Moby à la Cigale

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Juste avant de le retrouver le 5 juillet à Arras au Main Square festival, et aux vieilles charrues le 19, Moby nous offre la chance de le retrouver à la Cigale pour son Wait For Me Tour.

3680488892_27b46acc02_copieEn entrant dans la Cigale, quelques nouveautés : sur la droite de la salle, les portes sont ouvertes et donnent sur une salle agrémentée d’un bar. Et devant la scène, des crash barrières toutes neuves, laissant 1,50m de place aux photographes, mais également aux vigiles, dont la mission ce soir était surtout de ravitailler les premiers rangs en eau. Des dizaines de bouteilles prêtes à servir.

Sur le billet, le show commence à 20h. La première partie nommée Kelly arrive 20mn avant. Une première chanson a capella, à plusieurs voix avec la pédale sampler, démontre au public toute sa capacité vocale. Pour toutes ses autres chansons, un bassiste viendra parfois l’accompagner, mais ce sera surtout son PC qui fera tout le travail… quand elle saura s’en servir ! Les démarrages sont laborieux, elle se trompe de morceaux. Vocalement, c’est magnifique, mais à 44 euros le billet, écouter une chanteuse accompagnée par un ordinateur, c’est un peu, oui, très dommage.

20 minutes d’entracte pour que l’air se réchauffe encore, et constater que le concert est filmé. Deux poursuites énormes comparées à la taille de la salle remplacent plusieurs fauteuils au balcon. Détail flagrant : la salle est presque exclusivement constituée de trentenaires, facilement reconnaissable à ses  » J’ai 30 ans, j’suis pas mariée, j’ai pas de gosses. « . Normal, tous avaient 20 ans quand l’album Play est sorti.

Les lumières s’éteignent et Moby arrive au centre, lance un « Bonsoir » scotché à sa guitare, et ne décrochera pas un sourire de la soirée. Il est accompagné d’une grande blonde bassiste à droite, et d’une grande black à gauche : Joy, offrant un décolleté aussi généreux que sa voix. Une fille aux claviers, un batteur, 2 violons et un violoncelle.

3679646123_3cb2cb604f_copieMalheureusement, la première heure reste fade. Le son était d’une qualité inexplicable pour ce prix, inhabituel pour la Cigale. Presque toutes les chansons sont accompagnées à la batterie, ce qui parfois était davantage une pollution qu’autre chose. Moby se contentant de jouer ses morceaux à la guitare et de les entrecouper de  » Merci beaucoup. Ça va ? Je ne parle pas très bien le français. My next song is. « . Une fois oui, mais à la dixième. Heureusement, Joy semble plus à l’aise et nous offre des performances vocales incroyables, notamment sur Why Does My Heart Feel So Bad et In This World, sur lequel je doute que les violons servent à quelque chose face au clavier. Mais elle sait aussi être drôle en draguant les ventilateurs, improvisant un peu aussi, parfois. La chanteuse de la première partie viendra également l’accompagner, toujours avec sa superbe voix, et une robe qu’elle aura du mal à retenir grâce aux mêmes ventilateurs.

Les chansons sont méconnaissables sur les premières notes avec la mauvaise qualité du son, mais quelques accords plus loin, la foule réagit bien aux tubes comme Go, premier morceau à faire décoller l’ambiance. Suivi de près par Sleeping Away (version anglaise, sans Mylène Farmer ). Porcelain, Natural Blues et We are all made of stars sont très bien accueillis aussi. Mais l’ensemble reste très frustrant. Peu de jeu de scène, Moby lâchera sa guitare uniquement sur 2 morceaux pour jouer du piano.

C’est au bout d’un peu plus d’une heure de concert que la Cigale se transforme d’un seul coup en night-club sur l’excellent beat de Raining Again et que l’ambiance décolle sous les pogos. Sans savoir pourquoi, à ce moment-là le son devient énorme. Dommage, c’était la dernière avant le rappel. Mais quel rappel !

À peine parti 3 minutes, il revient bien plus énervé à grand coup de « ARE YOU FUCKING READY TO ROCK ? » avant de nous balancer un Honey hystérique d’un quart d’heure, solos guitares à l’appui. Pogos, sueurs, cris, bouteilles d’eau et  » sometimes « . La soirée va ensuite se terminer par un Lift me up dans la même veine finissant d’achever la fosse sautante, alors que pourtant elle ne faisait que commencer. !

Un concert un peu décevant pour ce prix, mais une fin géniale !

Crédits photo : Rod du Hiboo

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Site officiel : http://www.moby.com/

A propos de l'auteur

Image de : Mathias est né de l'union du soleil et de la lune en -851 av JC. Après avoir enseigné l'art dramatique à Eschyle, l'amour à Cléopâtre, les maths à Pythagore, la culture des lauriers à César, la pâtisserie à Jésus, la sexualité à Jeanne d'Arc (mais ça ne lui a pas plu), la philosophie à JCVD et la coiffure à Lucchini, il tombe amoureux de Britney et tombe dans l'enfer de la spirale. Depuis, et tous les soirs, il enfile son plus beau reflex et part shooter à tout va, dans le désespoir et l'abandon de soi, oubliant sa honte, ses scrupules jusqu'à sa vie, arpentant les salles obscures aux hasards des rencontres; en se disant qu'un jour, il la retrouvera bien par hasard sur une scène sous les spotlights. Ainsi naquit une passion.

2 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 6 juillet 2009
    Julia a écrit :

    Moby…mon premier concert en salle avec Royksopp en première partie, il y a déjà 7 ans :)
    A l’époque ça déménageait pas mal !

  2. 2
    le Vendredi 10 juillet 2009
    M/o/C a écrit :

    Ben merdalors! encore raté!!
    C’était quand?

    L’ai vu à Torhout Wechter, en Belgique, il y a quelques semaines.

    C’était géant.
    Limite meilleur que Depeche Mode, devant qui il pâssait.

    :) sacré crâne d’oeuf extraterrestre. On l’aime bien lui! (et très bonne choriste, oui)

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