Mogwai – From instrument alone

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Maximum vibrationnel avec Mogwai à la Laiterie à Strasbourg, l'un des groupes du trio incontournable de l’instrumental avec Explosions in the sky et Godspeed you black emperor.

mogwaiphotoPublic éclectique, de tout âge, Français, Allemands, Anglais, pour venir vibrer au son des cinq Écossais de Mogwai . Tout de façon, no words needed comme tient à le clarifier la chronique sur leur Myspace: pas de paroles, tout sort des instruments chez Mogwai . Guitares, batterie, machine lancée à fond d’où sort d’étranges sons, cris, chuchotements, fredonnements.

Sur scène pas de mouvements brusques, les cinq musiciens ont la maîtrise puissante et tranquille de leurs sons. L’ambiance principale n’évoque pas forcément des trucs funs, mais après tout c’est de la musique de tous les possibles, chacun peut y plaquer ses images, son rythme, sa propre construction mentale. Une silhouette courant à en perdre haleine dans les blés en herbe, se laissant tomber, regardant venir l’orage et la destruction les yeux grands ouverts, puis le vide bruyant, et l’apaisement final, qui n’est jamais total chez Mogwai .

Toujours une course, de plus en plus rapide, de plus en plus hargneuse. À décomposer, à essayer d’expliquer ce groupe ovni, on pourrait y décrire des ritournelles mélodiques lancinantes, avec des cris d’outre-tombe, des guitares électriques à pleine puissance, et une multitude d’effets qui t’injectent les vibrations directement dans tout le corps. De longs morceaux, qui explosent d’un coup comme un détonateur, ou prennent de l’ampleur au fur et à mesure, comme un compte à rebours. Par là une chanson qui commence à la RHCP, ici de bonnes totalités rock, ils multiplient les influences, les styles et techniques, pour un show qui parle à tout le monde.

Leur musique évoque parfois les grands moments de dénouements au cinéma, où le héros en a fini avec la réflexion pour laisser place à l’évasion. Moment de grâce pour le premier rappel, avec un morceau magique avec une configuration guitares-batterie uniquement. Ils quittent la scène en mettant en route leur machine infernale, pour un fracas sans nom et sans limites ; seuls les plus costauds des oreilles restent jusqu’à la fin sans frétiller sous l’effet des vibrations ultimes.

Sons ultra-travaillés pour une musique ouverte, qui laisse toujours le choix.

Crédits Photo: [Natacha W.-> http://www.myspace.com/tamarispicturesprivate]

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A propos de l'auteur

Image de : Journaliste free-lance presse écrite / web - Sur Discordance dans les rubriques Musique/Médias/Société - Tente de s'intégrer mais c'est pas évident. @LaureSiegel

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