en terres gangliennes requiert de s’accrocher en premier lieu à Something Should Be Said, le titre que les Fleet Foxes n’ont pas osé composer, et de se laisser guider par sa ligne de basse irrésistible, ses shalala et tambourins. On traverse ensuite des terres pop puis rock, avec Valient Brave comme caution rock tribal, pour arriver jusqu’à The Void. Ici, on pense à la nonchalance du Riders On The Storm des Doors, à la coolitude d’un coucher de soleil, au volant d’une cadillac roulant au bord du ravin. 100 years reprend les réjouissances rock, dans une montée en puissance plus conventionnelle.

Les quelques ballades de l’album sont en revanche moins réussies, et on s’ennuie franchement sur To June. Non, là où on prend du plaisir, c’est quand  le groupe gagne en vitesse et construit son morceau avec soin, à l’image du bonus track Blood On The Sand, l’un des meilleurs morceaux de l’album. Pas très loin de leurs cousins californiens Wavves, les Ganglians misent d’avantage sur la naïveté et l’innocence de leurs mélodies.

Votre mère vous a interdit d’accepter des bonbons de la part d’inconnus ? Dites lui que c’est du médicament contre la morosité.

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En savoir +

Ganglians, Monster Head Room (Souterrain Transmissions), sorti le 10 mai 2010.

En concert à Rouen le 26 mai, Bordeaux le 27 mai, Lyon le 30 mai, le 5 juin au festival Villette Sonique et le 15 août au festival La Route du Rock.

Myspace : http://www.myspace.com/ganglian

A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

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