Marsatac, l’alternative – Nuit 7 | Dock des Suds | Marseille (28.09.2013)

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On ne change pas les habitudes, le samedi marseillais est bien entendu le soir le plus couru, au point que ça en devient parfois presque l'enfer pour circuler. Cependant, heureusement pour nous, le gros de ce qui nous a intéressé ce soir était à l'intérieur du Dock.

Comme toujours, nous nous faisons avoir pour les groupes ouvrant chaque journée de festival, notamment en cherchant désespérément une place de stationnement (le festival n’a pas de parking pour les festivaliers,) et ce sont les incroyables punk de JC Satan que nous ratons cette fois. Nous les avions vu déjà 2 fois auparavant et entendre leurs putains de riffs de loin nous a un peu fendu le cœur. Nous vous renvoyons sur notre précédent report les concernant.

Nous nous consolons en arrivant juste à temps pour les aixoises d’Andromakers que nous suivons depuis un long moment. Elles continuent à évoluer, et cette fois ci c’était assez radical. Un son electropop bien plus riche et varié allant du son typé 80′s (avec basse à l’octave) à la techno big beat sous oublier les morceaux introspectifs, tout en gardant toujours leur côté bricolo. On notera aussi des projections vraiment réussies dévoilées pour la première fois.  On va vous avouer que nous avons été bousculés par tous ces changements mais nous n’hésiterons pas à les revoir prochainement avec plus de recul.

Gramme

Changement d’ambiance avec la machine à danser Gramme que nous avions découvert la semaine dernière en Ardèche. Et autant dire que leur disco funk débridée était toujours aussi efficace, même en ce début de soirée. La basse est juste « magic ». Toujours impossible de ne pas danser avec eux.

Encore un changement total d’ambiance avec Stubborn Heart, un duo ordinateur/voix très minimaliste où l’on se fait emporter par la magnifique voix soul de Luca Santucci plongé dans une quasi obscurité. Calme mais chargé en émotion et frissons, le groupe fera vraiment l’effet d’OVNI dans cette soirée plutôt festive mais il gagnera tout de même de nombreux curieux à sa cause.

stubborn heart

Direction donc vers la fournaise de la Salle des Sucres pour assister à Bonobo, parce qui dit salle pleine dans cette salle très mal aérée dit sauna. Nous prenons juste le temps de prendre des photos avant de sortir en fuyant tellement la chaleur était suffocante. Ce qui est dommage, autant le début était particulière calme et disons-le presque chiant, autant au moment de partir, le Bonobo, plein de beats, de nappes aériennes et d’influences jazz que l’on aimait commençait à se faire entendre. Autant dire que nous n’avons pu l’apprécier à sa juste valeur.

Superpoze

Cependant nous ne regretterons pas bien longtemps Bonobo avec Superpoze dans la salle d’à côté que nous allons ainsi voir plus tôt que prévu. Le jeune français nous a vraiment impressionné avec son hip hop instrumental millimétré et joué à la perfection en jonglant entre MPC, PC et clavier. On restera ainsi quasiment tout le set, impressionné par la performance et la qualité du show.

Déception cependant avec Squarepusher qui a beau être impressionnant visuellement, musicalement il nous laissera un goût de fourre tout sans véritable identité en plus d’être très répétitif.
Tour à tour techno, drum&bass, electro, nous ne ressentirons aucune étincelle, aucune saveur. On aurait aimé le voir en live avec sa basse comme lors de son précédent passage dans la cité phocéenne.
On se rabat donc sur Breton et encore une surprise inattendue, ce groupe était entrain de mettre le feu au public en alternant avec talent entre pop rock tropicale et enjouée, post punk mélancolique et disco pop bien prenante.
On a pas mal pensé à The Foals et Midnight Juggernauts en les écoutant en tout cas, c’était royal.

Squarepusher

Ensuite, retour de l’electro toujours aussi fascinante venue d’un autre monde de Zombie Zombie, à grand renfort de krautrock.Avec 2 batteries et des claviers maitrisés par Étienne Jaumet, le groupe nous amène dans un univers digne de film d’horreur, science fiction tout en restant ultra dansant et cérébral à la fois. Nous avons mieux apprécié le set cette fois-ci que lors de leur passage en Ardèche, hypnotisé.
Par ailleurs, si vous aimez les ambiances bizarres qui vous donnent l’impression de danser dans une autre galaxie, Gatekeeper (surtout l’album « Giza« ) est supra recommandable.

Virée en club avec Lindstrom et son electro disco du meilleur effet qui satisfera tout le monde, des amateurs aux déçus de Kavinsky jouant sous le chapiteau au même moment.

Dernière danse avec le DJ set de Discodéine qui mise aussi sur une ambiance spéciale pour nous amener ailleurs, la fatigue s’étant dissipée l’espace d’un moment.

Un dernier soir qui affiche donc complet et qui avait de quoi plaire à beaucoup de monde, tant qu’il était amateur de musique électroniques (ou de punk avec JC Satan uniquement). On regrette un peu que la veille n’ait pas permis de faire carton plein pour Marseille car la soirée était aussi très agréable et riche en découverte et de bonnes vibrations.
Pour sa 15ème édition, Marsatac profite ainsi de plus de 30 000 spectateurs sur 11 jours successifs dont six soirées «sold out».
Tout ce que l’on espère c’est que le festival continue ainsi de promouvoir la musique à Marseille et Nîmes et qu’il fasse toujours mieux pour les 15 années à venir!

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A propos de l'auteur

Image de : Passionné de musiques électroniques et synthétiques, il est toujours en quête perpétuelle de sons et de vagues de boucles synthétiques qui l'accompagnera de longues heures. Grand rêveur originaire des Bouches du Rhône (13) voguant à présent dans les îles de France, il cherche à partager ses coups de coeur par tous les moyens possibles.

1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 9 octobre 2013
    Louis a écrit :

    J’ai l’impression de lire un article destiné aux enfants de moins de 12ans. Rarement lu un report aussi nul.

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