Mina May

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Mina May : un nom de groupe très féminin (rappelons que cette chère demoiselle est une star du X) pour un rock indé n'hésitant pas à tirailler vers l'électro.

minaFormés en 2000, les Toulonnais nous livrent un album éponyme et une tournée nationale qui devrait faire parler d’eux. Un petit tour sur leur myspace nous laisse découvrir une liste longue comme le bras d’influences… et cela se ressent. Des Pixies à David Bowie en passant par Radiohead, le son des Mina May semble attaché à un wagon de montagnes russes.

Dès le premier morceau, le groupe nous embarque dans une ambiance mystérieuse où la voix lointaine se mêle aux fredonnements des percussions pour finir sur un solo de guitare comme on les aime. Les sursauts de guitare sont d’ailleurs assez inattendus comme dans Peering At The Sky où le doux rêve dans lequel nous balançait la voix de Flashing Teeth est soudainement interrompu par une guitare hurlante et beaucoup trop saturée. Trois secondes de vibration tonitruante qui se calme par un retour à la guitare sèche, accompagnant l’écho cristallin de la voix.

L’album donne en effet l’impression parfois d’avoir été enregistré dans une grotte, tant les sons sont modifiés et répétés. On comprend alors mieux que, sur les cinq membres du groupe, quatre maîtrisent le clavier, celui-ci tenant un rôle au moins aussi important que la guitare. Des sons de cloches limite ecclésiastiques d’ Entry: Remembrance aux indéfinissables instruments à vents que déploie I’ve Been Dying Over You l’ambiance Mina May est là, jouant les alchimistes avec les sonorités les plus simples.

Le groupe lorgne également vers de la pop déjantée dans At The Pixie Motel et arrive à surprendre par une voix grésillante semblant sortie d’une vieille radio mal réglée et par des guitares qui se tordent de douleur. Sur Shipwreck c’est le chanteur qui laisse de côté son timbre grave à la David Bowie et les effets d’échos répétitifs des autres morceaux pour se lancer dans une longue plainte rageuse de 97 secondes. Question de goût évidemment, le fil tendu sur lequel oscille sa voix a de quoi toucher, mais entre les guitares ultra-saturées, les bruits de cloches et la pléthore d’autres sons répétés, amplifiés, et modifiés, ça fini par faire beaucoup !

Un groupe prometteur, donc, mais qui a encore une identité à trouver au milieu de la jungle si vaste du rock et de tout ce que ce genre comprend.

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Myspace: http://www.myspace.com/minamaymusic

Pour info sur leur tournée, toutes les dates sur leur http://www.myspace.com/minamaymusic‘>Myspace. Attention, ça commence le 5 avril à Castelfranc (46).

A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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