Metal urbain – Crève Salope

par Pauline|
J'avoue avoir toujours été attirée par le punk crado et déviant. Aussi, la possibilité d'un nouvel opus de Metal Urbain m'a tout de suite mise en joie. Ni une ni deux, je me procure la galette et l'écoute d'une traite. Déception quasi immédiate. Aucun nouveau titre pour ce Crève Salope .

inconnuD’anciens morceaux allant de Hystérie Connective à Panik . Le son est plus propre, la voix plus en avant. Je doute de la perspicacité de ce choix. Qu’est-il arrivé à Lady Coca Cola, devenu Lady Coke, ce bijou d’électro punk salasse ? L’ambiance est sapée par le travail de mastering. Nostalgie quand tu nous tiens !

Je me suis toujours interrogée sur la nécessité d’un Best Of (car c’est bien de ça dont il s’agit). À vrai dire, je n’ai jamais trouvé de réponse satisfaisante. Et le Crève Salope de Metal Urbain n’y change rien : je n’en vois pas l’intérêt. Cet opus de 8 titres ne vaut pas les titres originaux.

Vous l’avez compris : l’intérêt de Crève Salope ne réside en rien dans la revisite de titres anciens. Reste la présence des vidéos réalisées par Ovidie qui rend aux morceaux la couche de crasse qui leur sied si bien.

Cela étant dit, je n’ai aucune envie de desservir un groupe icône tel que Metal Urbain . Leur son innovant, influencé aussi bien par les Stooges que par Suicide, a été un souffle salvateur pour le monde punk des années 80 : des textes acerbes et prosaïques mêlés aux guitares saturées du punk et aux ambiances glaciales de l’électro. Metal Urbain est un groupe de référence dans le monde entier (chose rare pour un groupe français).

Un conseil à vous donner : oubliez ce Crève Salope et jetez vous sur Les hommes morts sont dangereux (réédité en 2003), album dont sont extraits les titres repris. En attendant un futur opus totalement inédit.

Partager !

1 commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Jeudi 4 décembre 2008
    Six Pi Vicious a écrit :

    Cà c’est sûr, il vaut mieux acheter « Metal Urbain Chef d’Oeuvre » (Seventeen Records 2003) ou « Metal Urbain Anthology 77-79″ (Seventeen Records 2008) (seventeenrecords.com). Là, on en a pour son argent : remasterisés à la perfection et des inédits. Le pauvre Éric Débris porte bien son nom et il salit la légende, un point c’est tout : l’album « Créve Salope » porte aussi bien son nom… autant que le précédent album « j’Irai Chier Dans Ton Vomi »… Surtout qu’il arrête…

Réagissez à cet article