Metz au Point Ephémère – Trois p’tits punks au pays des caribous

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Nouveau phénomène de la scène punk internationale, Metz était de passage sur Paris pour présenter son album éponyme paru en septembre dernier. Malgré les sept semaines de tournée qu'ils trainaient derrière eux, les trois canadiens se sont donnés à fond, offrant au public du Point Ephémère un concert à l'énergie intense, à la fois brut et généreux. Punk is not dead !

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Quand on vous parle de Metz, en toute légitimité, vous pensez tout de suite à la ville du Nord-Est de la France, capitale de la Lorraine. Mais, depuis le mois de septembre 2012 et la sortie de leur album éponyme, Metz évoque désormais la relève du punk venue du pays des caribous. En l’espace d’un disque, le trio canadien a mis tout le monde d’accord. Metz,c’est du rock à l’état brut, avec des guitares malmenées et des riffs cinglants, desquels se dégage pourtant un côté pop et mélodique imparable. Alex Edkins à la guitare et au chant, Hayden Menzies à la basse et Chris Slorach à la batterie : la formule est simple mais redoutablement efficace.

On vous passe les hors d’oeuvre de la soirée, Plaisir et Moller Plessetqui n’ayant pas vraiment retenu notre attention, et on passe tout de suite aux choses sérieuses. Jeans slims taille basse (déchiré aux genoux pour le chanteur), T-shirt et baskets bien en place, sous leurs faux airs de jeunes geeks grunge introvertis, Metz cachent bien leur jeu ! Car une fois les premières notes de guitares balancées, on comprend vite que les trois garçons ne sont pas là pour rigoler ! Et c’est tant mieux !

Fidèles à leur réputation, les garçons enchaînent les morceaux sans fioritures. Ça va vite, très vite ! Pas le temps de s’ennuyer avec les Canadiens! L’énergie du disque est décuplée en live, notamment grâce à Alex Edkins et sa voix éraillée qui tirent vers le post-harcore et aussi aux guitares triturées avec une aisance déconcertante. Animal, électrique, Metz étonne par sa prestance, fiévreuse et sauvage. On retiendra la furie de Get Off, les riffs à rallonge surpuissants de Sad Pricks, la brutalité de Wet Blanket mais surtout Rats, le tube incontournable du groupe qui plongera le public dans une frénésie générale. Car c’est aussi ça Metz : des sourires qui se dessinent sur la plupart des lèvres, des pogos et des slams orchestrés par les plus courageux, de la bière qui coule à flots et une bouteille de whisky qu’on fait tourner parmi la foule !

Trente minutes de show et puis s’en vont. Metz ou l’uppercut musical qu’on reçoit en pleine face sans broncher !

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A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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