Mars Volta – The Bedlam In Goliath

par Domino|
Trop riche, trop barré, trop violent, trop tout… Difficile de savoir par où commencer lorsqu’il s’agit d’une chronique d’un album de Mars Volta.

marsThe Mars Volta c’est un peu le groupe dont tout le monde a rêvé, mais que personne n’a jamais osé vraiment réclamer. Pour les retardataires, il s’agit ici de la formation initiée par Cédric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez, respectivement ex-chanteur et ex-guitariste de feu At The Drive In .

Depuis 2001, les deux compères se sont adjoint au fil des années les services d’une longue liste de talents qu’il serait trop long de citer dans son intégralité. Mais pour ce Bedlam in Goliath, le groupe est composé de ses deux membres fondateurs mais également de Juan Alderete à la basse, d’ Isaiah « Ikey » Owens aux claviers, d’ Adrian Terrazas-González à la flûte, saxophone ténor, clarinette basse, et autres percussions supplémentaires, de Thomas Pridgen l’incroyable (et jeune) batteur, de Marcel Rodríguez-López aux percussions et aux claviers et enfin de Paul Hinojos à la guitare et aux bidouillages sonores.

Fin de la partie informative

The Bedlam In Goliath sorti en début d’année, est donc leur huitième CD (live compris). Il est sensé également ouvrir une nouvelle ère pour le groupe.

Basé sur une histoire  » vraie  » arrivée au groupe durant une tournée avec les Red Hot Chili Peppers, c’est après un voyage à Jérusalem, qu’ Omar aurait ramené avec lui une planche de Ouija qu’il aurait offerte en cadeau à Cédric . Les membres du groupe, comme de grands enfants, y auraient souvent joué après leurs concerts et lui auraient donné le nom de Soothsayer . Si l’on croit les dires du groupe (probablement sous acide), ils seraient entrés en contact avec l’esprit de Goliath qui leur aurait dicté diverses expressions qu’ils auraient glissées dans l’album…

Ce ne sera que plus tard, après quelques déboires qui leur auront fait repousser la sortie de l’album, que le groupe s’est mis en tête que cela avait été causé par le Soothsayer et pour y remédier Omar aurait fini par enterrer la planche à un endroit où personne ne viendrait la chercher. Bedlam in Goliath serait donc, selon les dires du groupe, un album maudit qui devrait dissiper la malédiction qui pèse sur eux en la rejetant sur le reste du monde.

Mais qu’en est-il musicalement ?

mars2Malgré une poussée vocale initiale, le premier titre ( Aberinkula ) n’est pas le plus fou du groupe. La voix de Cédric, surprenante, se révèle d’une richesse infinie, rappelant parfois celle d’un Rober Plant pour sa capacité à rentrer dans des aigus. Mais contrairement à lui, le chant est ici trituré et retravaillé en permanence pour accentuer ce côté irréaliste si caractéristique chez Mars Volta .

Ce qui marque surtout à l’écoute de l’album c’est cette capacité à surprendre en permanence, tout en garant une cohérence assez exceptionnelle pour un groupe touchant à autant de styles. Emmené par l’incroyable jeu de guitare d’ Omar (véritable Jimmy Page des temps modernes), le groupe bascule sans prévenir d’une ambiance à une autre, laissant l’auditeur sous le choc, assommé par les chansons qui défilent et s’entremêlent entre elles. Ce sera d’ailleurs ce qui ressort à l’écoute de ce Bedlam in Goliath : cette impression d’une énorme et unique chanson qui défile sous nos oreilles.

Aberinkula qui sera un choc pour tous ceux qui découvrent le groupe pour la première fois.

Ilyena et son côté dansant jouissif, inattendu et fun à souhait.

Goliath l’un des morceaux les plus zeppeliniens du disque.

L’étonnant et plus posé Tourniquet Man tout simplement trop court.

Ourobouros et sa première partie rythmique époustouflante.

Et le très ambiant et oriental Soothsayer qui renferme un solo incroyable d’ Omar .

Et puis non. Il serait trop réducteur de décomposer cet album piste par piste. Il est à savourer dans son intégralité. The Bedlam In Goliath est un petit bijou, qui, même s’il n’est pas forcément aussi bon qu’un album comme Frances The Mute, se situe à un niveau très haut.

Malédiction quand tu nous tiens….

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1 commentaire

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  1. 1
    le Samedi 21 juin 2008
    Spoon a écrit :

    Album , très riche , mais pas très accessible , c’est la première fois que j’écoutais ce groupe , la surprise passé , sa reste un album difficile à apprivoiser , mais c’est jouissif , cette voix !!!

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