Malavita – Tonino Benacquista

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Envie d'un roman hilarant, savoureux, où les situations s'enchaînent de façon aussi diabolique et ravageuse que dans un film burlesque ? Lisez "MALAVITA" de Tonino BENACQUISTA sans plus attendre...

malavita  » Malavita .
Un des nombreux noms que les Siciliens ont donné à la Mafia. La malavita, la mauvaise vie. J’ai toujours trouvé que c’était bien plus mélodieux que « mafia », ou la « cosa nostra ». La malavita ».

Pour situer l’histoire, il s’agit d’une famille d’Américains qui débarque un beau jour en France et décide de s’installer dans la campagne normande. Ils sont quatre plus une chienne. Le père, Fred, se dit passionné d’histoire et rédige un livre sur le Débarquement ; la mère, Maggie, avide de reconnaissance, se dévoue dans une association comme bénévole ; Belle, leur fille, superbe lolita, porte à merveille son prénom mais n’a pas pour autant sa langue dans sa poche ; et enfin leur fils cadet, Warren, débrouillard comme pas deux, se rend vite indispensable auprès de ses camarades de classe.

Quoi de plus légitime que leur volonté de s’intégrer le plus rapidement et discrètement possible au sein de la population locale ? Mais leur envie se révèle très vite mission impossible. Tout d’abord parce que le choc culturel trop grand leur fait faire des gaffes et provoquer des incidents mémorables, et puis surtout la multiplication d’évènements bizarres comme par exemple l’installation d’une équipe du FBI en face de chez eux, attire l’attention.

C’est alors que nous comprenons que Fred Blake n’est pas le commun des mortels : repenti de la Mafia qui a parlé, il se nomme en réalité Giovanni Manzoni et est un vrai dur de dur qui fait à présent l’objet d’un programme de protection des témoins par le FBI. Dès lors, tout va s’enchaîner de travers, pour notre plus grand plaisir, et nous allons aller de surprise en surprise….

Né en France en 1961, Tonino Benacquista, petit dernier d’une famille d’immigrés italiens a eu, comme il dit, « la chance d’aller jusqu’au bac ». Mais ensuite, il lâche rapidement ses études de cinéma pour divers jobs qui serviront de toile de fond à ses romans : serveur de pizzas, accompagnateur de nuit aux wagons-lits, accrocheur d’oeuvres dans une galerie d’art contemporain, parasite mondain.

Il publie son premier roman au Fleuve Noir en 1985. Il écrit aussi des nouvelles, des scénarios pour le cinéma et la B.D. Il vit et travaille à Paris.

Ce conteur qui écrit des romans populaires et travaille la fiction comme un artisan -c’est lui-même qui l’explique- n’oublie jamais de faire plaisir au lecteur. Pour preuve,  » Malavita « , à la fois roman policier et comédie humaine, dans lequel il nous pousse à réfléchir sur les notions d’impunité, d’immoralité et de culpabilité.

Avec son sens du rythme et son imagination débordante, il fait mouche à chaque moment. Son style est vif et sobre en même temps, ses narrations impeccablement construites…

Pétillant, bourré d’humour, de rebondissements et de porte-flingues,  » Malavita  » est un livre jubilatoire !

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